Armel Le Cléac’h
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    On a beau être double vainqueur de la Solitaire du Figaro, avoir remporté la Route du Rhum 2018 en Class40, le parcours de Yoann Richomme illustre parfaitement la difficulté qu’il y a parfois de convaincre un sponsor pour se lancer dans le Vendée Globe. Marin confirmé, technicien d’exception, nanti d’un double bagage d’architecte naval et de préparateur de haut vol, il n’a pourtant pas pu trouver le financement lui permettant de partir serein à l’assaut du tour du monde. Plutôt que de continuer sur le fil de rasoir, il a préféré surseoir… pour mieux revenir ? Entretien.

    Vendée Globe : Yoann, vous venez donc d’annoncer que vous vous retiriez de la course aux sélections pour le Vendée Globe 2020 ?

    Yoann Richomme : Oui, c’est une décision réfléchie, une hypothèse que j’envisageais depuis quelque temps, même si j’ai voulu tout faire pour être présent au départ de cette édition 2020. Mais il y a un moment où il faut savoir passer à autre chose. Je n’avais aucune envie de me présenter avec un projet mal ficelé. J’ai besoin de l’aiguillon de la compétition pour me réaliser. Un tour du monde fondé uniquement sur l’aventure ne pouvait pas me satisfaire.

    VG : Peut-on refaire un petit historique de votre démarche ?

    YR : L’idée germe en 2016 au moment où mon engagement comme skipper MACIF se termine. J’ai déjà gagné la Solitaire du Figaro et je me sens mûr pour un projet plus ambitieux. J’ai donc établi un contact avec le propriétaire de Vivo a Beira (ex Sill et Véolia de Roland Jourdain puis Savéol avec Sam Davies). On a commencé à travailler ensemble en vue de la Transat Jacques Vabre 2017. À l’issue de la course, j’avais pu identifier les mises à jour nécessaires pour faire de ce bateau une machine performante au sein de la flotte des non-foilers. J’avais une idée du budget et j’ai débuté ma recherche de partenaires pour faire aboutir le projet.

    VG : Et les choses se révèlent plus compliquées que prévu…

    YR : Dans ce domaine, il existe toujours une part de chance. Pour ma part, en attendant de trouver les moyens de financer le projet Vendée Globe, j’ai décidé de continuer de me forger un palmarès. Mission accomplie de ce côté : une victoire dans la Route du Rhum en Class40 en 2018, puis une deuxième victoire dans la Solitaire du Figaro 2019. D’autres ont peut-être passé plus de temps à consolider les partenariats acquis. Il n’y a pas de règle d’or en la matière.

    VG : Et malgré ces résultats, le déclic ne se produit pas ?

    YR : C’est plus complexe. Mes performances m’ont permis de générer plein de contacts, de rencontrer plusieurs partenaires potentiellement intéressés. Reste que le système de sélection suscitait quand même pas mal d’incertitudes. C’est compliqué de dire à un possible sponsor que le couperet final pourrait tomber en juillet 2020, si jamais je faisais partie des derniers de la liste. À cette date, on a déjà engagé près de 80% du budget. J’ai toujours préféré être honnête avec les personnes que j’ai rencontrées. Je n’ai pas voulu éluder cette difficulté : on ne peut pas avancer si on n’est pas clair sur les règles du jeu. C’est une question de confiance. Je ne voulais pas promettre quelque chose que je ne pouvais pas garantir. Maintenant, si un partenaire m’avait dit : « OK, je prends le risque en connaissance de cause », j’y allais bien évidemment.

    VG : Pourtant, vous ne remettez pas en cause les règles de sélection ?

    YR : En aucun cas. Garantir que ce seront les marins qui auront le plus navigué qui seront sélectionnés me paraît parfaitement sain. C’est dans l’intérêt de la course et des concurrents d’avoir des skippers les mieux préparés qu’il soit. De plus, la règle qui impose que le couple concurrent bateau ne puisse plus changer à compter du 1er novembre signifiait que je bloquais le bateau et que son propriétaire ne pouvait plus espérer le louer. Ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de quelqu’un qui m’a toujours soutenu.

    VG : Par conséquent, quelles sont les perspectives à venir ?

    YR : Il y a la Transat Jacques Vabre aux côtés de Damien Seguin. On se connaît bien, ce sera notre troisième transat en double. On a les moyens de jouer dans notre catégorie des IMOCA « classiques » avec des équipages comme Clarisse Crémer et Armel Le Cléac’h ou le tandem Nico Troussel – Jean Le Cam. Et puis ce sera l’occasion de cumuler de l’expérience pour 2024.

    VG : Quelles sont les prochaines échéances, du coup ?

    YR : Dans l’idéal, ce serait de faire l’acquisition d’un foiler à l’issue du Vendée Globe en 2021 et de disposer de temps pour me préparer. C’est une perspective raisonnable que je peux offrir dès maintenant à mes partenaires potentiels. Dans ce cas de figure, j’aurais trois ans pour peaufiner le dossier avant le départ de l‘édition 2024.

    VG : Et à plus court terme ?

    YR : Je ne sais pas encore. En prenant cette décision, j’envoie aussi le message : je suis disponible pour de nouveaux projets, en attendant 2021. Il faut croire en sa bonne étoile.

    • Rendez-vous en 2024 pour Yoann Richomme •

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