Jean-Pierre Dick
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  • Sam Davies, marraine des dix ans du TOUR DE BELLE-ILE

    16 avril 2018 • Régates, Tour de Belle-Ile, Trophée Atlantique • Vues: 235

  • Cette semaine a été chargée et constructive pour l’IMOCA. Après le stage sécurité organisé à la Trinité-sur-Mer mercredi 4 avril, les acteurs de la classe se sont retrouvés le lendemain à Lorient pour l’Assemblée Générale 2018. Incitation à utiliser les énergies renouvelables à bord, accord pour poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race, nouvelle règle concernant les radars : trois grandes décisions ont été votées et validées à une large majorité.

    C’est dans les locaux du Football Club de Lorient que s’est tenue le jeudi 5 avril l’Assemblée Générale annuelle destinée à fixer les grandes orientations de la classe IMOCA. Une soixantaine de personnes étaient présentes, skippers et teams managers. Plusieurs décisions ont été approuvées avec un taux d’acceptation de 85 à 90 %.

    Inciter à l’utilisation d’IMOCA sans énergie fossile

    Les participants à l’AG ont voté une nouvelle règle devant favoriser les énergies renouvelables à bord des bateaux afin qu’ils n’utilisent plus de gasoil. Certains skippers ont déjà annoncé leur volonté de faire évoluer leurs bateaux en passant d’un moteur à explosion à un moteur électrique. Cette volonté de suppression de l’énergie fossile est clairement dans l’ère du temps et répond à une prise de conscience partagée entre les skippers d’aller vers des bateaux plus optimisés en terme de développement durable.

    Poursuivre les discussions engagées avec la Volvo Ocean Race

    Les skippers IMOCA ont aussi voté en faveur d’un possible inscription de la Volvo Ocean Race au programme des courses IMOCA. Les acteurs de la classe donnent donc leur accord de principe sur le fait que le prochain tour du monde en équipage avec escales puisse se disputer sur des 60 pieds IMOCA. C’est désormais au Conseil d’Administration de poursuivre les discussions avec la Volvo Ocean Race.

    Antoine Mermod, Président de la Classe IMOCA :

    ” Globalement les skippers ont voté massivement pour ce rapprochement. Maintenant les discussions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent entre l’IMOCA et la VOR, afin de définir ensemble les bases de ce partenariat. Les skippers ont une vraie envie d’avancer dans ce sens et on est prêts. La balle est maintenant dans le camps de la VOR…”.

    Des radars plus performants pour diminuer les risques de collision

    Augmenter la sécurité des bateaux constitue un enjeu majeur pour la classe IMOCA. Ainsi, une nouvelle règle imposera d’embarquer des radars plus performants à partir du départ de la Route du Rhum 2018. L’objectif est de donner aux marins solitaires un meilleur outil de veille pour diminuer, autant que faire se peut, les risques de collision.

    Un Conseil d’Administration international

    Outre ces trois décisions importantes, l’Assemblée Générale a permis d’élire deux nouveaux membres au Conseil d’Administration : le Suisse Alan Roura et l’Allemand Boris Herrmann. Ils rejoignent ainsi Louis Burton, Paul Meilhat et le Néo-Zélandais Conrad Colman. Antoine Mermod reste Président, le Britannique Alex Thomson vice-Président et Charles Euverte trésorier. Parmi les huit membres du CA, quatre sont étrangers, ce qui reflète bien la volonté d’internationalisation de la classe IMOCA.

    Réaction du skipper Boris Herrmann suite à l’AG IMOCA :

    ” Cette Assemblée Générale a été un grand succès. Toutes les propositions de changement de règles ont été acceptées. La poursuite du rapprochement avec la Volvo Ocean Race est une excellente nouvelle. Si les deux plus prestigieuses courses offshore (Vendée Globe et Volvo) se disputent en IMOCA, ce sera un atout majeur pour augmenter la popularité de la classe à l’international et monter des nouveaux projets encore plus vendeurs auprès des sponsors. Quant à la décision sur les énergies renouvelables, elle va aussi dans le bon sens. Se dire que l’on peut boucler un tour du monde en produisant sa propre énergie, sans gasoil, est très inspirant. En prônant les énergies propres, nous apportons notre petite contribution dans une problématique plus vaste qui touche l’ensemble de nos sociétés. C’est l’âme de la classe IMOCA que de chercher l’innovation en permanence, dans tous les domaines. A titre personnel, j’ai un partenariat avec la marque BMW qui fait beaucoup de recherches pour les batteries des voitures hybrides et électriques. Nous travaillons sur la mise en place de ces batteries sur mon IMOCA et la décision sur les énergies renouvelables prise lors de l’Assemblée Générale va beaucoup m’aider pour cela. Nous espérons fiabiliser le système pour la saison 2019. »

    Paul Meilhat à propos du rapprochement avec la VOR :

    ” Je suis hyper content et très enthousiaste de ce projet d’accord car la Volvo Ocean Race est vraiment une course que je rêve de faire pour plusieurs raisons. Sportive d’abord car la VOR est sans doute la course la plus dure, qui permet de se confronter aux meilleurs marins et de réunir un vrai plateau international. Pour un porteur de projet comme moi, c’est donc un vrai plus de pouvoir proposer la VOR car sa dimension internationale permet d’approcher des grandes marques mondiales. Et pour ceux qui n’ont pas de bateau, cela permet de faire valoir un savoir-faire pour embarquer. Tout est donc très positif…”.

    • Trois grandes décisions validées •

  • Quatre podiums d’affilée dans la Solitaire, double Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire : Charlie Dalin a fait ses preuves en Figaro. A 33 ans, il s’apprête à monter en puissance en intégrant le circuit IMOCA, grâce au soutien d’un nouveau sponsor, Apivia. Il prendra la barre d’un 60 pieds neuf dessiné par Guillaume Verdier et mis à l’eau en juin 2019. Objectif affiché : la victoire dans le Vendée Globe 2020.

    Charlie Dalin, à quand remonte ta volonté de participer au Vendée Globe ?

    « J’ai le Vendée Globe dans un coin de ma tête depuis que je fais de la course au large en solitaire. J’adore être seul en mer avec une confrontation sportive. Je ne redoute pas de passer 70 jours en solo sur mon bateau, au contraire cela m’attire. Plus les courses sont longues, mieux je me porte. Je suis architecte naval de formation et je me sens à l’aise dans la partie technique, ce qui est essentiel en IMOCA, surtout avec un bateau neuf. Le Vendée Globe réunit tout ce que j’aime, je suis fait pour cette course ! J’ai commencé à chercher activement des sponsors fin 2016, pendant la dernière édition. Les premiers échanges avec Apivia ont eu lieu l’automne dernier. Je suis skipper Macif en Figaro et Apivia est justement la mutuelle santé du groupe Macif. Les choses se sont donc faites assez naturellement. »

    Et c’est donc avec un bateau neuf qui tu vas intégrer le circuit IMOCA. Pourquoi avoir choisi Guillaume Verdier comme architecte et le chantier CDK Technologies pour la construction ?

    « Avec Mer Concept (la société dirigée par François Gabart qui va gérer le projet, NDR), nous avons rencontré plusieurs architectes. Tous ont proposé des choses intéressantes et il n’a pas été facile de trancher. Mais nous avons été convaincus par la philosophie de Guillaume et par les outils qu’il a à sa disposition. Il a aussi une sacrée expérience en IMOCA, ce qui était un prérequis important. Il a gagné la dernière America’s Cup avec Team New Zealand, il fait partie des meilleurs architectes au niveau international. Et ça se passe très bien humainement avec lui et son équipe. On peut parler design pendant des heures sans voir le temps passer. Pour la construction, nous avons choisi CDK Technologies qui est aussi une valeur sûre. Ce chantier a beaucoup travaillé avec Mer Concept et une relation de confiance forte s’est instaurée. »

    Tu as déjà de l’expérience en IMOCA pour avoir travaillé avec Armel Le Cléac’h puis Yann Eliès…

    « J’ai effectivement intégré le bureau d’études de l’IMOCA Brit Air d’Armel Le Cléac’h pendant six mois en 2010. J’étais en charge de l’optimisation du bateau pour le rendre plus performant. J’ai pas mal navigué avec Armel et j’ai tout de suite accroché, ces machines sont magiques ! Par la suite j’ai fait quelques sorties avec Bernard Stamm, Vincent Riou, François Gabart. Mais c’est surtout en travaillant avec Yann Eliès que je me suis forgé une belle expérience en IMOCA. J’ai participé avec lui à la Transat Jacques Vabre 2015 sur Quéguiner-Leucémie Espoir et nous avons terminé 3e. A l’époque la course arrivait à Itajaí (au Brésil) et ressemblait aux deux premières semaines d’un Vendée Globe. J’ai pu me projeter et cela a confirmé ma volonté de partir seul autour du monde. »

    Et tu es resté dans l’équipe de Yann Eliès jusqu’au Vendée Globe 2016-2017…

    « Oui, j’étais en charge de la partie performance et Yann m’a désigné comme skipper remplaçant. J’étais donc au cœur d’une équipe au départ du dernier Vendée Globe, en immersion totale. Aux Sables d’Olonne, j’ai participé à tous les briefings, on a bossé la météo ensemble avec Yann, j’ai pu voir à quel point on peut être impacté mentalement par le départ d’une course aussi longue et difficile. Ce n’est vraiment pas anodin de larguer les amarres pour faire le tour de la planète. J’étais à la barre dans le chenal, j’ai pu vivre de l’intérieur ce moment très fort émotionnellement. Ce sera instructif pour 2020. »

    Quel sera ton programme d’ici au Vendée Globe 2020 ?

    « La mise à l’eau du bateau est prévue en juin 2019, soit presque un an et demi avant le départ du Vendée Globe. C’est le timing idéal, ni trop tôt, ni trop tard. Il faut mettre le curseur au bon endroit entre avoir du temps de navigation et de fiabilisation et partir avec un bateau doté des dernières innovations technologiques. La Transat Jacques Vabre 2019 sera le premier grand rendez-vous. Puis il y aura la transat retour en solitaire. Et en 2020, je participerai à la Transat Anglaise et à la New York-Vendée. J’aurai donc bouclé quatre transatlantiques avant le Vendée Globe. Le partenariat avec Apivia s’inscrit dans la durée, jusqu’à la Route du Rhum 2022. Cela laisse le temps de construire une belle histoire. »

    Tu viseras la victoire dans le Vendée Globe 2020 ?

    « Oui, c’est la confrontation pour la gagne qui me plaît dans la course au large. Mais je suis conscient que bien des imprévus peuvent survenir à l’échelle d’un Vendée Globe. En tout cas, cette édition s’annonce passionnante, notamment car les bateaux neufs seront issus de différents architectes : Guillaume Verdier, le cabinet VPLP, Juan Kouyoumdjian et peut-être d’autres… Ce seront aussi les premiers IMOCA vraiment dessinés autour des foils, avec un vrai retour d’expérience. Les designs seront probablement assez différents selon les philosophies des architectes et des marins. »

    • Charlie Dalin : « Je suis fait pour le Vendée Globe ! » •

  • L’Assemblée Générale de l’IMOCA s’est tenue la semaine dernière à Paris dans le cadre du Nautic. Validation du calendrier 2018-2020, création des Globe Series, Antoine Mermod, Président de la classe, revient sur les grandes décisions prises lors de cette AG

    L’Assemblée Générale de l’IMOCA a-t-elle rencontré une forte adhésion de la part des membres de la classe ?

    Antoine Mermod : « Oui, clairement. Tous les projets actifs étaient représentés à travers les skippers, les teams managers ou les sponsors. Il y avait environ 65 personnes au total. Tous les membres se sentent concernés par la vie de la classe. Il nous semble intéressant d’organiser une AG au mois de décembre car cela permet de dresser le bilan de la saison écoulée et de se projeter sur l’année suivante. »

    La Présidence et le bureau de l’IMOCA avaient été renouvelés lors de la précédente AG le 26 avril dernier. Quels ont été depuis les principaux changements dans le fonctionnement de la classe ?

    Antoine Mermod : « La principale modification est d’essayer d’impliquer plus de personnes dans les processus de réflexion et de décision. L’IMOCA est une association, l’objectif est de fédérer. Nous avons ainsi créé une commission sportive regroupant des skippers et des directeurs de course. L’objectif de cette commission est de régler des questions purement sportives, relatives aux règles de qualification pour les courses, par exemple. Il est important de débattre de ces questions bien en amont. Cela soulage par ailleurs le conseil d’administration qui peut travailler sur d’autres sujets. »

    Vous avez beaucoup parlé calendrier durant la dernière Assemblée Générale. Quelles sont les grandes orientations à ce sujet ?

    Antoine Mermod : « Nous assumons le fait que le Vendée Globe est notre événement le plus populaire et le plus médiatique. Pour trouver une certaine continuité, il faut créer plus de liens entre les courses pour monter en puissance vers cette épreuve phare. C’est pourquoi nous avons imaginé une refonte de notre Championnat qui sera rebaptisé « Globe Series », avec un système de points et de coefficients sur quatre ans que nous détaillerons prochainement. L’idée est d’organiser chaque année deux grands événements réunissant des flottes importantes, ainsi que d’autres épreuves, appelées « courses exhibition ». En 2018, les deux événements majeurs seront constituées par une nouvelle course organisée à Monaco début juin (dont le nom sera révélé en début d’année), puis la Route du Rhum, destination Guadeloupe en novembre. En 2019, nous aurons la Barcelona World Race et la Transat Jacques Vabre. Puis en 2020, année de Vendée Globe, les skippers de la classe prendront part à The Transat et à la New York-Vendée. Il n’est pas impossible que d’autres courses viennent se greffer à ce calendrier. Mais nous avons déjà mis en place une colonne vertébrale solide car proposer un calendrier de qualité est indispensable pour attirer marins et sponsors. »

    Vous évoquiez la nouvelle épreuve organisée à Monaco. Plus globalement, la Méditerranée sera mise à l’honneur au printemps 2018…

    Antoine Mermod : « Quitte à faire descendre une flotte d’IMOCA en Méditerranée, nous voulions proposer un programme complet. A l’issue du Grand Prix Guyader à Douarnenez, nous organiserons une course en solitaire vers Cascais (Portugal), qui sera qualificative pour la Route du Rhum. Après l’épreuve à Monaco où nous attendons 10 à 15 bateaux, nous allons proposer aux organisateurs de la Giraglia (entre Saint Tropez et Gênes) d’inscrire la classe IMOCA. Il est à nos yeux primordial de mettre en avant la façade méditerranéenne qui offre des conditions de navigation exceptionnelles au printemps. De plus, la Méditerranée est un marché intéressant pour l’IMOCA, et des projets sportifs se montent là-bas. »

    Comment se présente la prochaine Barcelona World Race, dont le départ sera donné le 12 janvier 2019 ?

    Antoine Mermod : « Une conférence de presse est organisée aujourd’hui à Barcelone pour dessiner les contours de la prochaine édition. La situation politique est complexe à Barcelone et c’est un vrai défi pour la FNOB d’organiser une telle course. Mais les nouvelles sont bonnes. Des teams sont vraiment intéressés et nous espérons que l’épreuve réunira une dizaine d’IMOCA. »

    • L’Assemblée Générale de l’IMOCA fixe les grandes orientations de la classe jusqu’en 2020 •

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  • Jean-Pierre Dick et Yann Eliès se sont qualifiés pour la Transat Jacques Vabre à bord de StMichel-Virbac suite à leur participation au Vendée Globe, à la Rolex Fastnet Race (2ème place) et aux nombreuses navigations réalisées cet été ensemble. La rentrée est aussi synonyme de reprise des entrainements pour le duo. Il a entamé cette semaine une session de navigation au pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt avec l’Imoca SMA de Paul Meilhat .

    Quelles sont vos impressions suite à votre qualification ?

    Jean-Pierre Dick : « Cette qualification nous met les pieds dans la course, l’engagement est là. Le Fastnet nous a apporté beaucoup. Maintenant on se met dans un sas de compétition au pôle Finistère course au large de Port La Forêt.»

     

    Yann Eliès : « C’est un moment important cette qualification car cela prouve que depuis le 14 juillet on a engrangé des milles ensemble en entrainement et en course. On vient de passer une première échéance réussie. »

    Quels sont les objectifs de vos entrainements ?

    Yann Eliès : « L’objectif est de rentrer progressivement dans l’entonnoir qui nous amène au départ. Il ne faut rien oublier : la connaissance des deux bonhommes, du bateau, la performance puis la somme de détails pour être prêts au départ. Cela passe par 4 stages d’entrainements à Port-la Forêt. Nous participerons aussi au Défi Azimut. »

    • Qualification en poche •

  • En vol pour le Bol d’Or Mirabaud

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  • L’assemble générale IMOCA confirme le choix des foils