PRB s'explique
Engagée depuis 1992 dans la course au large, PRB a armé plusieurs bateaux qui ont glané des victoires mais aussi subi plusieurs avaries graves notamment dans le cadre du Vendée Globe. PRB a toujours assumé ces coûts, souvent non couverts par des assurances, sans jamais remettre en question son engagement dans la voile.
Déclaration de la société PRB sur la procédure en cours relative aux dommages subis sur le monocoque lors du sauvetage opéré par Vincent Riou
Engagement qui s’est même traduit par une prise de participation financière significative avec d’autres entreprises vendéennes dans la SAEM Vendée Globe afin que celle-ci puisse assurer la pérennité de l’épreuve suite aux problèmes rencontrés par l’ancien propriétaire de celle-ci. PRB a donc toujours pris ses responsabilités en étant depuis 17 ans un acteur solide du circuit Imoca et du Vendée Globe avec une passion pour la mer et les marins que savent bien tous ceux qui connaissent Jacques Laurent, créateur de PRB, et Jean-Jacques Laurent, PDG de l’entreprise.
Mais PRB s’est retrouvé au début de l’année face à une situation inédite dans la course au large : son monocoque a subi une avarie de gréement lors du sauvetage de Jean Le Cam par Vincent Riou, cette avarie entrainant quelques heures plus tard le démâtage de PRB. L’entreprise a dit à l’époque sa fierté du geste accompli par Vincent et elle maintient aujourd’hui ces propos. La solidarité en mer ne se discute pas, imaginer l’inverse est contraire à l’éthique de PRB. Mais il y a une autre réalité : PRB s’est aussi trouvé devant les lourdes conséquences financières de l’opération. Soit une somme estimée par l’entreprise à 750 000 euros qui constitue strictement le débours occasionné par l’avarie et ses suites (mât, gréement, voiles, avaries causées par le démâtage, rapatriement, etc…) et en aucun cas un manque à gagner. Or ces avaries n’ont pu être prises en charge par l’assureur du bateau qui ne couvre, comme pour la majeure partie des monocoques IMOCA, que la perte totale. Responsable de la bonne marche d’une entreprise qui emploie aujourd’hui 350 salariés, Jean-Jacques Laurent a estimé que si la solidarité était évidente dans un sens, elle pouvait aussi avoir lieu dans l’autre et que l’armateur du bateau sauveteur ne pouvait être le seul à payer le coût du sauvetage. Malgré différentes démarches engagées par PRB, aucune solution n’a été alors trouvée pour que ce coût soit pris en charge par les assurances RC des parties éventuellement concernées. Dès lors, il ne restait plus qu’à entamer une procédure juridique de recherche en responsabilité.
Il convient à ce stade d’être précis. Mené par Maître Jean-Jacques Ollu pour le compte de PRB, cette procédure n’en est pas aujourd’hui au stade d’une mise en cause de quiconque. Il ne s’agit pour l’heure que d’une procédure classique pour estimer le coût réel et définitif des dommages. Pour cela, PRB et Vincent Riou ont sollicité la nomination d’un expert et « fait valoir qu’il est utile que cette mesure se déroule en présence », pour reprendre les termes du référé, des différents acteurs concernés par la question : SAEM Vendée, Ambrose Light (société du directeur de course), la société Mer Vent (armateur du navire VM Matériaux), Jean Le Cam et l’assureur en Responsabilité Civile du bateau VM Matériaux. En réponse, Jean le Cam et la société Mer Vent ont accepté cette demande. A l’inverse la SAEM Vendée a répondu par la négative et estimé ne pas avoir à être « sollicité pour la mise en œuvre des constatations ». Le Tribunal de Grande instance de Quimper, saisi du dossier, a estimé que ce n’était pas justifié et que la SAEM Vendée devait participer, comme les autres parties, aux constatations confiées à l’expert désigné.
Il n’y a donc pas aujourd’hui, pour reprendre un terme juridique, « une action au fond » engagée, autrement dit un procès ou une mise en accusation. Cette décision, et la question de savoir à l’encontre de qui elle pourrait se porter, n’a pas été prise à ce stade par PRB et son avocat. Il est donc difficile et incompréhensible pour l’instant de commenter ou interpréter une action non entreprise et a fortiori son résultat !
PRB est conscient de l’émotion suscitée par cette procédure même si, en grande partie comme on vient de le voir, son interprétation ne correspond pas à la réalité juridique actuelle. Mais la société vendéenne tient également à dire qu’elle a le seul tort de se retrouver dans une situation inédite et heureusement exceptionnelle qu’aucun armateur, fusse-t-il un mécène, ne pourrait prendre à la légère. Cette situation mérite donc une réponse claire pour l’avenir et la pérennité d’un sport auquel PRB tient profondément. De cette façon, il sera possible, quelque soit la réponse, de prendre à l’avenir les dispositions ad hoc en terme d’assurances.
Déclaration de Vincent Riou :
« J’approuve la démarche entreprise par PRB même si je ne suis pas directement concerné par les dommages. D’abord, il me parait normal que l’armateur du bateau sauveteur ne soit pas seul dans ce cas à payer le coût occasionné par une opération de ce type. Heureusement, on n’a jamais eu à s’interroger sur des conséquences de ce type dans la course au large mais imaginons que cela survienne à un skipper armateur qui ne dispose pas de l’assise financière d’un sponsor, on voit bien que le problème pourrait être bien plus grave… C’est bien sûr une situation exceptionnelle. Il faut donc une réponse qui permettra ensuite de savoir quelle RC d’assurance devra l’anticiper et je pense du coup que chacun aura l’esprit plus libre au moment de déclencher une opération de sauvetage : les bateaux concernés, l’organisateur, etc… A terme, ce sera un bien pour tout le système car un vide juridique ne peut le rester. Je comprends que cela apparaisse matériel aux yeux de certains, mais je demande à chacun de réfléchir : une fois l’émotion et le geste nécessaire accompli, qui aurait envie de se retrouver ensuite dans la peau de celui qui doit assumer seul un tel coût ? Quoi qu’il en soit, je tiens à dire évidemment que je recommencerais cent fois ce que j’ai fait, ce n’est évidemment pas cela qui est mis en cause ».
Mais PRB s’est retrouvé au début de l’année face à une situation inédite dans la course au large : son monocoque a subi une avarie de gréement lors du sauvetage de Jean Le Cam par Vincent Riou, cette avarie entrainant quelques heures plus tard le démâtage de PRB. L’entreprise a dit à l’époque sa fierté du geste accompli par Vincent et elle maintient aujourd’hui ces propos. La solidarité en mer ne se discute pas, imaginer l’inverse est contraire à l’éthique de PRB. Mais il y a une autre réalité : PRB s’est aussi trouvé devant les lourdes conséquences financières de l’opération. Soit une somme estimée par l’entreprise à 750 000 euros qui constitue strictement le débours occasionné par l’avarie et ses suites (mât, gréement, voiles, avaries causées par le démâtage, rapatriement, etc…) et en aucun cas un manque à gagner. Or ces avaries n’ont pu être prises en charge par l’assureur du bateau qui ne couvre, comme pour la majeure partie des monocoques IMOCA, que la perte totale. Responsable de la bonne marche d’une entreprise qui emploie aujourd’hui 350 salariés, Jean-Jacques Laurent a estimé que si la solidarité était évidente dans un sens, elle pouvait aussi avoir lieu dans l’autre et que l’armateur du bateau sauveteur ne pouvait être le seul à payer le coût du sauvetage. Malgré différentes démarches engagées par PRB, aucune solution n’a été alors trouvée pour que ce coût soit pris en charge par les assurances RC des parties éventuellement concernées. Dès lors, il ne restait plus qu’à entamer une procédure juridique de recherche en responsabilité.
Il convient à ce stade d’être précis. Mené par Maître Jean-Jacques Ollu pour le compte de PRB, cette procédure n’en est pas aujourd’hui au stade d’une mise en cause de quiconque. Il ne s’agit pour l’heure que d’une procédure classique pour estimer le coût réel et définitif des dommages. Pour cela, PRB et Vincent Riou ont sollicité la nomination d’un expert et « fait valoir qu’il est utile que cette mesure se déroule en présence », pour reprendre les termes du référé, des différents acteurs concernés par la question : SAEM Vendée, Ambrose Light (société du directeur de course), la société Mer Vent (armateur du navire VM Matériaux), Jean Le Cam et l’assureur en Responsabilité Civile du bateau VM Matériaux. En réponse, Jean le Cam et la société Mer Vent ont accepté cette demande. A l’inverse la SAEM Vendée a répondu par la négative et estimé ne pas avoir à être « sollicité pour la mise en œuvre des constatations ». Le Tribunal de Grande instance de Quimper, saisi du dossier, a estimé que ce n’était pas justifié et que la SAEM Vendée devait participer, comme les autres parties, aux constatations confiées à l’expert désigné.
Il n’y a donc pas aujourd’hui, pour reprendre un terme juridique, « une action au fond » engagée, autrement dit un procès ou une mise en accusation. Cette décision, et la question de savoir à l’encontre de qui elle pourrait se porter, n’a pas été prise à ce stade par PRB et son avocat. Il est donc difficile et incompréhensible pour l’instant de commenter ou interpréter une action non entreprise et a fortiori son résultat !
PRB est conscient de l’émotion suscitée par cette procédure même si, en grande partie comme on vient de le voir, son interprétation ne correspond pas à la réalité juridique actuelle. Mais la société vendéenne tient également à dire qu’elle a le seul tort de se retrouver dans une situation inédite et heureusement exceptionnelle qu’aucun armateur, fusse-t-il un mécène, ne pourrait prendre à la légère. Cette situation mérite donc une réponse claire pour l’avenir et la pérennité d’un sport auquel PRB tient profondément. De cette façon, il sera possible, quelque soit la réponse, de prendre à l’avenir les dispositions ad hoc en terme d’assurances.
Déclaration de Vincent Riou :
« J’approuve la démarche entreprise par PRB même si je ne suis pas directement concerné par les dommages. D’abord, il me parait normal que l’armateur du bateau sauveteur ne soit pas seul dans ce cas à payer le coût occasionné par une opération de ce type. Heureusement, on n’a jamais eu à s’interroger sur des conséquences de ce type dans la course au large mais imaginons que cela survienne à un skipper armateur qui ne dispose pas de l’assise financière d’un sponsor, on voit bien que le problème pourrait être bien plus grave… C’est bien sûr une situation exceptionnelle. Il faut donc une réponse qui permettra ensuite de savoir quelle RC d’assurance devra l’anticiper et je pense du coup que chacun aura l’esprit plus libre au moment de déclencher une opération de sauvetage : les bateaux concernés, l’organisateur, etc… A terme, ce sera un bien pour tout le système car un vide juridique ne peut le rester. Je comprends que cela apparaisse matériel aux yeux de certains, mais je demande à chacun de réfléchir : une fois l’émotion et le geste nécessaire accompli, qui aurait envie de se retrouver ensuite dans la peau de celui qui doit assumer seul un tel coût ? Quoi qu’il en soit, je tiens à dire évidemment que je recommencerais cent fois ce que j’ai fait, ce n’est évidemment pas cela qui est mis en cause ».
Source : Effets Mer
1-04-2009 > Communiqué de presse


1-04-2009 > Communiqué de presse

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