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\ Course océanique \ The Transat \
Le regard de Kito de Pavant sur The Artemis Transat |
| © Gilles Martin-Raget |
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Fini le double, place au solitaire ... | 







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| Dans 48 heures retentira le coup de canon libérateur pour les treize monocoques 60 pieds en lice dans la célèbre Transat Anglaise, rebaptisée The Artemis Transat pour son édition 2008. Pour les marins sonnera alors la fin d’une semaine de préparatifs et le rendez-vous avec une course de légende. Amarré depuis près d’une semaine dans le port de Plymouth, Groupe Bel prendra le large dimanche, à l’instar de ses voisins de ponton. |
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Privé de participation suite à sa fracture du péroné il y a quelques semaines, le méditerranéen a cependant tout de suite affirmé sa volonté d’être présent au départ de la seule épreuve au programme de cette année 2008 avant le Vendée Globe. Plusieurs raisons à cela, la principale étant la possibilité pour lui de se placer en observateur privilégié de la concurrence. Il n’est certes pas facile pour le compétiteur qu’est Kito de se voir dans l’incapacité de prendre le départ dimanche mais malgré la frustration, il ne perd rien du niveau de préparation, de l’état d’esprit ou des évolutions au sein de la flotte. De quoi faire de lui l’observateur le plus avisé dans le port anglais alors que la flotte est dans les starting-blocks…
Ton état d’esprit à quelques jours du départ de cette Transat dont tu es privé ?
« Cette blessure perturbe le programme que nous avions fixé, ce qui n’est pas évident, mais ça ne nous empêche pas de naviguer à bord de Groupe Bel et de valider les modifications en faisant des milles. Forcément, par rapport aux autres skippers présents ici à Plymouth, je suis moins stressé et comme c’est assez rare dans des projets comme les nôtres, c’est plutôt positif ! Etre présent ici me permet d’observer les forces en présence et de constater que beaucoup de bateaux sont prêts. Il manque quand même de gros concurrents que j’aurai bien aimé voir. Finalement, il faudra attendre le Vendée Globe pour retrouver tous les bateaux de notre génération sur une même ligne de départ.
Malgré l’absence de certains sérieux candidats, que penses-tu du plateau ?
« Il va être intéressant de voir comment vont se comporter ceux qui seront nos concurrents dans quelques mois, même si il manque les trois bateaux anglais* ce qui est particulièrement dommage. Il va y avoir une belle bagarre à suivre entre les Finot, les Farr et le VPLP-Verdier qui reste**. La course devrait commencer avec du petit temps, ce qui peut être difficile pour les Finot. Les Farr vont être à la bagarre avec Safran. Très naturellement, si je dois donner un favori, ce sera Marc Guillemot. Même s’il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’une course en solitaire qui implique une gestion météo, physique et matérielle sans faille, le garçon a l’expérience et je suis bien placé pour savoir que son bateau est très performant. Je lui fais entièrement confiance !
Quelles sont les principales difficultés du parcours ?
« Les principales difficultés sur cette Transatlantique entre Plymouth et Boston, sont les dépressions qui passent sur la route. A priori, ils devraient avoir une première semaine plus calme que d’habitude mais il y a un paramètre qui ne changera pas et qui fait partie de l’histoire de cette course, c’est le froid ! Les latitudes fréquentées sont assez élevées et dès que le vent est au nord, la température chute. Il leur faudra également être extrêmement vigilants quant à la vitesse avec laquelle les systèmes météo évolueront. Cela peut-être très rapide. Les bateaux vont d’Est en Ouest, tout comme ces systèmes. Il leur faudra donc être très réactifs. Enfin, il ne faut pas oublier la navigation dans les brumes des bancs de Terre Neuve qui n’est jamais une partie de plaisir même si les systèmes de sécurité dont nous disposons à bord de nos bateaux pour détecter les dangers sont de plus en plus performants. Ils ne règlent cependant pas tout.
Comment abordes-tu ce départ que tu ne prendras pas ?
« Pour être totalement honnête, je pensais que ce serait plus facile à vivre que ça ! Mais je reconnais volontiers que c’est toutefois très intéressant de voir les réactions des concurrents, leur niveau de stress et de préparation à quelques jours du départ. C’est aussi instructif pour moi. Dimanche, nous serons sur l’eau avec les collaborateurs du Groupe Bel UK***, mais je sais qu’il sera difficile de rentrer au port en voyant les petits camarades prendre le large. Je vais vivre cette Transat derrière mon ordinateur et j’aurai plaisir à regarder tout ça avec un peu de recul… C’est exactement ce que je vis par rapport à la Transat Ag2r.
Justement, que t’inspire cette fin de course entre Concarneau et Saint-Barthélémy et qui vois-tu pour te succéder au palmarès ?
« Ce qui se passe est vraiment intéressant et la bagarre est belle. Je côtoie Jean-Paul Mouren et Laurent Pellecuer depuis de nombreuses années et forcément, les voir jouer les premiers rôles me plait bien. Ils sont mes favoris et je les vois bien terminer devant Concarneau-Saint Barth et Cercle Vert… A suivre ! »
* Jonny Malbon (Artemis), Brian Thomson (Pindar) et Mike Golding (Ecover) ont tous mis à l’eau des bateaux de dernière génération et sont tous non partants sur cette épreuve.
** Les cabinets Finot, Farr et VPLP-Verdier ont eu les faveurs des skippers de la Classe Imoca pour la construction des bateaux les plus compétitifs. Les plans Farr sont les plus représentés sur The Artemis Transat. Groupe Bel est, comme le monocoque Safran, fruit de la collaboration de l’architecte Guillaume Verdier avec le cabinet VPLP.
*** Filiale commerciale du Groupe Bel au Royaume-Uni.
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Source : WindWard |
9-05-2008 > Communiqué de presse
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