Actuellement propulsé par une dépression positionnée dans son Sud-Ouest, le Maxi Trimaran tire vers la côte afin de profiter au mieux d’une bascule du vent vers la gauche.
Thomas est éreinté. Hier, le vent a soufflé toute la journée entre 28 et 30 nœuds et les conditions viennent tout juste de mollir en prémisse de cette bascule.
En s’approchant de la côte, le skipper va pouvoir se protéger de la mer pendant les trois prochaines heures dans la baie du Cap Sao Tomé, au-dessus de Rio. Bien évidemment, dès qu’il se dégagera de ce bouclier naturel, Sodeb’O retrouvera les affres de cette terrible mer de face.
Les côtes sont aussi synonymes de trafic maritime. Après le stress de la glace dans le grand sud, celui des grains ces derniers jours, le skipper se retrouve à nouveau en veille sur le pont pour guetter la moindre embarcation ou le moindre obstacle qui pourrait stopper net plus de 45 jours d’efforts. Afin de corser le tout, Thomas va même slalomer aujourd’hui au milieu d'un champs pétrolifère !
Depuis le Cap Horn, le challenger Coville a réussi à réduire de 1 000 milles l’écart avec IDEC. En revanche, il va perdre du terrain puisqu'il négocie à l'heure actuelle la transition avec les alizés qu'il devrait toucher dimanche soir ou lundi matin alors qu'au même moment, Francis Joyon avait déjà accroché ces grands vents tropicaux.
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