Une concurrence relevée

© Nicky Aigner

Sur la ligne de départ de la Panerai Transat Classique 2019, le 8 janvier prochain de la marina de Calero Marinas, à Lanzarote, aux Canaries, une flotte ramassée, mais compétitive et représentative de la richesse du yachting, s’élancera avec un objectif unique, franchir en vainqueur la ligne d’arrivée devant Christophe Harbour, à Saint-Kitts.

Certes, l’impressionnante goélette Xarifa (J.M. Soper, 1927), avec ses 50 m de longueur hors-tout et ses près de 1 400 m2 de surface de voilure semble promise à une victoire en temps réel, mais derrière, ses concurrents lutteront jusqu’au bout pour décrocher ce prestigieux trophée en temps compensé.

Pour Stiren (O. Stephens, 1963), il s’agira de réaliser un doublé après sa victoire en 2008, et la présence à bord d’Alex Pella, célèbre navigateur espagnol et vainqueur de la Route du Rhum 2014 en Class 40, sera un atout de poids.

Autre marin d’exception, Philippe Monnet, ancien recordman du tour du monde à l’envers, engagé avec son propre voilier, Lys (Stephens-Sangermani, 1955), embarquera une bande d’amis… montagnards, mais passionnés de voile classique : son expérience et leur enthousiasme composent un cocktail explosif.

Le ketch italien Coch y Bondhu (R. Paul & L. Giles, 1936), qui signifie rouge et noir, en gaélique, a connu une préparation intense avec d’importants travaux d’améliorations et une longue navigation (2 400 milles pour rejoindre Lanzarote) : son équipage de marins aguerris ne s’en laissera pas compter.

La motivation de l’équipage d’Hilaria (Sparkman & Stephens, 1953) sera aussi la force de cet élégant yawl – sans doute le gréement préféré d’Olin Stephens – habitué des podiums des régates classiques méditerranéennes.

Pour Aramis (F. Maas, 1964), bateau porteur d’un beau projet de navigation familiale, la Panerai Transat Classique permettra à son équipage de réaliser le rêve de tout marin, traverser l’Atlantique, qui plus est en course, et son « moderne » spi à tuyères, utilisé par Éric Tabarly, démontrera que les classiques ont été innovants en leur temps.

Proches en taille et en année de lancement, Bryell (F. Maas, 1968) et Glen Maël (Sparkman & Stephens, 1973) n’auront de cesse de prouver que les David, prêts à bien des sacrifices pour participer à cette épreuve mythique, ne craignent toujours pas les Goliath : les écoutes entre les dents, ils ne lâcheront rien.

Enfin, voilier ambassadeur de Panerai, Eilean (W. Fife III & R. Balderton Fife, 1936) ne se contentera pas d’une simple figuration et le dragon doré gravé à son étrave va se montrer tout feu tout flamme.

La course promet d’être spectaculaire et intense. Que le meilleur gagne, dans ce bel esprit de respect et de partage si cher aux équipages des yachts classiques.

Source

Agence hellow

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