Vendée Globe
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    8 novembre 2020 • • Vues: 0

  • Alexia Barrier : le Vendée Globe 2020 au féminin

    20 avril 2018 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Route du Rhum, Vendée Globe • Vues: 70

  • Le 4 décembre 2016, une rupture de la tête de mât de Spirit of Yukoh obligeait le navigateur japonais Kojiro Shiraishi à renoncer au Vendée Globe. Le 7 décembre, après 350 milles de navigation sous gréement de fortune, il s’arrêtait à Cape Town. Mais son histoire et sa personnalité hors norme ont fait de lui un des personnages les plus remarquables de la course. Il promet d’être de retour en 2020. Interview.

    En ce 4 décembre 2016, le Vendée Globe perdait son tout premier compétiteur asiatique. Pourtant, galvanisé par des milliers de messages de soutien, Kojiro Shiraishi formulait immédiatement la promesse de revenir achever son rêve. Un rêve qu’il nourrit depuis ses débuts en tant que navigateur.

    Au moment d’annoncer son abandon, le skipper de Spirit of Yukoh (plan Farr, ex Hugo Boss, 3e du VG 2012-2013) est en 12e position et bataille ferme au sein d’un groupe composé de Nandor Fa, Conrad Colman, Stéphane Le Diraison et Arnaud Boissières… On oublie trop souvent la grande expérience au large de Shiraishi. En 1996, à l’âge de 26 ans, il devient le plus jeune Japonais à accomplir un tour du monde. En 2003, il dispute Around Alone puis termine second de la Velux Five Ocean en 2006-2007. Sans oublier ses traversées en multicoques avec Bruno Peyron ou Lionel Lemonchois.

    Son désir d’accomplir le Vendée Globe relève presque d’une mission. Celle d ‘honorer la mémoire de son mentor Yukoh Tada, dont le bateau porte le nom. Shiraishi a été l’élève, le disciple de cet ancien chauffeur de taxi, à la fois peintre, musicien et aussi poète, devenu plus tard coureur au large, et qui se suicida pendant le Boc Challenge 1991.

    Au Japon, des milliers de fans ont été happés par l’aventure de Shiraishi. Une fois son bateau ramené « à la maison » et le mât remplacé, Kojiro a déployé toute son énergie pour faire connaître son programme au public, naviguer autour du Japon, rencontrer ses fans, ses partenaires et œuvrer pour convaincre de nouveaux sponsors. Faute d’un budget suffisant, il ne pourra pas ramener son bateau en Europe cette année pour participer, comme il l’aurait souhaité, aux Globe Series.

    VG : Comment allez-vous ? Quelle est votre actualité ?

    Il se passe plein de choses en ce moment au Japon. Je suis constamment à la recherche de sponsors pour préparer 2020. Nous avons ramené le bateau ici après le démâtage et l’été dernier, nous avons mené une vaste campagne pour faire naviguer des centaines de personnes dans les eaux japonaises.

    VG : Comment cela s’est-il passé après votre abandon dans le dernier Vendée Globe ?

    Ma déception n’a duré qu’un temps : entre le démâtage et mon arrivée en Afrique du Sud. J’ai reçu des milliers de messages de gens à travers le monde et j’ai été porté par cela. La déception a été compensée par le fait que tant de gens me soutenaient. Cela m’a permis d’avancer. Mes partenaires ont été solidaires et m’ont rassuré sur le fait qu’ils souhaitaient poursuivre pour la campagne de 2020.

    VG : Qu’en est-il du bateau depuis votre retour au Japon?

    Mon équipe a fait un super boulot pour remettre le bateau à l’eau. L’objectif était de pouvoir être en ordre de marche pour mener des opérations de relations publiques et d’avoir un bateau en mode compétition pour son retour ultérieur en France. On a décidé de récupérer notre ancien mât qui était à Southampton et de le ramener au Japon par container. En ce moment, on pense à changer le gréement. Et si nous avons assez d’argent, j’aimerais mettre des foils, mais ce n’est pas une priorité.

    VG : Avez-vous continué à naviguer ?

    En dehors de nos navigations l’été dernier avec tous nos invités, j’ai participé à quelques régates ici… dont certaines que je n’ai pas pu finir car le parcours passait sous des ponts trop bas pour le bateau ! J’ai aussi fait pas mal de golf avec des partenaires potentiels et de nombreuses conférences devant un public japonais très enthousiaste.

    VG : Avec le recul, qu’avez-vous pensé de votre début de course ? Quels ont été vos points forts et vos points faibles ?

    La manière dont je navigue n’a pas vraiment changé depuis Around Alone. En général, les débuts sont toujours compliqués parce que je souffre vraiment du mal de mer. Mais une fois que je commence à me sentir en forme, les choses se mettent en place. Je commence à mieux ressentir les signes de la nature, le vent, les vagues, je retrouve mes sensations et mon intuition. Au moment de mon démâtage, j’étais bien placé… J’ai le sentiment que c’est un challenge envoyé par Dieu qui me disait en quelque sorte : « Continue, poursuis tes efforts, n’abandonne jamais ».

    VG : Quel a été l’impact de votre projet au Japon ?

    Le suivi a été considérable. Nous avons organisé des interviews en direct pour la chaîne de télé nationale (TV Asahi) une fois par semaine, vues par des millions de spectateurs. Il y a eu des programmes spéciaux Vendée Globe sur la NHK pour promouvoir la course. On m’a aussi décerné le prix de la sportivité 2016. J’ai été un peu surpris parce que 2016 a été une année énorme pour le sport chez nous. Au début, je ne voulais pas recevoir ce prix car j’estimais que je n’avais rien accompli. Et puis je me suis dit que, finalement, ce prix montrait aux gens que l’échec fait aussi partie de la vie et que cela peut arriver à tous. Mais je ne me considère pas comme une célébrité. La seule raison qui me pousse à faire ce que je fais, c’est d’insuffler des pensées positives à tous les Japonais qui me suivent.

    VG : Côté budget, où en êtes-vous ?

    Ma situation financière n’est pas optimale, mais je suis très optimiste ! Je voulais recommencer à faire des compétitions en Europe cette année, mais entre le planning, le nouveau mât… on risque de ne pas avoir le temps. Je suis sans cesse en train de rencontrer des dirigeants d’entreprise pour les embarquer dans ce projet merveilleux. La plupart de mes anciens sponsors ont décidé de me suivre pour le prochain Vendée Globe, mais ils ne comprennent pas forcément l’intérêt de financer le projet deux ans avant l’échéance. J’essaie donc de convaincre des partenaires supplémentaires. Nous verrons. Tout dépendra du budget que j’arriverai à obtenir, mais j’aimerais avoir un nouveau bateau ou au moins un IMOCA plus compétitif que l’actuel.

    VG : Etes-vous en contact avec les autres skippers qui préparent le prochain Vendée Globe ?

    Malheureusement, non. Mais j’adorerais leur montrer le Japon et qu’ils puissent venir ici ! La course au large a changé ces quinze dernières années. En 2002, lorsque j’ai commencé, c’était plus une aventure, un peu en mode survie. Aujourd’hui, c’est devenu plus professionnel, très compétitif avec des bateaux qui évoluent constamment. Et ce n’est pas près de changer ! En fait, je crois que je préfère l’époque plus ancienne lorsqu’une atmosphère d’entraide et d’aventure régnait entre les skippers…”

    Jeunes recrues issues de la Youth America’s Cup et du multicoque à foil

    Parallèlement à la poursuite de son projet personnel, Shiraishi désire aider les jeunes navigateurs locaux pour les emmener un jour sur la course au large. Deux jeunes régatiers japonais, Federico Sampei (22 ans) et Simon Suzuki (27 ans), qui ont disputé la Youth America’s Cup en 2017 aux Bermudes (Kaijin Team Japan), l’ont sollicité cet automne pour rejoindre son projet.

    « Ils sont jeunes, avides d’apprendre et tous deux parlent très bien anglais. Et même le français pour Simon », note Shota Kanda, fidèle compagnon de Kojiro, en charge des relations presse. « Ils feront tout deux partie du projet pour le prochain Vendée Globe et sont de super recrues pour l’équipe. Ils ont déjà commencé à travailler sur le bateau ».

     

    « C’est formidable d’avoir ces jeunes qui arrivent et apprennent ce qu’est un IMOCA », confirme Kojiro . « Ce n’était pas évident de trouver des jeunes désireux de porter l’héritage… »

    La course au large est très confidentielle au Japon et n’est pas vraiment perçue comme un sport. Rares sont les navigateurs japonais ayant déjà disputé une course en solitaire. En ramenant son bateau dans son pays, l’objectif de Shiraishi est de créer un engouement pour cette discipline et de séduire de jeunes marins afin qu’ils soient capables un jour de reprendre le flambeau, disputer le Vendée Globe et faire vivre l’esprit de Yukoh.

    • Kojiro Shiraishi ou l’énergie de revenir •

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  • Cette semaine a été chargée et constructive pour l’IMOCA. Après le stage sécurité organisé à la Trinité-sur-Mer mercredi 4 avril, les acteurs de la classe se sont retrouvés le lendemain à Lorient pour l’Assemblée Générale 2018. Incitation à utiliser les énergies renouvelables à bord, accord pour poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race, nouvelle règle concernant les radars : trois grandes décisions ont été votées et validées à une large majorité.

    C’est dans les locaux du Football Club de Lorient que s’est tenue le jeudi 5 avril l’Assemblée Générale annuelle destinée à fixer les grandes orientations de la classe IMOCA. Une soixantaine de personnes étaient présentes, skippers et teams managers. Plusieurs décisions ont été approuvées avec un taux d’acceptation de 85 à 90 %.

    Inciter à l’utilisation d’IMOCA sans énergie fossile

    Les participants à l’AG ont voté une nouvelle règle devant favoriser les énergies renouvelables à bord des bateaux afin qu’ils n’utilisent plus de gasoil. Certains skippers ont déjà annoncé leur volonté de faire évoluer leurs bateaux en passant d’un moteur à explosion à un moteur électrique. Cette volonté de suppression de l’énergie fossile est clairement dans l’ère du temps et répond à une prise de conscience partagée entre les skippers d’aller vers des bateaux plus optimisés en terme de développement durable.

    Poursuivre les discussions engagées avec la Volvo Ocean Race

    Les skippers IMOCA ont aussi voté en faveur d’un possible inscription de la Volvo Ocean Race au programme des courses IMOCA. Les acteurs de la classe donnent donc leur accord de principe sur le fait que le prochain tour du monde en équipage avec escales puisse se disputer sur des 60 pieds IMOCA. C’est désormais au Conseil d’Administration de poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race.

    Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA :

    ” Globalement les skippers ont voté massivement pour ce rapprochement. Maintenant les discussions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent entre l’IMOCA et la VOR, afin de définir ensemble les bases de ce partenariat. Les skippers ont une vraie envie d’avancer dans ce sens et on est prêts. La balle est maintenant dans le camps de la VOR…”.

    Des radars plus performants pour diminuer les risques de collision

    Augmenter la sécurité des bateaux constitue un enjeu majeur pour la classe IMOCA. Ainsi, une nouvelle règle imposera d’embarquer des radars plus performants à partir du départ de la Route du Rhum 2018. L’objectif est de donner aux marins solitaires un meilleur outil de veille pour diminuer, autant que faire se peut, les risques de collision.

    Un Conseil d’Administration international

    Outre ces trois décisions importantes, l’Assemblée Générale a permis d’élire deux nouveaux membres au Conseil d’Administration : le Suisse Alan Roura et l’Allemand Boris Herrmann. Ils rejoignent ainsi Louis Burton, Paul Meilhat et le Néo-Zélandais Conrad Colman. Antoine Mermod reste Président, le Britannique Alex Thomson vice-Président et Charles Euverte trésorier. Parmi les huit membres du CA, quatre sont étrangers, ce qui reflète bien la volonté d’internationalisation de la classe IMOCA.

    Réaction du skipper Boris Herrmann suite à l’AG IMOCA :

    ” Cette Assemblée Générale a été un grand succès. Toutes les propositions de changement de règles ont été acceptées. La poursuite du rapprochement avec la Volvo Ocean Race est une excellente nouvelle. Si les deux plus prestigieuses courses offshore (Vendée Globe et Volvo) se disputent en IMOCA, ce sera un atout majeur pour augmenter la popularité de la classe à l’international et monter des nouveaux projets encore plus vendeurs auprès des sponsors. Quant à la décision sur les énergies renouvelables, elle va aussi dans le bon sens. Se dire que l’on peut boucler un tour du monde en produisant sa propre énergie, sans gasoil, est très inspirant. En prônant les énergies propres, nous apportons notre petite contribution dans une problématique plus vaste qui touche l’ensemble de nos sociétés. C’est l’âme de la classe IMOCA que de chercher l’innovation en permanence, dans tous les domaines. A titre personnel, j’ai un partenariat avec la marque BMW qui fait beaucoup de recherches pour les batteries des voitures hybrides et électriques. Nous travaillons sur la mise en place de ces batteries sur mon IMOCA et la décision sur les énergies renouvelables prise lors de l’Assemblée Générale va beaucoup m’aider pour cela. Nous espérons fiabiliser le système pour la saison 2019. »

    Paul Meilhat à propos du rapprochement avec la VOR :

    ” Je suis hyper content et très enthousiaste de ce projet d’accord car la Volvo Ocean Race est vraiment une course que je rêve de faire pour plusieurs raisons. Sportive d’abord car la VOR est sans doute la course la plus dure, qui permet de se confronter aux meilleurs marins et de réunir un vrai plateau international. Pour un porteur de projet comme moi, c’est donc un vrai plus de pouvoir proposer la VOR car sa dimension internationale permet d’approcher des grandes marques mondiales. Et pour ceux qui n’ont pas de bateau, cela permet de faire valoir un savoir-faire pour embarquer. Tout est donc très positif…”.

    • Trois grandes décisions validées •

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