Armel Le Cléac’h
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    8 décembre 2018 • Course au Large, Transat Jacques Vabre • Vues: 61

  • La classe IMOCA dresse un bilan (très positif) de la Route du Rhum

    Les 20 marins en lice dans la 11e édition de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe ont offert un formidable spectacle, au terme duquel Paul Meilhat (SMA) est sorti vainqueur devant Yann Eliès (Ucar-StMichel) et Alex Thomson

    6 décembre 2018 • Course au Large, IMOCA, Route du Rhum • Vues: 110

  • Report et nouvelle date de départ à l’étude

    Des avaries importantes ont touché les trimarans de la Classe Ultim 32/23 dans les dépressions qui leur ont, pour partie d’entre eux, barré la route de la Guadeloupe les lundi 5 et mardi 6 novembre derniers. Ces incidents

    5 décembre 2018 • Brest Océans, Collectif Ultim, Records • Vues: 871

  • Le Maxi Banque Populaire IX détruit par les éléments

    Depuis l’avarie qui a entrainé le chavirage du Maxi Banque Populaire IX le 6 novembre, l’assureur et le Team Banque Populaire ont travaillé sans relâche pour mettre en place une mission de récupération des éléments du

    24 novembre 2018 • Collectif Ultim, Course au Large, Records, Route du Rhum • Vues: 454

  • Marin de l’Année, et les nommés sont…

    Comme chaque année depuis 18 ans, la Fédération Française de Voile récompensera ses athlètes lors de la cérémonie du « Marin de l’Année » qui se déroulera le samedi 8 décembre à 19h au Nautic de Paris. Les

    21 novembre 2018 • Divers, Divers, FFVoile, Personnalités, Voile Légère • Vues: 168

  • Secouru par l’équipage portugais du « Sonho de Infancia » mardi soir, Armel Le Cleac’h a rejoint ce matin le port de Vigo en Espagne où l’attendaient des membres de son équipe. Il nous livre ses premiers mots avant de rejoindre ses proches en Bretagne.

    « Après Ouessant on se retrouve dans une zone de vent quelque peu compliquée.
    Il y avait une transition, nous on décide d’aller chercher un peu plus de vent dans l’ouest.
    Effectivement on se retrouve de nouveau à rattraper nos petits camarades qui s’étaient un peu échappés, il y a quatre bateaux devant moi et très vite on récupère quelques places, dû notamment aux avaries de deux concurrents directs Gitana et Sodebo, et puis je me retrouve en deuxième position dès le lundi soir dans le Golfe de Gascogne où on allait chercher cette deuxième dépression qu’on avait déjà bien surveillée depuis plusieurs jours à Saint-Malo à terre avec mon équipe, donc on continuait finalement notre stratégie comme prévu au départ.

    On s’était vraiment donné des limites en force de vent et d’état de mer, pour pouvoir préserver le bateau. Avant tout, l’objectif avec l’équipe était d’arriver en Guadeloupe.
    On savait qu’on avait le potentiel pour faire une belle place, mais d’abord l’essentiel était d’arriver. Pour ça on s’était mis des limites par rapport aux conditions météo.
    Malgré notre retard au départ, on n’a pas changé cette ligne de conduite avec Marcel mon routeur avec mon équipe à terre, donc on a continué cette stratégie, donc on avait un petit contre bord à faire dans l’ouest pour aller chercher une rotation de vent, dans des conditions de vent et de mer un peu plus fortes mais pas du tout dantesques.
    On est allé chercher jusqu’à 5 mètres de creux, il y avait des rafales à 35, 40 nœuds maximum, mais ça n’allait pas durer très longtemps.

    Mardi matin, je suis tribord amure au près direction l’est des Açores et on continue notre plan de route avec notre équipe météo à terre. Les conditions se sont un peu dégradées comme prévu, on a 35 nœuds de vent, de la mer qui s’est un petit peu formée, Je suis à ce moment-là avec le minimum de voile à bord de Banque Populaire, 3 ris dans la grand-voile, le J3 ce qu’on appelle l’ORC, la plus petite voile de près, et le bateau avance normalement.
    J’ai vraiment réduit la vitesse pour ne pas faire souffrir le bateau parce qu’on sait que c’est le moment un petit peu compliqué à passer que derrière les conditions dans la soirée vont nettement s’améliorer, et que finalement ensuite ce sera vraiment la descente, la glissade vers les Antilles.
    Tout se passe bien, j’ai réussi à dormir quelques heures la nuit précédente pour justement passer ces conditions un peu difficiles, et puis le bateau avance normalement.
    Je suis à ce moment-là en veille au niveau du piano pour être à même de pouvoir choquer les écoutes parce qu’il y avait de temps en temps des petites surventes.
    Tout d’un coup, le bateau bascule sur le côté, en quelques secondes, je ne me rends pas vraiment compte de ce qui se passe, le bateau est complètement gîté, je me rends compte qu’on est en train de chavirer. J’aperçois le flotteur sous le vent qui est détaché du bateau, donc je me dis qu’il y a dû y avoir quelque chose qui a lâché, je ne sais pas quoi, en tout cas, je suis plutôt dans l’urgence de gérer la crise, surtout pour moi d’essayer de trouver une solution pour être en sécurité et me retrouver si possible à l’intérieur du bateau dans la coque centrale quand le bateau aura fini de se retourner.

    Je ne sais pas ce qui s’est passé, ça a été très rapide, le flotteur, ou quelque chose qui s’est détaché. Là pour le coup, c’était tellement brutal et tellement rapide que j’ai été surpris, je ne m’attendais pas à ça bien sûr.

    Déjà il a fallu que je réussisse à rentrer dans le bateau, ça ne s’est pas fait facilement. J’ai réussi tant bien que mal à rejoindre la coque centrale et à rentrer par le hublot qui est prévu pour ça, à l’arrière, et donc me retrouver à l’intérieur du bateau, en sécurité, pour pouvoir déclencher les secours et notamment la balise de détresse. Je l’ai actionnée assez rapidement, ensuite j’ai pu ouvrir le sac de survie qui est à bord pour pouvoir avoir tout de suite les premiers outils pour pouvoir me mettre en sécurité et enfin contacter la terre.
    J’ai appelé mon équipe pour leur dire que j’étais bien à bord et que ça allait même si j’avais assez mal aux côtes, j’étais un peu sonné mais j’étais dans le bateau sain et sauf et que j’attendais maintenant les secours pour venir me chercher. Ça a pris un peu de temps.

    Après l’organisation du sauvetage s’est mise en place avec les différents organismes de sécurité, la Marine française, la Marine portugaise, la Direction de course et le Team Banque Populaire.
    Les choses se sont faites progressivement, moi j’étais en contact avec la terre régulièrement, ils m’ont donné des nouvelles.
    Déjà, ils avaient la position du bateau, ce qui était plutôt bien. Ensuite il a fallu dérouter un ou plusieurs bateaux. J’ai su plus tard qu’il y avait un cargo et un bateau de pêche qui allaient rejoindre la zone sur laquelle je me trouvais et qu’un avion français allait décoller pour pouvoir survoler ma position et qu’un deuxième avion portugais allait aussi venir sur zone. Ça a pris 6-7 heures avant l’arrivée du premier avion français, avec qui j’ai pris contact par VHF pour préciser ma position, pour dire que tout allait bien à bord, et à ce moment-là ils m’ont informé qu’un bateau de pêche portugais avait été dérouté et qu’il allait arriver sur zone en début de nuit vers 20h-21h (heure française), pour pouvoir me porter secours.

    D’abord j’ai été récupéré par le bateau de pêche, c’était quand même un moment assez chaud, parce que les conditions de mer et de vent ne s’étaient pas vraiment calmées. Sur zone, c’était toujours bien agité, ça remuait pas mal dans le bateau. Le bateau de pêche est arrivé vers 20h.
    On avait mis en place une organisation pour mon sauvetage : j’avais échangé avec les deux avions pour leur dire comment j’allais pouvoir sortir du trimaran et rejoindre le bateau de pêche. J’avais prévu de mettre mon radeau de survie à la mer, de monter dedans, et de rejoindre si possible le bateau de pêche à ce moment-là pour monter à bord. C’est ce que j’ai réussi à faire vers 21h.
    Ça a été un petit peu compliqué parce que la mer était difficile, il faisait nuit mais heureusement, le bateau de pêche et notamment le Capitaine a très bien manœuvré, l’équipage a été formidable, ils m’ont vraiment bien aidé dans cette manœuvre.
    Très vite j’ai réussi à monter à bord de ce bateau de pêche portugais où j’ai été très vite bien accueilli, ils m’ont proposé de prendre une douche de me donner des vêtements parce que j’avais uniquement ma combinaison de survie, et se sont souciés de savoir si j’allais bien. Vraiment très sympa l’équipage.

    J’ai pu à ce moment-là prévenir mon équipe et les différents moyens de sauvetage pour dire que j’étais bien à bord et que l’opération de sauvetage s’était bien passée et qu’ensuite on allait rejoindre Vigo (Espagne), mais que ça allait prendre un petit peu de temps parce qu’il fallait deux jours et demi pour rejoindre le port de destination.

    Toute l’équipe est mobilisée pour essayer de récupérer le bateau, aujourd’hui les choses se mettent en place. C’est pas simple, parce que le bateau est entre les Açores et le Cap Finisterre, les conditions de mer et de vent sont un peu agitées en ce moment, il faut trouver les bons bateaux, il y a normalement un bateau qui va partir dans les heures qui viennent avec une partie du team Banque Populaire pour aller récupérer le bateau le plus vite possible. »

    • Les premiers mots d’Armel Le Cleac’h après son retour à terre •

  • Après avoir été secouru la nuit dernière par un navire de pêche, Armel Le Cléac’h est actuellement en route vers les côtes espagnoles qu’il devrait rejoindre d’ici vendredi. Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire qui a pu échanger avec le skipper nous livre ses premières informations suite à l’avarie qui a entraîné le chavirage du Maxi Banque Populaire IX.

    Comment va Armel Le Cléac’h ?

    Il va bien, il est à bord du chalutier espagnol qui a pu le récupérer hier, il se dirige vers les côtes espagnoles qu’il devrait toucher vendredi. Il est pressé de retrouver sa petite famille.

    Quelles étaient les conditions en mer au moment de la casse ?

    Au moment de la casse, on est à l’endroit où l’on souhaitait être avant même le départ de Saint Malo. C’était la stratégie que l’on avait. On s’était fixé des conditions de mer et de vent maximums que l’on n’a pas dépassé. Nous n’avons pas pris plus de risque parce que l’on avait fait une escale, en aucun cas.
    On était dans le tempo prévisionnel que l’on avait prévu. Il y avait 30/35 nœuds de vent, 5 mètres de mer, Armel maîtrisait parfaitement son sujet, il allait sortir de ce vent un peu costaud dans les 3 à 4 heures de course qui allait suivre, on l’avait eu peu de temps avant et tout allait bien à bord.

    Peux-tu nous raconter les circonstances du chavirage ?

    De ce que nous a expliqué Armel, au moment du chavirage, il était donc 3 ris J3, la plus petite voilure que l’on peut avoir sur le maxi trimaran. Il faisait donc attention de ne pas aller trop vite avec le bateau parce que la mer était d’une hauteur de 5 mètres et il ne voulait pas prendre de risque particulier. D’un coup, il a entendu un « crac », il a vu le flotteur qui partait et le bateau a chaviré après la perte de ce flotteur.

    Comment s’est déroulée l’opération de sauvetage ?

    Nous avons appris hier après-midi qu’un chalutier espagnol présent sur zone allait se dérouter pour récupérer Armel. Ce dernier est arrivé en soirée sur le trimaran et ils ont pris la décision avec Armel d’effectuer l’opération de sauvetage. Chose qui a été réalisée relativement rapidement. Armel a mis son radeau de survie à l’eau et il est monté dedans, le chalutier espagnol lui a lancé un cordage pour le ramener et l’a hissé à bord. C’est une opération qui a été rondement menée, Armel nous a appelé aux alentours de 22h00 pour nous dire que l’opération était terminée et que tout allait bien.

    Comment se déroule l’opération de récupération du bateau ?

    Après le sauvetage d’Armel qui était vraiment la priorité, nous nous consacrons maintenant à la récupération du bateau. Une équipe du Team Banque Populaire est parti aux Açores rejoindre une autre équipe affrétée par les assureurs du Maxi Banque Populaire IX. On espère pouvoir prendre la mer d’ici 24 heures pour rejoindre la position du bateau et pouvoir le tracter vers la côte.

    • Interview de Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire •

  • Parti samedi après-midi de Lorient, à bord du Maxi Banque Populaire IX et à quelques semaines du coup d’envoi de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Armel Le Cléac’h a bouclé au petit matin sa qualification de 1200 milles en deux jours et demi. Ce passage obligé est une première en solitaire depuis la mise à l’eau et représente un grand pas en avant pour le skipper et toute son équipe. Un test grandeur nature qui permet de reprendre confiance en la machine et de retrouver ses automatismes.

    Quel parcours as-tu effectué pour cette qualification ?

    Armel Le Cléac’h : Parti samedi après-midi de Lorient, je suis descendu plein sud dans le Golfe de Gascogne pour profiter du vent d’est qui était encore en place. J’ai effectué un long bord pour aller me rapprocher des côtes espagnoles. Ensuite, j’ai longé le nord de l’Espagne pour traverser une zone de vent faible avant l’arrivée d’un vent d’ouest / sud ouest que j’étais venu chercher au large du Cap Finistère là où le vent est entré comme prévu jusqu’à 30 nœuds. Ce vent provenait d’une belle dépression, un ancien cyclone qui s’appelle Hélène et qui passait au large. Une fois que j’ai été cherché assez de vent, j’ai pu faire demi-tour et revenir vers Lorient sur un long bord de portant avec du vent soutenu pour pouvoir finir ce parcours par des conditions plus musclés et des vitesses plus élevées. Je suis arrivé au petit matin à Lorient. Un bon test, un parcours assez complet, parce qu’il y a eu de tout, du petit temps, du vent médium et de la brise, un peu de près et beaucoup de portant. C’était un parcours de qualification très intéressant.

    En combien de temps ?

    Armel Le Cléac’h : 1200 milles en un peu plus de 2 jours et demi. Ce n’est pas une moyenne très élevée pour un bateau comme le nôtre mais c’est plutôt pas mal ! C’est surtout la deuxième partie de la qualification qui a été intéressante, elle a été réalisée en moins de 24 heures. Les conditions sont assez proches de ce que l’on aura sur la Route du Rhum notamment dans les Alizés, avec du vent portant, c’était important de tester le trimaran, d’aller chercher ce type de conditions que nous n’avons pas eu depuis la mise à l’eau.

    Depuis cette mise à l’eau fin Août, quelles sont les sensations à bord ?

    Armel Le Cléac’h : Jusque-là, avec le Team Banque Populaire, nous avons bien repris le bateau en main. Tout fonctionne parfaitement. Nous n’avons pas eu de mauvaise surprise. C’est important pour moi d’aller naviguer en solo, en configuration Route du Rhum. C’était la première fois que je le faisais depuis la mise à l’eau. De reprendre confiance, de gérer son sommeil, les manœuvres, d’analyser tous les systèmes qui ont été ajoutés depuis le chavirage. Tout ça, c’est rassurant. Aujourd’hui, nous avons franchi un grand pas vers la Route du Rhum. Ces deux jours en mer, c’est presque un tiers du parcours de la course et c’est primordial de s’entraîner dans des conditions réelles.

    La Route du Rhum approche, quel est le programme dans cette dernière ligne droite ?

    Armel Le Cléac’h :On passe de la mise au point à la performance. C’est pour cela que l’on va aller dès demain se confronter à nos adversaires directs (en class Ultim) à Port-la-Forêt pour un premier stage. Ce sera une navigation de 24 heures en faux-solo. Je vais faire l’ensemble des manœuvres et du parcours seul mais il y aura 4 membres du Team Banque Populaire à bord pour à la fois observer et regarder ce que font les autres bateaux. Puis on se retrouvera dans 15 jours, pour un deuxième et dernier stage avec un parcours de 36 heures. J’ai hâte, c’est la première fois que nous allons nous comparer à nos concurrents. Ça va être intéressant, nous allons pouvoir noter les plus et les moins du Maxi Banque Populaire IX, découvrir le potentiel des autres. De nous jauger dans notre préparation et dans notre niveau de performance. On continuera ensuite pendant 15 jours les entraînements à Lorient et ensuite nous quitterons notre port d’attache pour Saint-Malo.

    Après les difficultés des derniers mois, quel est ton état d’esprit aujourd’hui ?

    Armel Le Cléac’h : Je me sens bien, il y a eu plusieurs phases. Il y a eu le chavirage et l’après chavirage. Une course contre la montre. Très vite avec l’équipe, nous avons positivé pour remettre en route le Maxi Banque Populaire IX le plus vite possible. Maintenant la priorité, c’est reprendre à la fois confiance dans le bateau mais aussi dans ses sensations et puis finalement de retrouver du plaisir à naviguer. Et c’est le cas, à chaque fois, que ce soit en équipage ou en solitaire, je suis motivé parce que c’est toujours une satisfaction de le faire sur ce bateau. L’état d’esprit est positif. On a envie de bien faire avec le Team et on a tous cet objectif en tête. Les journées sont comptées, le travail est là. On s’y applique. Cette qualification, c’est déjà un grand pas en avant vers la Route du Rhum.

    • Armel Le Cléac’h qualifié pour la Route du Rhum •

  • Beau temps, belle mer – et surtout belles bagarres

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    29 août 2018 • Collectif Ultim, Course au Large, Records, Route du Rhum • Vues: 840