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  •  Rendez-vous le Samedi 6 mai 2017 !

    22 mars 2017 • Régates, Tour de Belle-Ile, Trophée Atlantique • Vues: 682

  • Le bilan du Vendée Globe 2016-2017 est marqué cette année par une forte augmentation de tous ses indicateurs : fréquentation du public en forte hausse, audience et retombées media sans précédents, internationalisation record, sans parler d’un bilan sportif lui aussi très positif : sur les 29 skippers au départ, 18 ont en effet terminé classés, une première dans l’histoire du Vendée Globe

    Avec 29 skippers au départ et 10 nations représentées, ce 8ème Vendée Globe a présenté une belle diversité de projets, démontrant une fois de plus l’intérêt grandissant du grand-public pour une course qui marie la performance sportive, le défi technologique et l’aventure humaine. Cet ADN du Vendée Globe qui depuis près de 30 ans contribue à la légende de l’événement.

    Côté fréquentation, le dernier Vendée Globe bat à nouveau tous les records, avec 2 millions 250 000 visiteurs présents (1,5 million au départ et 750 000 lors des arrivées). Une progression de 25% si on compare ce chiffre aux 1 millions 800 000 visiteurs présents en 2012-2013.

    Une ferveur populaire qui ne se dément donc pas d’éditions en éditions et qui démontre la forte attente populaire d’une course composée de skippers au plus haut niveau du sport et d’aventuriers, auteurs de tant d’histoires extraordinaires qui font la richesse du Vendée Globe.

    Côté média, les chiffres de l’édition 2016-2017 démontrent à quel point la notoriété internationale du Vendée Globe ne cesse de s’accroître, au fur et à mesure des éditions, tout en renforçant l’attractivité de l’épreuve dans son bastion historique, la France.
    Des bons résultats à mettre au crédit de la stratégie digitale mise en place et d’une forte activation des media sociaux.

    I – Une première : 18 bateaux à l’arrivée et de nombreux records battus

    Sur l’eau, le 8ème Vendée Globe a aussi été un grand succès : aucun drame ni accident grave, 4 démâtages et la perte d’un seul bateau (celui de Kito de Pavant en plein océan Indien).

    Sur le plan technologique, la preuve de leur efficacité a été faite par les nouveaux monocoques à foils. Quatre sur sept sont en effet revenus à bon port et trois d’entre eux ont trusté les trois premières places sur le podium.

    Ce résultat met en évidence un meilleur niveau de préparation des IMOCA en amont de la course et une évolution technologique qui va vers plus de fiabilité et de sécurité, malgré des avaries inéluctables dans le domaine de la course océanique.

    1) Le bilan sportif : 29 skippers au départ, 18 à l’arrivée, 11 abandons, le point sur les avaries !

    Les onze abandons sont intervenus suite aux avaries suivantes :

    • 5 abandons suite à un choc : Bertrand de Broc (MACSF), Vincent Riou (PRB), Morgan Lagravière (Safran), Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord pour le projet Imagine), Kito de Pavant (Bastide-Otio).
    • 4 abandons suite à un démâtage : Tanguy de Lamotte (Initiatives Coeur), Kojiro Shiraishi (Spirit of Yukoh), Stéphane Le Diraison (Compagnie du Lit – Boulogne Billancourt) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager Team Ireland).
    • 2 abandons suite à des avaries diverses : avarie de foil pour Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et avarie sur le vérin de quille pour Paul Meilhat (SMA).

    2) Tous les records battus

    La 8ème édition est à nouveau celle de tous les records, comme le montre les chiffres et données suivantes :

    • Le plateau le plus international : 10 nationalités représentées au départ (France, Angleterre, USA, Espagne, Hongrie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Suisse, Irlande, Japon)
    • Le Vendée Globe le plus rapide de l’histoire : 74 jours, 03 heures, 35 minutes et 46 secondes. Armel Le Cléac’h a fait le tour du monde à 13,8 noeuds de moyenne et mis 4 jours de moins que le temps de référence de l’épreuve, qui était détenu depuis 2013 par Francois Gabart.
    • Le meilleur sprint : avec une distance record de 536.81 milles parcourus en 24 heures (22,4 nœuds de moyenne), Alex Thomson (Hugo Boss) s’est emparé du Record des 24h en monocoque et en solitaire !
    • Le record à l’Equateur pour Alex Thomson (Hugo Boss), en 9 jours 7 heures 2 minutes, soit 1 jour et 4 heures d’avance sur le record de Jean Le Cam depuis 2004.
    • Le record au cap de Bonne Espérance pour Alex Thomson, en 17 jours 22 heures 58 minutes, soit 5 jours d’avance sur le record d’Armel Le Cléac’h en 2012.
    • Le record au cap Leeuwin pour Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), en 28 jours, 20 heures, 12 minutes, soit près de 6 jours d’avance sur le temps de référence de François Gabart en 2012.
    • Le record au cap Horn pour Armel Le Cléac’h, en 47 jours et 32 minutes, soit 5 jours d’avance sur le temps de référence de François Gabart en 2013
    • Le record à l’Equateur pour Armel Le Cléac’h en 61 jours 12 heures et 21 minutes, soit 4 jours d’avance sur le temps de référence détenu par François Gabart en 2013
    • Enfin, un nouveau record de la course pour le vainqueur Armel Le Cléac’h, en 74 jours, 03 heures, 35 minutes et 46 secondes, soit 4 jours de moins que François Gabart en 2013.

    II – Un bilan média exceptionnel

    Télévision, presse, internet et media sociaux, les retombées médiatiques du Vendée Globe sont en très nette hausse et l’audience globale dépasse très largement celle de l’édition précédente. Des résultats qui sont le fruit d’une communication très orientée sur l’utilisation de la vidéo, la diffusion d’émissions en LIVE, le déploiement d’outils digitaux et l’activation massive des réseaux sociaux. Ci-après les principaux chiffres :

    1) Un Vendée Globe qui a engendré des retombées sans précédent

    UBM (Bruit médiatique) : + de 20 % par rapport à 2012. L’Unité de Bruit Médiatique s’élève à 7404 UBM, soit une hausse de plus de 20% par rapport à l’édition 2012. Chaque français a donc été atteint 74 fois par le Vendée Globe à travers les différents médias et sur la durée de la course.

    MEDIA : 45 000 sujets, articles et messages liés au Vendée Globe ont été recensés, avec une répartition par média comme suit : TV 36%, presse écrite 22%, Web 19%, médias sociaux 15%, radio 8%.

    • 2180 journalistes accrédités sur le serveur média du Vendée Globe
    • 1676 journalistes présents aux Sables d’Olonne lors des phases de départ et d’arrivée.
    • 645 000 pages vues sur le serveur photo presse, contre 491 000 en 2013
    • 31 600 photos ont été téléchargées par les média, 30% de plus qu’en 2013.

    2) Une explosion des retombées télé

    TELEVISION : 1 236 heures de diffusion (au lieu de 738 heures en 2012)
    Avec plus de 1 200 heures de diffusion TV réparties sur 97 chaines, présentes dans 190 pays et sur les 5 continents, la couverture TV du Vendée Globe 2016-2017 a fait un véritable bond en avant par rapport à l’édition 2012-2013. Parmi ces principaux chiffres clés, on retiendra une nette progression avec 50% de chaînes TV supplémentaires (65 en 2012) et près de 500 heures additionnelles de couverture TV par rapport à la dernière édition (738 heures en 2012).

    631 heures de diffusion à l’international
    L’engouement médiatique international du Vendée Globe peut s’expliquer notamment par l’augmentation des nationalités représentées par les skippers (10 pour cette édition).
    Cette diffusion se répartit comme suit : 365,5 heures en Europe hors France (contre 147, soit +148%), 83,5 heures en Afrique et Moyen-Orient (contre 47, soit +77%), 11 heures en Amérique du Nord (contre 8, soit + 37%), 23 heures en Amérique du Sud (contre 63, soit -64%), 82,5 heures en Asie (contre 127 soit -35%), 18,5 heures en Océanie (contre 8, soit +131%), 47 heures sur les chaînes Monde (contre 48, soit -2%)

    Le Direct Départ a reflété cette dimension internationale du Vendée Globe avec 33 chaînes TV (vs 18 en 2012) qui ont diffusé un volume total de près de 120 heures de couverture (vs 32 heures).

    Les chaînes gratuites ont couvert l’évènement dans les JT pour non seulement suivre l’état d’avancement de la course (et plus particulièrement les chaînes des territoires de skippers internationaux), mais aussi récupérer des images spectaculaires comme le passage des 2 leaders aux iles Kerguelen. Parmi les chaînes les plus prestigieuses, on peut citer CCTV (Chine), TV Asahi (Japon), CNN International (USA), BBC News (UK), RTVE (Espagne) ou SRG (Suisse).

    En France, c’est 605 heures de télé qui ont été diffusées pour le Vendée Globe.

    Le Vendée LIVE
    La double couverture nationale sur Infosport+ et BFM Sport a générée à elle seule 84 heures de télévision.

    3) La diffusion sur les réseaux sociaux a connu une progression très importante

    > SOCIAL MEDIA : 264 000 fans (+350 %)

    La communauté des Fans du Vendée Globe a elle aussi explosée lors de cette édition avec 264 000 fans sur Facebook (+350% depuis 4 ans), près de 54 000 followers sur Twitter (+280%) et plus de 23 800 abonnés sur Instagram (compte créé lors de cette édition). Pour la première fois, le nombre de vidéos vues sur Facebook (41 millions) a largement dépassé le nombre des vidéos vues sur le site internet via les plateformes Dailymotion (24,7 millions) et Youtube (4,6 millions).

    > LIVE : 13 millions de vues

    Les 3 émissions diffusées en LIVE sur le site de la course et sur Dailymotion ont dépassé les 6,5 millions de vues cumulées (en direct et en replay). Chiffre auquel il faut ajouter la diffusion sur Facebook : 6,4 millions de vues. Soit un total de près de 13 millions de vues (hors diffusion TV).

    > VIDÉO : 71 millions de vidéos

    La vidéo est le support de prédilection du Vendée Globe et de ses skippers. Pour preuve, 71 millions de vidéos (+140 % par rapport à 2012) ont été vues durant la course, dont 42 millions sur Facebook, 25 millions sur Dailymotion et près de 5 millions sur Youtube…

    4) Le web a maintenu un haut niveau de fréquentation tout comme le jeu Virtual Regatta

    > SITE INTERNET et APPLI : 345 millions de pages vues
    Les chiffres du site officiel restent marquants avec près de 10 millions de visiteurs uniques, 87 millions de visites et 260 millions de pages vues durant la course. Avec l’application mobile (téléchargée 242 000 fois), le cumul Site internet + Appli mobile (smartphones + tablettes) compte 345 millions de pages vues.

    > JEU VIRTUEL : 456 712 joueurs

    Le Vendée Globe Virtuel a été couru par 456 712 joueurs dont 231 000 ont fini la course. 1600 classes de primaire et collèges ont participé, soit à peu près 40 000 enfants. 96 départements Français ont participé à la course virtuelle. Le plus représenté est le département de Loire Atlantique, suivi par Paris et le Département de Vendée. C’est le club Les Sports Nautiques Sablais qui avec 193 inscrits est le club qui compte le plus grand nombre de joueurs.

    III – La fréquentation des Villages en forte hausse

    Avec 1,5 million de visiteurs lors des trois semaines précédant le départ, puis 750 000 visiteurs (contre 501 800 en 2013) lors des différentes arrivées, du 13 janvier au 10 mars, la fréquentation du 8ème Vendée Globe bat elle aussi tous les records. Au total, ce sont donc 2 250 000 visiteurs qui sont venus aux Sables d’Olonne à l’occasion du départ et des arrivées du 8ème Vendée Globe (contre 2 000 000 en 2012-2013).

    IV – Le succès du Vendée Globe Junior

    1) La mallette pédagogique

    Le Vendée Globe Junior a permis de distribuer près de 1 500 mallettes dans les écoles dont près de la moitié en Vendée.
    Les études de satisfaction ont montré que plus de 90 % des enseignants ont trouvé la mallette qualitative. Elle a été utilisée largement voire dupliquée dans de nombreuses classes.

    2) Le site internet Vendée Globe Junior

    Cette mallette a été complétée par le site Vendée Globe Junior. Le site Vendée Globe Junior a engendré près de 258 900 visiteurs uniques et plus de 2 millions de pages vues.

    3) Près de 13 000 jeunes accueillis sur le village

    Les classes ont reçu un accueil personnalisé adapté à leur niveau scolaire pendant 2 heures. Ils ont été accueillis et encadré par des médiateurs de l’Ecole Départemental des Arts et du Patrimoine.
    C’est ainsi que 6 570 scolaires ont été accueillis aux Sables d’Olonne soit 148 établissements pour 244 classes.
    6 429 scolaires et une dizaine d’associations (une centaine de personnes) ont été accueillis hors de ce dispositif sur le village Départ du Vendée Globe.

    V – Un Vendée Globe solidaire

    Le 8ème Vendée Globe a été une fois de plus l’occasion de porter des projets solidaires, humanitaires ou pédagogiques. Ceux-ci ont permis de sensibiliser le public à certaines causes et de faire évoluer les consciences.

    Tanguy de Lamotte a une nouvelle fois associé sa navigation au soutien de l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque, qui opère des enfants venus de pays défavorisés. Grâce à sa participation et malgré son démâtage en début de course, plusieurs enfants ont pu être sauvés (20 enfants avaient pu être opérés et sauvés suite à son Vendée Globe en 2012).

    Eric Bellion portait lui le message de la différence, à travers son projet “Comme Un Seul Homme”. Eric souhaitait partager avec le plus grand nombre sa conviction que la différence est une richesse, une source d’innovation, d’enrichissement collectif et de bien-être personnel au sein de l’entreprise et de la société.

    De son côté, Yann Eliès a soutenu la Fédération Leucémie Espoir, une association d’aide aux malades et aux familles œuvrant à la recherche de traitements. Ce partenariat a valorisé l’action de la Fédération et permis aux malades de s’évader au travers des aventures de Yann et des concurrents du Vendée Globe.

    Thomas Ruyant portait lui les couleurs du Souffle du Nord pour le Projet Imagine. Un projet qui visait à mettre en avant des personnes qui accomplissent, dans l’ombre, des actions héroïques au service des autres.

    Enfin Rich Wilson a porté à nouveau un vaste programme pédagogique dans les domaines des sciences, des mathématiques, de l’histoire et de la géographie. Ce programme a été diffusé et suivi par des milliers de jeunes du monde entier.

    VI – La remise des prix le 13 mai 2017 aux Sables d’Olonne

    La remise des prix sera organisée avec une formule nouvelle pour des raisons liées à la sécurité, au confort des spectateurs et au coût de l’opération. Elle se déroulera en 2 temps :

    • une cérémonie de remise des prix sur invitation aux Atlantes à 19h45,
    • un défilé des skippers sur le remblai des Sables d’Olonne avec un feu d’artifice final de 21h30 à 22h45.

    Cette cérémonie permettra ainsi de clôturer le Vendée Globe et permettra au public de côtoyer une dernière fois les skippers.

    • Un très large succès populaire et médiatique •

  • Un mois, déjà, qu’Alan et La Fabrique ont franchi la ligne d’arrivée du Vendée Globe 2016/2017. Un mois, déjà, que le jeune Suisse est devenu le plus jeune skipper à boucler le tour du monde en course, en solitaire, sans assistance et sans escale, en 12ème position, en tant que 3ème bizuth, 3ème étranger et 1er bateau ‘ vintage ‘. Trois podiums non officiels qui viennent honorer encore un peu davantage l’incroyable performance réalisée par le Genevois de 24 ans (fêtés le 26 février dernier), qui, s’il fut longtemps envoyé dans la catégorie des aventuriers, s’est rapidement pris au jeu de l’intox si propre à la « classe » des compétiteurs. Retour sans secret ni langue de bois sur SON Vendée Globe.

    Alan, on a beaucoup parlé de ta courte préparation et de ton budget à peine bouclé le jour du départ… Au final, tu n’as pas eu à bricoler tant que ça ?…

    Non, finalement le bateau était prêt, ma préparation a été certes courte mais très intense. Je pense qu’en onze mois, ma petite équipe, qui ne comptait pas ses heures, a réalisé le travail de deux années « normales ». Et le fait d’avoir toujours été présent sur les chantiers et autres moments de préparation m’a aidé à rapidement cibler les points essentiels sur lesquels s’attarder en priorité. J’étais donc serein et confiant sur la fiabilité de mon bateau. Au final, c’était plus en moi que je n’avais pas confiance…

    Ce manque de confiance était-il une des raisons de ton départ plein d’émotions ?

    Oui, en partie… Après ma Mini Transat où j’ai réalisé un petit hold-up (11ème au classement des prototypes, à bord d’un bateau en bois de 1994, ndlr), j’ai vécu une Route du Rhum et une Transat Jacques Vabre compliquées. J’avais donc besoin de renouer avec le Alan qui ne recule devant rien et qui va au bout malgré les embûches. Ce départ des Sables d’Olonne était donc super émouvant, car c’était d’abord une première victoire d’être là, aux côtés des plus grands marins… C’était un honneur, mais je me devais aussi d’être à la hauteur. Le départ, ce n’est pas tout, ensuite il faut prouver qu’on est en droit d’être là. Du coup, dès le signal de départ, je me suis tout de suite mis dans la course. Ce n’est que le lendemain que j’ai repensé à tout ça, à tous ces visages dans ma tête. J’ai pleuré souvent les cinq jours d’après. C’était un peu une première étape à passer avant d’attaquer le tour du monde en soi, surtout dans une zone d’entrée compliquée avec le golfe de Gascogne et son trafic maritime. Mais je crois que tout le monde était ému, même ceux qui remontaient le chenal pour la troisième fois. Le chenal était d’ailleurs plus émouvant que le départ en lui-même… C’est symbolique, toute cette flotte qui se dirige vers la même ligne de départ, tout ce monde qu’on fait vibrer pendant la course, qui nous fait vibrer nous.

    Tu as quand même eu ton lot de soucis techniques, à commencer par ton problème d’antenne qui a d’emblée contrarié ta course, dès ta descente de l’Atlantique…

    Je merde déjà complètement mon Atlantique Nord ! À mon passage de Madère, je fais une route au large avec Éric (Bellion) mais j’empanne trop tôt avant de devoir me dérouter vers les côtes brésiliennes à partir du cap Vert (afin de capter du réseau 3G dans le but d’installer un plugin visant à faire fonctionner son téléphone satellite comme modem internet, ndlr). Je me retrouve avec 30° d’écart par rapport à la route des autres, ça me rajoute des milles, mais je parviens à rester 25ème, à ne pas perdre de place. J’opte alors pour une option Sud, j’attaque, même si j’ai Enda (O’Coineen) qui me recolle. Après une dizaine de jours de doute, à ne pas savoir si ça va marcher, si je vais me retrouver tout seul derrière ou réussir à recoller à ceux de devant, au niveau des Kerguelen je suis devant Rich (Wilson) et Éric.

    Tu passes ensuite le cap de Bonne Espérance en 20ème position, le 6 décembre, notamment suite à certains abandons et soucis techniques à bord d’autres bateaux, et sort 13ème de l’océan Indien le 21 avec quatre bateaux doublés « à la régulière »…

    J’ai d’abord eu du mal à gagner des places suite aux abandons des autres skippers, j’avais le sentiment que je ne méritais pas cette progression au classement. Et puis j’ai peu à peu compris que ça faisait partie du jeu, que si je ne cassais pas c’est parce que je ménageais plus ma monture, parce que je gardais en tête le premier objectif, l’objectif de jeune bizuth sur un vieux bateau : terminer la course. Mais lorsque Fabrice (Amédéo) rencontre son problème de grand voile et que je le dépasse, j’ai un gros déclic. J’avais passé plus d’un mois sur l’eau, j’avais des vents portants, j’étais dans le rythme, j’ai compris que je pouvais faire quelque chose de beau, que je pouvais avoir plus d’un concurrent, j’étais en confiance. Même avec un vieux canot, je ne m’en sortais pas trop mal, j’avais beaucoup de plaisir, je me sentais bien avec ma Bigoudène. L’Indien nous a réservé des conditions fortes, mais finalement bonnes quand je repense à ce que j’ai eu après. C’était presque le plus agréable au final, avec ma meilleure perf : 382 milles à 16 noeuds de moyenne sur 24 heures le 08 décembre !

    Tu passes alors Noël lors de ton entrée dans le Pacifique, avec Éric Bellion et Enda O’Coineen, et laisse quelque peu la course entre parenthèses pour laisser passer une violente dépression. Mais même là, tu signes ton meilleur classement : 11ème !

    On avait effectivement une grosse dep’ juste devant nous et avec la zone d’exclusion, on ne pouvait pas passer en-dessous, on n’avait pas d’autre choix que de freiner pour la laisser partir. On décide tous individuellement de ralentir, même si c’est toujours frustrant alors qu’on est en course ! Le 24 décembre, Éric me dit qu’il n’est pas loin et on finit par se retrouver, rejoints le lendemain par Enda, déguisé en Père Noël dans son cockpit. C’était magique. Je suis resté avec Eric jusqu’au 26 au soir puis on a relancé les voiles quand le vent est arrivé petit à petit. C’est là que je repars plus vite que Fabrice et Cali (Arnaud Boissières) et me retrouve 11ème pendant quelques heures. Le pied ! Superbigou, construit en 2000 à Lesconil, aux portes du Top 10 du Vendée Globe 2016 ! (Rires)

    Et le 2 janvier, avarie de safran…

    J’étais repassé 13ème après que Fabrice, Cali et leurs bolides de 2008 ont réglé leurs soucis et ont repris de la vitesse. Enda venait de démâter, j’approchais du point Nemo, le point le plus éloigné de toute terre, Conrad était coincé, couché dans 70 noeuds de vent. Je me souviens m’être dit : « Si tu dois casser, fais-le n’importe où mais pas là ! » Et je percute un OFNI. Je ne sais pas ce que c’était, un cétacé, un growler, un « déchet » divers. Je ne le saurai probablement jamais. Le choc a été brutal, ça a freiné d’un coup le bateau alors que je surfais à 20 noeuds. J’étais à l’intérieur, à la table à carte, je suis sorti sur-le-champ et j’ai vu flotter au loin mon safran tribord. Je suis tout de suite allé dans ma soute arrière voir les dégâts internes et vu l’eau rentrer. Un vrai geyser de 20 centimètres de diamètre. J’ai donc mis le bateau à la cape pour le coucher et isoler la voie d’eau, mais il ne tenait pas et se remettait constamment à plat. J’ai appelé mon équipe à terre pour les informer de mon avarie puis j’ai affalé la grand voile pour ne rester que sous J3, la quille sous le vent. Je me suis assis dans le cockpit pour réfléchir une dizaine de minutes, trouver la meilleure solution. La meilleure était de mettre mon safran de secours. Alors c’est ce que j’ai fait et une heure et 30 minutes après le choc, je refaisais route, safran changé et voie d’eau bouchée. Ne me restait qu’à perfectionner l’étanchéité mais je pouvais reprendre la course. Après avoir cru perdre le bateau, là, je me suis dit que j’avais fait quelque chose d’incroyable, que j’avais en moi cette force de me surpasser.

    Le 16 janvier, tu passes enfin le cap Horn, point de passage espéré de tous mais encore si loin de l’arrivée…

    Un des moments les plus forts de mon tour du monde… L’émotion à son paroxysme. J’en avais rêvé depuis tellement longtemps de ce cap Horn ! Peu de Suisses ont dû le passer en solitaire d’ailleurs ! C’était la première terre que je voyais depuis le Brésil, c’est la fin du Grand Sud, c’est le bonheur à l’état pur. Je l’ai passé sous voile réduite (on m’a beaucoup charrié par rapport aux photos prises par Prodis Security), car j’étais dans un système particulièrement instable, à passer de 30 à 45, 55 noeuds de vent. J’ai juste eu un trou d’air en passant le rocher, ce qui m’a permis de m’en approcher. C’était important pour moi de le voir, j’aurais eu les boules de me battre tout le Pacifique pour ne même pas voir à quoi il ressemblait ! Et là, tu te dis presque que tu es arrivé, que c’est la fin, clignotant à gauche et remontée tout droit vers la maison. Mais non, la route est encore terriblement longue ! J’ai eu droit à de la pétole, du près qui ne te fait pas aller dans la bonne direction, une météo complètement faussée… C’était interminable. Au final, moralement, ça a été la portion la plus difficile de ce tour du monde.

    Autre coup dur, le 29 janvier, tu arraches ton winch de mât à environ 3 000 milles de l’arrivée. As-tu eu d’autres avaries que tu as décidé de cacher ?

    (Rires) Quelques unes oui, on m’aurait sûrement dit de m’arrêter sinon ! (Rires) J’avais besoin qu’on pense que tout allait bien, pour que mon équipe continue de me booster et soit encore plus fière de moi à l’arrivée en apprenant mes galères. Et aussi pour que mes concurrents proches ne me pensent pas affaiblis. Alors qu’au final, comme je leur collais au cul, c’était mieux qu’ils sachent qu’EN PLUS mon bateau n’était pas à 100% de son potentiel (rires). Pour ne rien cacher, j’ai dû monter environ sept fois au mât pour remettre mon lazy bag (qui retient la grand voile sur la bôme, ndlr) qui n’arrêtait pas de casser à force de frotter contre la barre de flèche. J’ai aussi passé une journée sans pouvoir régler ma GV quand le pontet du chariot du rail d’écoute a pété et une après-midi à réparer une latte. J’ai aussi eu quelques bidouilles électroniques et informatiques suite à ma voie d’eau. J’ai aussi fait tout le début de course avec mon pilote en mode compas fluxgate (ce qu’il y a sur les bateaux de plaisance, ndlr), avec un temps de réaction très lent, ce qui me faisait faire pas mal de zigzags sur l’eau. Sinon, ma dérive centrale a pris du jeu, le bateau ne tenait donc plus très bien sa trajectoire au près, il marchait un peu en crabe. Mon mât, aussi, a pris du jeu au niveau de sa rotation, ce qui le faisait un peu tourner… Il se transformait en mât à aile en fait (rires). Ce n’était pas très bon pour le gréement, alors j’y suis allé un peu plus cool. Sur mon safran tribord aussi j’y allais mollo, dans les jours qui ont suivi ma réparation. Je n’étais pas sûr à 100% que ça tienne, mais à la fin, je tirais finalement plus sur celui-là que sur mon bâbord. Et mon winch… Ce sont les fixations du support qui ont lâché. Chaque manoeuvre me prenait alors le double de temps, la tension sur mes voiles de capelage se prenait moins bien, mon effort physique était doublé… Mais au final, ça l’a fait ! Ce ne serait pas un Vendée Globe sinon !… Mais ma plus grosse cachoterie concerne mon mât… Au niveau des Kerguelen, un boîtier de latte de GV l’a percuté entre les deux étages de barres de flèches. En plein milieu du mât en fait. Ça a fait un trou qui l’a légèrement fissuré sur son profil bâbord. J’ai pris le risque de continuer en réduisant la toile les 48 premières heures, dans une énorme dépression. Ça a tenu sans problème. Et ensuite, j’ai oublié… Solide mon mât Lorima !

    Tu as fait preuve d’une persévérance à toute épreuve et d’une âme de régatier insoupçonnée. À 24 ans, où se situe selon toi ta plus grande marge de progression ?

    Au niveau du bateau, j’ai eu un problème particulièrement handicapant : le mode vent de mon pilote, qui permet d’adapter la trajectoire du bateau en fonction de la rotation des vents, n’a fonctionné que pendant 20% de ma course. J’ai fait le reste en mode compas, ce qui donne une trajectoire plus directe, plus droite avec moins de milles parcourus, mais qui force à régler constamment les voiles. Ce qui m’a beaucoup pénalisé, surtout dans le Grand Sud, où les vents sont très changeants. Au niveau du bonhomme, j’ai un sens marin qui a toujours pris le dessus. Si au près, j’étais à 120% des polaires du bateau, et à 100% au travers, j’avoue que j’étais souvent à 75% au portant. Je me répète, mais le but premier de ce premier Vendée Globe était de terminer. C’est pourquoi j’ai parfois eu une attitude conservatrice : je pouvais par moments me contenter d’aller à 15 noeuds quand j’aurais pu être à 22. Mais cette prudence est pour moi une force, car sur un tour du monde, on ne peut pas être tout le temps à 100%, sous peine de tout péter. Les Armel et compagnie s’arracheraient sûrement les cheveux en lisant ça (rires). Mais c’est sûrement là où je peux encore progresser, sur l’évolution de mon positionnement de curseur. Pour ne plus me contenter d’aller à 15 noeuds, mais plutôt à 18 ou 19 si aller à 22 reste trop risqué. Je dois incorporer encore davantage de « coureur » dans mon moule de marin. Je peux aussi progresser en termes d’analyse météo et de stratégie : je suis parti à 40% de connaissances, je suis rentré à 80%. Je n’ai jamais suivi de formation particulière, j’ai appris sur le tas. Il y a sûrement des automatismes ou des « règles générales » que je ne connais pas encore. Je pourrais aussi mieux faire avec des fichiers météo supplémentaires, ceux auxquels je n’ai pas pu avoir accès par manque de budget et, finalement, de connexion internet. Le reste, c’est de l’expérience à engranger. Ma chance, c’est qu’à 24 ans, j’ai le temps de progresser.

    Tu as marqué par ton sens du partage, ta spontanéité, ta transparence. T’es-tu rendu compte de cet engouement autour de ta course une fois rentré à terre ?

    Je ne réalise pas encore tout à fait, je n’ai pas eu le temps de tout lire, mais quand on m’arrête dans la rue, juste pour me féliciter, ça fait bizarre ! J’ai mené ce projet dans l’ombre et je ne pensais pas qu’autant de personnes me suivraient pendant la course. Ça fait chaud au coeur car ça a toujours été mon moteur : donner un peu de bonheur aux gens, les faire rêver quelques minutes, leur permettre de s’évader du quotidien, de cet hiver parfois morose au vu de l’actualité du moment. Je recevais presque tous les jours des messages de la terre, ça m’ai aidé à tenir pendant les moments difficiles, ça m’a rebooté… En fait, ça donne surtout envie d’y retourner !

    Tu veux donc repartir dans quatre ans ?

    Je dis un grand OUI ! Je crois que c’est la première fois que je me suis autant projeté avant même l’arrivée d’une course. Pour l’instant, je rencontre mes sponsors actuels. La Fabrique et le collectif Un Vendée pour la Suisse continuent de m’accompagner. Avec Swisspro, un film est en production et un livre est également en cours. Je monte des budgets, je réfléchis aux différentes options. Mais je veux repartir oui, sur un projet de quatre ans, avec un bateau plus récent, plus performant, avec un programme complet, Route du Rhum, Jacques Vabre et autres courses au programme. Pour pouvoir prétendre à une meilleure place. Voire peut-être un jour le gagner ?

    • Le « vrai » Vendée d’Alan •

  • Yannick Bestaven – Objectif : Vendée Globe 2020

    15 mars 2017 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1453

  • Après s’être emparé de la 18e place du Vendée Globe la nuit dernière, Sébastien Destremau a reçu ce samedi un accueil triomphal dans le chenal des Sables d’Olonne. Après 124 jours 12 heures 38 minutes et 18 secondes de mer, le dernier concurrent à boucler ce 8ème Vendée Globe a savouré avec joie et émotion cette communion avec le public. Il s’est ensuite exprimé en conférence de presse. Morceaux choisis des mots de Destremau…

    L’émotion de l’arrivée

    « En approche de la ligne, j’étais en pleurs mais ça ne se voyait pas car il faisait nuit (rires). Le départ, on le partage avec 28 autres marins. Mais pour l’arrivée, les gens viennent juste pour t’accueillir, c’est une émotion incroyable. Mais je ne me leurre pas, ils viennent aussi pour clôturer le Vendée Globe. Je suis content d’avoir eu un break entre le passage de la ligne d’arrivée et l’entrée dans le chenal. Cela permet de mieux gérer l’émotion des retrouvailles. L’arrivée va beaucoup trop vite. Tu passes la ligne tout seul et quelques secondes plus tard il y a déjà plein de monde à bord ! »

    L’aventure avant tout

    « Le Vendée Globe est une très belle course pour les vainqueurs. La bataille entre Armel (Le Cléac’h) et Alex (Thomson) a été fabuleuse. Mais le Vendée Globe ce n’est pas que ça, loin de là. L’accueil du public l’a prouvé aujourd’hui. Les gens n’attendent pas seulement de la compétition, ils veulent avant tout qu’on leur raconte des histoires. De mon côté, j’ai adoré la course de Conrad Colman et ce final sous gréement de fortune. »

    50 jours d’écart avec Armel Le Cléac’h

    « 50 jours entre Armel Le Cléac’h et moi : c’est un gouffre… Quand Armel est arrivé aux Sables d’Olonne, il me restait 9000 milles à parcourir. Je me suis dit : « c’est dément ! » Il m’a mis 9000 milles dans la vue, l’équivalent de trois transatlantiques. Sur le moment ça m’a fait mal. Ceci dit, la différence entre mon bateau et le sien est colossale. Avec mon IMOCA, je n’ai jamais tenu plus de 15 nœuds de moyenne sur 24 heures. Un foiler peut tenir 25 nœuds. Mais la performance d’Armel n’en reste pas moins monstrueuse ! »

    Des moments de solitude…

    « L’Indien est l’océan qui me faisait le plus peur. Cela s’est confirmé dans ce Vendée Globe. C’est là-bas que je me suis cassé les côtes, que j’ai eu des soucis techniques, que j’ai rencontré les pires difficultés. Il y a des vagues de tous les côtés, c’est l’enfer. C’est un océan vraiment difficile. »

    Un Vendée Globe déconnecté

    « Je suis parti sans livres, sans musique, sans films, sans photos… Je ne voulais pas que mon Vendée Globe soit pollué par des nouvelles venues de la terre. Je suis très content de l’avoir fait comme ça. Quand tu n’as rien, tu es comme un enfant. Et comme un enfant, quand tu t’ennuies, tu deviens créatif. Tu chantes, tu écris, tu fais des vidéos, tu t’amuses, tu pleures… Je ne suivais pas non plus l’actualité. C’était un bonheur permanent de se déconnecter. J’ai appris quelques nouvelles un peu par hasard, en contactant les proches. »

    Un homme changé

    « J’ai réalisé dans ce Vendée Globe que nous avons des ressources insoupçonnées. Je ne suis pas navigateur solitaire, je ne suis pas mécano, je n’ai jamais pris un cours de météo. Je connaissais mes compétences et mes limites. Et pourtant j’ai terminé le Vendée Globe. Durant cette course, j’avais le sentiment très fort que ce n’était pas moi à bord. J’avais l’impression de regarder quelqu’un d’autre naviguer… »

    L’avenir de Sébastien et de TechnoFirst-faceOcean

    « Mon projet continue avec mes partenaires. Nous avons établi une feuille de route avec pour objectif d’être en mesure de gagner le Vendée Globe en 2024. Ce sera un projet solide avec un skipper solide. Il y aura des échéances intermédiaires. A court terme, le bateau participera à la prochaine Transat Jacques Vabre sous le nom TechnoFirst-faceOcean, mais pas sûr que je sois à bord. Personnellement, je suis bien tenté par le tour du monde en Ultimes qui va se courir en 2019… »

    Un livre à paraître : « Dernier de Vendée »

    « Durant ce Vendée Globe, j’ai co-écrit un livre avec Patrice B-Rittener. Il est écrit à 98 %, il reste à finir le dernier chapitre. Il sera imprimé fin avril-début mai. J’adore le titre : il y avait « Premier de Cordée » et maintenant il y a « Dernier de Vendée » ! »

    Yves Auvinet, Président du Vendée Globe :

    « L’entrée de Sébastien Destremau ce samedi dans le chenal des Sables magnifie une fois de plus la ferveur des Vendéens, dont la passion pour les marins du Vendée Globe ne se dément pas du premier au dernier. On sent que le public s’est vraiment approprié la course, ce qui est magnifique d’humanité. Une fois de plus les dimensions sportives, populaires et médiatiques de l’événement honorent la renommée si atypique du Vendée Globe qui reste le plus bel événement de course au large au monde. Cette 8ème édition conforte véritablement tous les fondements du Vendée Globe, le sport au plus haut niveau et l’aventure humaine ».

    • Retour sur la conférence de presse de Sébastien Destremau •

  • Le Souffle du Nord souhaite bon vent à Thomas Ruyant !

    12 mars 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 154

  • Sébastien Destremau, 18ème, clôture le 8ème Vendée Globe !

    11 mars 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 193

  • Derniers jours de mer pour Sébastien Destremau

    8 mars 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 148

  • Paul Meilhat : la vie d’après !

    4 mars 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 665

  • Pieter Heerema, 17ème du Vendée Globe !

    3 mars 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 291