Armel Le Cléac’h
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  • Guerre des nerfs

    21 janvier 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 545

  • La bataille navale continue…

    20 janvier 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 539

  • Incroyable Alex Thomson qui a su mettre sous tension l’impérial Armel Le Cléac’h jusqu’à quelques milles de l’arrivée… Le Britannique, très charismatique lors de cette conférence de presse, avoue en avoir bavé sur ce Vendée Globe, mais s’est quelque part dévoilé au public. Un question-réponse passionnant qui dévoile qu’Alex ne s’arrêtera pas à cette deuxième place sur le Vendée Globe !

    Comment vous sentez-vous ?

    « Je ne trouve pas mes mots, c’est étonnant après tant de temps seul de se retrouver avec autant de monde tout d’un coup. Quel plaisir de revenir aux Sables d’Olonne, l’accueil est fantastique ! »

    La bataille avec Armel

    « C’était plutôt relaxant en fait. Je chassais, Armel était le chassé, j’étais le chasseur. La météo a été très gentille avec moi. Je plaignais Armel, car la météo était de mon côté, me permettant de le rattraper, c’était plutôt sympa. »

    Premier repas à terre

    « J’ai mangé un cheeseburger, mais mon seul regret c’est que j’avais déjà 1000 calories de petit déjeuner dans le ventre et des petits gâteaux, une erreur ! J’étais prêt de l’arrivée, j’ai ralenti, j’ai levé le pied, j’ai laissé filer une heure pour prendre mon temps. J’étais dans le cockpit, je mangeais mon petit déj’, et puis plein de gens sont arrivés de nulle part sur l’eau, je n’étais pas prêt. Alors je me suis lavé les dents, et ça y’est j’était prêt. »

    Alex bouscule la course au large en France ?

    « Tant mieux, vous savez, c’est très difficile pour nous en tant qu’équipe. Nous ne sommes pas basé en Bretagne, nous sommes au Royaume-Uni. On navigue par-ci par-là, mais on ne s’entraîne pas à Port-la-Forêt. Nous devons donc réfléchir autrement. On ne sait pas qui a raison. Mais en tant qu’équipe, on sait que l’on progresse, on devient plus fort, plus malin, plus efficace et ça semble payer. C’est bien. J’aimerais bien aller encore au-dessus. Beaucoup de Français disent « ça serait bien qu’Alex gagne ! », mais êtes-vous vraiment sûrs de cela ? »

    Content de cette deuxième place

    « Sur le Vendée Globe, il faut être content déjà d’arriver. Etre sur la ligne est déjà un défi en soi, alors terminer c’est déjà une victoire. Donc, le premier but, c’est de terminer, ensuite un podium, c’est bien. Il y a un an à peine, le bateau n’était pas en état, je suis immensément fier de mon équipe qui a rendu cela possible. En plus, il est clair que troisième j’aurais été déçu, mais deuxième c’est super, cela veut dire que je peux encore m’améliorer… »

    Un retour dans quatre ans ?

    « J’essaye de voir si ma femme est dans la salle ! On n’a pas eu le temps d’en parler encore. Vous savez, c’est parfois plus facile pour le skipper que pour la famille qui reste à terre. C’est un engagement énorme. Cela étant dit, oui, je ne peux pas m’arrêter à une deuxième place, je ne serais jamais satisfait avec cette place là. Il faut que je prenne du recul. Il faut pourvoir être sûr de pouvoir faire encore mieux. Faire une meilleure préparation, pour mettre toutes les chances de notre coté, c’est une bagarre, une guerre, c’est brutal, très dur, je sourie mais c’est brutal à vivre. Ce Vendée Globe était plus dur que le dernier. Si j’estime que j’ai une possibilité de gagner, ?Oui. On va voir ce qu’il va se passer, si mes partenaires me suivent, si on peut avoir une continuité dans cette équipe talentueuse. Vous voulez que je le refasse ? Vous voulez vraiment qu’un Britannique gagne le Vendée Globe ? Cet événement est tellement puissant ! Si je peux gagner cette course rien que pour l’internationaliser encore plus, ce serait alors mon objectif de revenir. »

    Descente de l’Atlantique

    « J’étais détendu en début de course, le vent est monté, j’ai commencé à voler, au cap Finisterre, j’étais devant, et je me suis trompé de manière ridicule, je me suis retrouvé à 100 milles derrière, quelle erreur ! Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, cela m’a fait du mal. Je voulais faire face à cette erreur. Après j’ai poussé sur la descente, le bateau était très rapide. Pour moi, le cap Vert n’a pas été un obstacle mais une opportunité ! Dans le Pot au Noir, c’était parfait pour mon bateau, j’allais vite je dormais bien. Et puis le foil a cassé. Le défi mental a changé. J’ai dû positiver et arrêter de penser à ce que la course aurait pu être si mon foil n’était pas cassé. »

    Le chenal

    « C’est surprenant à quel point on oublie vite, combien c’est brutal. C’est tellement physique, les voiles, le manque de sommeil, il faut avoir les idées claires. On se rend compte quand on arrive à quel point il y a du stress durant toute la course avec le risque qu’il arrive n’importe quoi. On anticipe tout ! On imagine tout ! Et quand on franchit la ligne, tout à coup, un poids s’en va. »

    La passion de nouveaux projets

    « N’est ce pas fantastique ? On peut faire progresser les bateaux, la voile en général. Foil pas foil, ça fait maintenant toute la différence. Nous avons une incroyable opportunité de développement. Le public est fasciné par les choix différents, les vitesses. Nos choix ne sont pas très extrêmes finalement ? Nous avons juste fait un pas en avant. Pour demain, allons-nous voler complètement au-dessus de l’eau ? Allons-nous avoir des bateaux très étroits ? Je ne suis pas si sûr, surtout concernant la largeur des bateaux. Ne pas pousser trop loin est une bonne idée, c’est une histoire de compromis. Dans certaines conditions, on est efficace, dans d’autres moins. Une chose est certaine, nous avons progressé et on sait que ça marche. C’est ce qui me fascine, c’est ce qui est incroyablement intéressant, c’est de travailler avec les architectes, comme Guillaume Verdier et VPLP. C’est formidable, ils sont ouverts d’esprit. Ils adorent ça ! Leurs yeux pétillent, c’est un vrai bonheur. De l’autre côté, c’est la construction. Il faut pouvoir construire de tels bateaux. La formule 1 et la voile ont des similitudes. Les constructeurs sont des orfèvres. J’adore cette partie du projet. »

    • Deuxième, c’est bien, cela veut dire que je peux encore m’améliorer ! •

  • Alex Thomson, Hugo Boss, deuxième du Vendée Globe 2016-2017

    20 janvier 2017 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 533

  • Dans une salle comble, après avoir pris son premier repas de terrien depuis 74 jours (entrecôte frites et omelette norvégienne !), Armel Le Cléac’h a répondu aux questions de l’organisation et des journalistes. Des réponses sans détours, de l’émotion, une immense joie d’avoir gagné ce Vendée Globe qui a occupé dix ans de sa vie, Armel, fatigué mais heureux, nous a « conté » son histoire autour du monde…

    Alex Thomson n’a rien lâché, est-ce qu’il t’a forcé à te pousser dans tes retranchements ?

    « C’est sûr qu’Alex m’a poussé jusqu’au bout, jusqu’à quelques heures avant l’arrivée. La descente de l’Atlantique a été très rapide, il a su faire la différence. Il a fallu s’accrocher à ce train d’enfer qu’il menait. Les mers du Sud, je m’en suis bien sorti avec l’expérience, la performance du bateau que je maîtrisais bien. Je suis sorti avec deux jours d’avance au cap Horn, je pensais avoir marqué un petit avantage. Malheureusement, la météo de l’Atlantique Sud et Nord n’a pas été facile pour moi. Tout ça a favorisé Alex qui est revenu de plus en plus près à chaque fois, il fallait être costaud mentalement. C’est pour ça que je me suis lâché un peu tout à l’heure, parce que c’était la pression depuis le cap Horn… Avec Alex, c’était différent de ce que j’ai vécu avec François il y a quatre ans. »

    Tu as embrassé ton bateau après la ligne d’arrivée, il est désormais vendu à Louis Burton, même si tu as d’autres projets, as-tu un petit pincement au cœur ?

    « C’est une superbe histoire Banque Populaire VIII, je me rappelle encore de cette déception de finir pas loin de la victoire. Mais mon partenaire m’a dit « on aimerait y retourner » et ils m’ont demandé si j’étais partant. Quelques semaines après, j’ai dit oui. Il y avait le projet de construire un nouveau bateau, avec mon équipe, ma « dream team » comme je dis. C’est un bateau très polyvalent, notamment dans les phases de transition, et je savais que c’était des moments-clés. Je voulais un bateau complet à toutes les allures, et donc c’est un bateau qui me ressemble dans la façon d’aborder un Vendée Globe. Oui à l’arrivée le bateau a fière allure. Je dis on, parce que c’est moi, le bateau et l’équipe. Il y a beaucoup de moments forts vécus ensemble, et la victoire c’est la cerise sur le gâteau. J’avais à cœur de finir cette histoire de la plus belle des manières, de le remercier, il n’a pas craqué le bateau, moi oui… Il est complet, performant. Il m’a fait plaisir sur l’eau, je suis très content. »

    Comment te sens-tu physiquement ?

    « Lors de mon premier Vendée Globe, j’étais arrivé épuisé, j’avais perdu 10 kg car j’avais mal géré la nourriture. Il y a quatre ans, j’étais en forme physiquement, mais déçu. Aujourd’hui, ça fait cinq-six jours que je suis en mode Figaro, j’ai peu dormi. Mentalement, je suis allé très loin dans mes ressources, je me suis fait violence car je me suis dit : « tu ne peux pas perdre cette course ». Je me suis battu jusqu’au bout, j’ai peaufiné le moindre réglage, je ne voulais pas avoir le moindre regret ensuite. »

    Quels problèmes techniques as-tu rencontré ?

    « Il y a des problèmes, on en a tous eu, ça fait partie du Vendée Globe. Je m’en souviens très bien, j’avais un rendez-vous téléphonique, les conditions étaient parfaites, j’allais me mettre à la table à carte et j’entends un grand bruit. Et là je vois ma voile J1 par terre. Le hook qui tient la voile était cassé en tête de mat. Effectivement cette voile-là, je n’ai pas pu l’utiliser du 13 décembre à la fin. C’était une voile qui fonctionne bien au près, donc c’était un petit peu compliqué. Deux jours après, l’équipe m’envoie un message pour me dire qu’il y avait un risque pour que les autres hooks lâchent également. J’ai vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Au final ça a tenu, merci, je touche du bois. Ça a été le point le plus compliqué pour nous. Je n’ai pas eu de problème à cause d’OFNI, donc mis à part ce problème-là, le reste a été parfait. C’est sûr que s’il n’y avait pas eu ce problème-là, j’aurais été un petit peu plus vite, mais on ne va pas refaire le match. J’ai gagné ! »

    Quel retour peux-tu faire des foils ?

    « Les foils, c’est la réussite d’un pari lancé avec des architectes il y a trois ans. Au départ on était sceptiques, puis on y a cru. Avec Banque Populaire on a été les premiers à tenter. Au final on a prouvé que cela marchait, le podium va être fait de foilers, donc c’était le choix qu’il fallait faire. Je suis content, on est allé au bout de la démarche. Moi j’ai géré à ma façon, je n’ai pas tout le temps mis le foil parce que, soit la mer n’était pas bonne, soit ça allait trop vite. On ne le met pas à 100% du parcours. Quand il fallait mettre un petit coup d’accélérateur au bon moment je le mettais. Quand Alex a battu le record de vitesse sur 24h, j’avais mis mon foil, j’étais à fond dessus et c’est passé. Au final je n’ai pas battu les 24h mais je n’ai pas perdu trop de milles, donc ça s’est plutôt bien passé. »

    Comment appréhendes-tu la suite, les médias, les sollicitations, le retour sur terre ?

    « J’appréhende, je ne sais pas trop, je prends les choses comme elles viennent. J’ai la chance d’être bien entouré. Ça ne va pas être de tout repos tout de suite, je dois aller à Paris. Je ne vais pas voir Gouesnach tout de suite. Mais je suis très heureux de ce qu’il va se passer, c’est du plaisir de raconter, d’échanger. C’est un projet de dix ans, dix ans de ma vie. Trois fois le Vendée Globe et trois fois jusqu’au bout. Je profite. C’est toujours un plaisir de raconter notre aventure, notre histoire. Et peu importe notre place, il y a 4 ans, ça avait été très sympa avec François d’aller à Paris. »

    Quatre figures du Vendée Globe félicitent Armel Le Cléac’h

    François Gabart :

    « Armel bravo, simplement bravo ! Tu as fait une course magnifique, tu avais le statut de favori, tu étais là pour gagner, uniquement pour gagner. Tu as géré ce statut à merveille. Tu es un grand et beau vainqueur ».

    Vincent Riou :

    « Je suis super content de ce qui est en train de t’arriver, d’ailleurs je suis là pour ça, parce que ça me fait plaisir que, enfin, tu remportes cette course. Moi, je n’ai pas eu de chance cette année mais il faut toujours se réjouir du bonheur des autres, c’est ce que je suis venu faire aujourd’hui. Tu nous as montré une course formidable avec une très belle maîtrise, beaucoup de sang froid dans cette remontée de l’Atlantique ».

    Alain Gautier :

    « Un grand grand bravo. Très impressionnant, pas surprenant mais on est fiers d’Armel ».

    Loïck Peyron :

    « Il faut juste apprécier le fait que là, on a affaire à un Monsieur. Un solitaire. C’était impressionnant de maîtrise, de savoir-faire. Ce n’est pas nouveau. Il n’est pas là par hasard, ça fait quelques années qu’on connaît le pépère. Mais là il va pouvoir mettre une petite croix, le Vendée Globe, c’est fait ».

    Réaction d’Yves Auvinet, Président de la Saem Vendée et du Conseil Départemental de Vendée :

    « Toute la Vendée est fière et salue ce soir la victoire exceptionnelle d’Armel Le Cléac’h, après 74 jours de course. Un véritable exploit de la part du skipper de Banque Populaire VIII, qui améliore de près de 4 jours le temps de référence de François Gabart en 2013. Armel est un magnifique vainqueur qui nous a fait vibrer et que nous remercions. Sa victoire démontre une nouvelle fois la forte dimension humaine mais aussi sportive du Vendée Globe, dont la 8ème édition n’aura pas failli à sa réputation ».

    • Je me suis fais violence, je suis allé très loin dans mes ressources •

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