Plus étudié pour de longues glissades de l’Atlantique jusqu’au Pacifique, Bostik est le premier monocoque de la série pensé pour la SolOceans, une course en solitaire autour du monde avec une escale. Après un long périple de Caen à la Nouvelle Zélande en passant par les Etats-Unis et l’Europe du Nord afin de tester la machine et le concept, Charles Caudrelier, le skipper breton de Bostik participera à sa première Rolex Middle Sea Race. Accompagné pour l’occasion par François Gabart, skipper du Figaro Espoir Région Bretagne qui a terminé 3è de la Cap Istanbul il y a quelques jours, de Thomas Rouxel également Figariste sur Défi Mousquetaires et Yann Clavier, préparateur de Bostik et Boat Captain, Charles Caudrelier s’engage sur une course atypique et radicalement différente de ce qu’il a pu déjà réaliser avec Bostik.
Amarré à Grand Harbour Marina, Bostik suscite la curiosité des spectateurs comme des marins. Avec sa carène large et puissante, comparable à celle d’un monocoque IMOCA de 60 pieds, Bostik est pourtant loin des TP56, STP 65, autres maxis et super maxis.
Si l’édition 2007 s’est déroulé dans la tempête, des conditions que Bostik est capable de supporter, l’édition 2008 devrait, quant à elle se courir dans des conditions très légères, peu adapté à Bostik. Interviewé justement ce matin pour parler de sa présence sur la Rolex Middle Sea Race, Charles Caudrelier nous confie son sentiment :
« Notre présence ici nous permet de faire connaître la course et le concept. Quand je prends conscience de tous les regards des gens autour du bateau et du nombre de questions qu’ils nous posent, je me dis que nous avons eu raison de nous inscrire et que notre venue est un vrai plus pour la SolOceans.
Venir à Malte pour courir la Rolex Middle Sea Race va nous permettre de naviguer autrement et, pour la première fois, avec plusieurs voiliers. Cela nous donne également la chance de prolonger notre été car le temps ici est vraiment magnifique !
Pour la course, nous serons 4 à bord. Il y aura deux Figaristes qui viennent d’achever la Cap Istanbul et qui sont plus habitués que moi à la météo en Méditerranée. Je n’ai pas encore regardé de près les conditions sur le parcours mais toujours est-il qu’il nous faut plus de 12 nœuds de vent pour exploiter au maximum le potentiel du bateau. En deçà, nous aurons des difficultés face aux TP 52, contre qui nous pouvons peut-être jouer. Il sera également très intéressant de découvrir nos concurrents directs et savoir contre qui nous nous battrons pendant 607 milles. Nous disposons de certains atouts comme une carène large et une quille pendulaire mais sans les bonnes conditions nous ne pourrons pas en faire grand-chose… La navigation sera certainement riche en apprentissages car avec des montagnes qui culminent à près de 1000 mètres, les variations du vent seront nombreuses. Nous avons hâte de larguer les amarres et de découvrir cette course ! »
Bostik quittera Grand Harbour Marina samedi matin pour prendre le départ de la 40è édition de la Rolex Middle Sea Race. Une course qui va permettre à l’équipage de collecter de nouvelles et précieuses informations sur le bateau et de travailler les réglages par petit temps.
La Rolex Middle Sea Race fait partie des grandes courses au large du programme Voile Rolex comme la Rolex Sydney Hobart et la Rolex Fastnet Race.
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