Morgan Lagravière
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  • Boris Herrmann en tête du classement IMOCA

    A un peu plus de trois mois du départ du 9e Vendée Globe et après l’épreuve préparatoire de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne courue ce mois-ci, le classement du championnat réunissant les skippers IMOCA vient

    25 juillet 2020 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 148

  • Le YESECAM! de Jean Le Cam vient d’être mis à l’eau, après 7 mois de chantier. Jamais cet Imoca, avec lequel Jean a couru le Vendée Globe 2016, n’a été aussi abouti, et par son propre skipper de surcroit. Jean Le Cam sera au départ de son cinquième Vendée Globe, le 8 novembre prochain. D’ici là, il poursuit sa recherche de partenaires soutenu par son entourage, dont l’écrivan Erik Orsenna.

    Jean courra son 3è Tour du Monde sur cet Imoca qu’il a baptisé “Hubert”, en mémoire à Hubert Desjoyeaux, qui l’a construit et qui était un ami. Ce bateau qui a mené Michel Desjoyeaux à la victoire en 2008, Jean a appris à le connaître sur la Barcelona World Race 2014 sur laquelle Bernard Stamm l’avait embarqué. Ensemble ils ont remporté ce tour du monde en double. Puis Jean l’a racheté pour prendre le départ du Vendée Globe 2016, qu’il a terminé en 6è position.

    Les mains dans la colle.

    Rassembler une équipe, oui, la laisser seule non… Jean Le Cam a cette particularité dans le milieu, de connaître son bateau sur le bout des ongles. Avec son équipe de 5 techniciens ultra compétents et polyvalents, Jean bricole, usine les pièces, démonte les pièces mécaniques, révise le gréement, optimise les moindres systèmes mécaniques et informatiques, scrute les moindres recoins de cet Imoca. Pour Jean, courir le Vendée Globe, ce n’est pas seulement une aventure de trois mois de mer, c’est aussi une histoire humaine magnifique qui dure des années. Un Vendée Globe, ça se prépare, se réfléchit, se murit, imprègne le skipper et son équipe dans leur quotidien.
    Pour son 5ème Vendée Globe, Jean Le Cam est allé au bout de ses envies, il a optimisé son bateau comme jamais auparavant il ne l’avait fait. Nouvelle casquette du YesWeCam! de Jean Le Cam, skipper – Vendee Globe 2020 : Nouvelle casquette du YesWeCam! de Jean Le Cam, skipper – Vendee Globe 2020 © ©Anne Le Cam Le bateau a gagné du poids, il est doté d’une nouvelle casquette, le moteur a été déplacé, des structures ont été modifiées, les ballasts sont dotés d’un nouvel agencement.

    Hâte de le voir évoluer.

    Jean, David, Julien, Fred, Mathieu et Tristan sont pressés de naviguer sur ce bateau pour connaître ses nouvelles attitudes, comprendre son nouveau fonctionnement et le rectifier le cas échéant. Et Jean ne le fera pas seul. Il tient à ce que son équipe de jeunes préparateurs bénéficie d’une formation très complète grâce à leur engagement sur la préparation de “Hubert”. Analyser les résultats de son travail, c’est un élément essentiel pour progresser.

    Jean Le Cam se préparara donc en équipe, fera quelques sorties en solitaire et accueillera également à son bord des partenaires avant le départ du Vendée Globe.

    Objectifs financier et sportif.

    Si YESWECAM! affiche deux partenaires financiers précieux, la famille IBIS et le Crédit Agricole du Finistère, il lui manque toutefois trois partenaires qui apporteraient chacun 200 000 euros par an sur 2 ans. Le bateau porte un message puissant, positif, rassembleur afin que plusieurs entreprises puissent se l’approprier facilement.
    L’objectif de Jean sera de boucler son 5è tour du monde en moins de 80 jours sur le podium des bateaux sans foil, presque une contre tendance dans le foisonnement des foilers.

    “Le Cam” par Erik Orsenna

    Il était une fois un roi.
    Le plus particulier des monarques.
    Car ce roi n’était propriétaire que d’un seul cheval.

    D’ailleurs le plus original des chevaux : d’abord, parce que ce cheval-là n’allait que sur l’eau. Ensuite, parce que ce cheval -là pouvait rajeunir, à condition de s’occuper de lui durant des heures et des heures.

    Ce roi, on pouvait en dire tantôt qu’il ne possédait rien (obligé qu’il était de toujours repartir à zéro) et tantôt qu’il possédait tout (puisque la planète entière était son terrain de jeux).

    D’habitude, on devient roi par succession.

    Ce roi-là , nul ne méritait plus sa couronne car il ne la devait qu’à lui-même et à sa toute petite équipe de fidèles.

    Le roi dont je parle avait d’étranges pèlerinages. Certains marchent jusqu’à Chartres, au plus loin Compostelle. Lui ne s’estimait apaisé qu’après avoir doublé le Cap Horn. Six fois déjà !

    L’âge venant, j’ai rencontré plutôt des reines. Et aussi des présidents. Ils et elles vivaient entouré(e)s d’une cour. Lui ne supporte que les amis. La vérité, la liberté, la générosité des amis.

    Les rois normaux, on les voit passer dans un carrosse.

    Lui, il vous embarque sur son bateau.

    Ce roi, vous l’avez reconnu.

    Il se prénomme Jean.

    Et en novembre, il va repartir une fois encore autour du globe.

    Pourquoi ? S’interrogent certains.

    Pourquoi ? Vous n’êtes plus jeune.

    Ces gens-là ne savent pas ce que c’est qu’un rêve.

    Ni ce que c’est qu’un roi.

    Moi je sais.

    Il faut vous dire que ma maman, que j’aimais tant, était monarchiste. Il faut vous dire qu’elle habitait Versailles. J’ai été nourri d’histoires de monarques. Lesquels, pour être franc, ne m’intéressaient guère.

    Alors je suis triste qu’elle ait quitté ce monde.

    Je lui aurais présenté un vrai roi. Un roi selon mon cœur.

    Celui qui s’appelle Jean.

    Et dont le royaume n’a pas de frontière, puisqu’il s’appelle l’océan.

    Et dont l’histoire n’a pas de fin, parce que c’est déjà, une légende.

    Et que le propre d’une légende est de continuer.

    • Jamais le bateau n’a été aussi optimisé •

  • La confrontation, vite !

    C’est un Thomas Ruyant particulièrement regonflé qui a retrouvé en début de semaine dernière sa base de Lorient, après quatre jours de stage intensif à Port la Forêt en compagnie d’un certain nombre d’autres

  • Un cochon, des cannelés, un Petit Prince et des temples… Chaque marin emporte en mer une habitude, une marotte, un rituel. Le point sur ces infos essentielles à quatre jours du départ de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne.

    Thomas Ruyant

    Sur-mesure : Pour supporter les soubresauts de son IMOCA neuf, le skipper de LinkedOut a fait mouler un fauteuil à la forme de son corps, orienté dos à la route. Toute l’ergonomie a été repensée face au défi de la vitesse.

    Miranda Merron

    Voilà les thés : La Britannique est une des rares capables de discuter avec Kojiro Shiraishi dans sa langue natale – la seule ? Diplômée de Cambridge, où elle a appris le japonais, la skipper de Campagne de France a aussi travaillé au Japon dans la publicité. On ne sait pas si elle tient de son Angleterre natale ou de ses années nippones son amour immodéré pour le thé.

    Kojiro Shiraishi

    Temple barre : Le skipper japonais de DMG Mori Global One prie tous les jours devant son temple pour la sécurité maritime. En réalité, il en faut trois pour sécuriser sa trajectoire en mer. Le premier est une représentation du temple des 9 têtes de dragons, à Hakone. Le deuxième est une miniature du temple de la compétitivité à Tokyo, sa ville natale. Le troisième est le temple du Mont-Fuji et porte le thème de la santé. Les trois créent le temple de la sécurité maritime.

    Isabelle Joschke

    Coques en stock : La navigatrice franco-allemande de MACSF ne part jamais sans eux. Non, sans œufs. Fan d’omelettes, elle préfère les casser elle-même. Aussi, son équipe a aménagé une cachette sécurisée dans le bateau, avec des boîtes collées en fond de cale.

    Fabrice Amedeo

    PNC aux portes : Son monocoque à foils n’étant pas un bateau de tout repos, le skipper de Newrest – Art&Fenêtres a choisi de s’enharnacher, faisant installer une ceinture de siège d’avion sur sa bannette afin d’éviter les envols intempestifs.

    Maxime Sorel

    Trop c’est trop : Le skipper de VandB – Mayenne redoute les excédents de bagage : il s’avoue incapable de doser ce qu’il emporte, ayant toujours peur de manquer. Il a donc délégué à son équipe la responsabilité de faire son sac de vêtements, l’avitaillement et les pièces de rechange embarquées.

    Arnaud Boissières

    Girondin : C’est une habitude qui a la vie dure et la dent douce : à chaque course, le skipper de La Mie Câline – Artisans Artipôle, né à Talence, près de Bordeaux, embarque les cannelés préparés par sa maman. On les dit aussi tendres qu’un cœur.

    Clarisse Crémer

    Plastique pas fantastique : A bord de Banque-Populaire X, Clarisse tente de limiter l’usage des contenants plastiques. La navigatrice a organisé son avitaillement par sacs semainiers et non plus quotidiens, comme de coutume. C’est toujours ça de gagné !

    Giancarlo Pedote

    La famille, c’est sacré : Rien. Pas un masque florentin à bord, pas un plat de pâtes fraîches pour le premier jour, pas un maillot de foot – le tour des clichés est achevé. Rien, sinon un doudou de ses enfants pour réchauffer le cœur, le moral et donner une bonne raison de plus au skipper de Prysmian Group de vite rallier l’arrivée.

    Yannick Bestaven

    Jamais sans mon carré : Le tarif, c’est une par jour. Pas plus, mais sûrement pas moins. Le skipper de Maître CoQ IV embarque une tablette de chocolat noir par jour. A vous donner envie de rester un peu plus longtemps en mer…

    Clément Giraud

    Double vue : Clément Giraud a un partenaire, Monsieur Madame, mais il court sous les couleurs de Pour un monde sans SIDA, le sponsor d’Erik Nigon qui, lui, ne court pas la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Pourquoi ? Un incendie s’est déclaré sur le bateau de Clément Giraud sur le village départ de la Transat Jacques Vabre, le privant de monture. Alors Erik Nigon, déjà qualifié pour le Vendée Globe, a prêté son bateau afin que le skipper varois ait une chance de prendre le départ le 8 novembre prochain.

    Jérémie Beyou

    Si t’es fort : C’est lecture sport ! Le skipper de Charal est un authentique passionné de sport, et c’est bien ce qui le rapproche de la terre à chaque minute. Vous avez envie de partager les résultats de la 23e journée du championnat de foot finlandais ? Ne vous fatiguez pas, Jérémie les connaît déjà.

    Sébastien Simon

    Balance : Malgré les monceaux de bonbons qui pourraient lui faire tous ses repas s’il n’y faisait attention, Sébastien Simon n’a pas pris un gramme depuis des années. La preuve ? Le siège embarqué à bord de l’IMOCA ARKEA PAPREC a été façonné sur le même moule que son siège en Classe Figaro.

    Sam Davies

    Qui est qui : Fan de dessins animés, femme et mère de fans de dessins animés, la skipper de Initiatives-Coeur a baptisé ses foils. S’agit-il de :
    1- Orville et Wilbur, comme les albatros de Bernard et Bianca ?
    2- Doris et Marin, qui vivent dans Le Monde de Nemo ?
    3- Rox et Rouky, pour un hommage déguisé à son sponsor sur le Vendée Globe 2006-2007 ?
    La bonne réponse est la 1. C’est également le prénom des frères Wright, pionniers britanniques de l’aviation.

    Boris Herrmann

    Le feu et la glace : n’allons pas croire que la vie monégasque pousse le skipper de Seaexplorer – Yacht Club de Monaco à se projeter facilement dans la douceur des bords de Méditerranée. Mais quand même… Entre son maillot de bain ornementé de requins et sa marotte à l’arrivée (glace à la vanille impérative !), le marin allemand aime bien les signaux du farniente.

    Kévin Escoffier

    Va-t’en rassuré : A bord de PRB, le Malouin ne voyage pas tout seul : il embarque Saint-Christophe, patron des voyageurs.

    Charlie Dalin

    On ne voit bien… : A bord d’Apivia, se promène Le Petit Prince. Se promène est un bien grand mot, compte tenu de la vitesse des IMOCA aujourd’hui, et du fait que sa petite taille ne l’aide pas à tenir debout : c’est une figurine. C’est également un clin d’œil à l’association Les Petits Princes, qui réalise les rêves des enfants et adolescents gravement malades. Le Petit Prince (de) Charlie a déjà une victoire sur la Transat Jacques Vabre. Un bon départ !

    Damien Seguin

    Tire-bouchon : Le skipper de Groupe APICIL embarque à son bord son animal fétiche : un cochon. Pour soigner le poids embarqué, il se contente de cochons sur autocollant, un par bord, et sur le pont pour limiter la promiscuité. C’est une vieille habitude qui prend sa source après une victoire sur une régate en Guadeloupe, remportée avec Thibault Vauchel-Camus à la fin des années 90. Le papa de Damien les avait félicités à sa façon : « Vous êtes de bons cochons ! », en référence au film Babe qui venait de sortir.

    Manuel Cousin

    Tentaculaire : Depuis au moins 20 ans, le skipper de Groupe SÉTIN fait la route avec Madeleine Sourire, nom donné par Laurane, sa fille, à la pieuvre en peluche devenue la mascotte de toutes ses aventures nautiques.

    Armel Tripon

    Classique : Si le temps lui manquera sans doute pour ouvrir un bouquin, le skipper de L’Occitane en Provence ne manquera de s’accorder des plages de musiques classique. Son sponsor ne le contraint pas à écouter La tristesse d’un grand ciel blanc, de l’Avignonnais Olivier Messian, ni La mer, de Claude Debussy. Mais bon, le contexte s’y prêtera peut-être, pendant la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne…

    Alan Roura

    Pêcheur d’îles : Le skipper suisse de La Fabrique ne se sépare jamais de son hei matau. Son pendentif maori, en os ou en néphrite, a la forme de l’hameçon trsès stylisé avec lequel, dans la légende maori, Maui, le héros civilisateur de la Polynésie, pêcha les îles au fond de la mer. Le hei matau confère force, bonne fortune et protection sur l’eau.

    • Les indiscrétions des skippers de la Vendée – Arctique •

  • Les éditions Gallimard et l’Institut Pasteur embarquent dans l’aventure arctique

    Dans ce contexte de crise sanitaire d’une ampleur extraordinaire, chacun rêve de voyage, d’espace et de découverte. Les marins, eux, piaffent d’impatience à l’idée de renouer avec la compétition et le large, avec le

    30 juin 2020 • Course au Large, IMOCA, Vendée-Arctique - Les Sables • Vues: 295

  • La Transat Jacques Vabre consolide son héritage

    La Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, la plus grande Transatlantique en duo, réunira trois partenaires majeurs : la Ville du Havre et Jacques Vabre, partenaires historiques qui confirment un engagement sur les 3

    27 juin 2020 • Class40, Course au Large, IMOCA, Multi50, Transat Jacques Vabre • Vues: 201

  • Boris Herrmann au départ du Vendée-Arctique

    A quelques mois du départ du Vendée Globe, l’Allemand Boris Herrmann sera au départ de la course Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonnes à bord du Seaexplorer – Yacht Club de Monaco. Cette course qui mènera pendant

    25 juin 2020 • Course au Large, IMOCA, Vendée-Arctique - Les Sables • Vues: 239

  • Que d’enjeux sur la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne !

    Renouer avec la compétition et la vie au large, se qualifier pour le Vendée Globe… et éventuellement gagner, la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne dont le départ sera donné le 4 juillet à 15h30, recèle mille enjeux.

    24 juin 2020 • Course au Large, IMOCA, Vendée-Arctique - Les Sables • Vues: 282

  • Le bel alignement de la galaxie LinkedOut !

    Les planètes s’alignent en un bel agencement pour LinkedOut, son voilier porteur des valeurs de l’inclusion, et son skipper Thomas Ruyant, en phase avec le tempo quelque peu démoniaque d’une préparation au Vendée Globe.

  • Le 8 novembre entériné pour le départ du Vendée Globe

    À cinq mois du Vendée Globe, les concurrents ont presque tous remis leur bateau à l’eau et repris le cours de leur préparation à la neuvième édition. Mise au point sur les étapes importantes qui vont jalonner la

    8 juin 2020 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 465