Les leaders confirment dans la brise

© Tim Wright / Les Voiles de Saint-Barth

Les jours se suivent, et rivalisent de beauté à Saint-Barth. La seconde journée des Voiles réunissait les mêmes conditions idéales de la veille, avec juste un zeste de pression supplémentaire dans les voiles des 61 coursiers en lice. C’est dans une jolie brise de sud-est bien établie entre 18 et 20 noeuds que se sont déroulés les débats nautiques, toujours aussi âpres sportivement, qu’amicaux dans l’ambiance décontractée si contagieuse de l’île. Trois parcours tous ciselés dans la partie nord de Saint-Barth avaient hier été choisis par le comité de course. Les Classiques se voyaient proposer un parcours de 22 milles, les non-Spinnakers, Spinnakers 3 et Melges 24 un circuit de 27 milles tandis que les plus grosses unités, Maxis en tête, Spinnacker 1 et 2 ainsi que les multis s’élançaient po ur 29 milles de régate inédits entre les îlots. Les ténors d’hier ont dans chacun des 8 groupes confirmés leur bonne forme d’hier et les hiérarchies, au terme de deux courses dûment validées, se dessinent déjà clairement.

  • © Tim Wright / Les Voiles de Saint-Barth
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Marc Guillemot sur Puffy
Avec sensiblement plus de vent dans les voiles des concurrents, les parcours proposés avec intelligence par les équipes de la direction de course de Luc Poupon offraient moins de marques à virer, privilégiant deux longs bords de vitesse pure au reaching, sur la partie nord de l’île où la houle venue d’Atlantique se veut la plus formée. Avec pour premier résultat, de longues montées d’adrénaline pour les équipages massés dans les filières, en quête d’équilibre et d’efficacité dans le clapot, soumis à l’expertise de leurs barreurs respectifs en perpétuelle relance dans les surfs. Marc Guillemot, skipper du 60 pieds Imoca Safran et inconditionnel de Saint-Barth prêtait hier son concours à l’équipage de Patrick Demarchelier sur le Swan 45 Puffy ; “Patrick m’a confié la barre, et je me suis bien amusé. Habituellement, j’ai en main un voilier très léger, très réactif et très vivant” raconte t’il, “et aujourd’hui, j’ai barré un bateau 4 fois plus lourd. C’était très amusant. Je suis agréablement surpris par la compétence de cet équipage venu de tous les horizons, Américains, Néerlandais mais aussi de Saint-Barth… Ce mélange de compétence a bien fonctionné. Il faut bien connaitre le plan d’eau ; la mer y est différente à terre par rapport au large avec cette houle venue de loin. Ce fut très intéressant. On s’est bagarré avec un autre Swan 53 mais on a accusé un certain déficit de poids. La remontée de la dernière marque au près a ét&eacute ; passionnante, au contact. C’est toujours enrichissant de barrer des types de bateaux différents. Je ne connais pas tous les secrets de l’île, mais je suis venu souvent en Figaro et avec le 60 pieds, et j’ai appris à reconnaître les endroits délicats, avec les effets de relief, les pointes et les spécificités de navigation de Saint-Barth. Notre objectif est surtout de bien naviguer…”

Intouchable Defiance
La tonicité des conditions du jour a donc conforté dans chaque groupe l’aisance des meilleurs équipages du moment. Ainsi dans le groupe dit “Spinnaker 1”, et qui regroupe les unités les plus performantes de 50 pieds et plus, le redoutable Marten 49 Defiance à l’Américain Steve Cucchiaro domine t’il de la tête et des épaules. Il signait hier une nouvelle victoire devant le Britannique James Blakemore venu avec des ambitions très affirmées à Saint-Barth avec son Swan 53 Music. L’autre Swan américain Arethusa de Phil Lotz est au coude à coude dans ce groupe décidément très compétitif. Configuration en tous points similaires dans l’autre groupe où l’on régate avec une intensité digne des plus grands championnats, celui des non-Spinnakers. Avec un nouveau succès, le régatier de Saint-Martin Sir Robert Velasquez domine son groupe à bord de son Bénéteau 45 L’espérance. Le Néerlandais Nico Cortlever, habitué des Voiles et malheureux lors de la première journée, a pris une belle revanche hier en s’adjugeant la seconde place sur son X6112 Nix. Thomas Mullen et son J95 Shamrock VII limite les dégâts et semble bien arrimé à la troisième marche du podium.

Vesper, au parrain de l’édition 2013 des Voiles de Saint-Barth, Jim Swartz chez les IRC 52, Paradox d’Olivier Vigoureux en multi, Selene, le grand Swan 80 en Maxi et Lazy Dog, le J 122 de Sergio Sagramoso sont les autres ténors de la flotte dominateurs dans leurs groupes respectifs.

Aujourd’hui, « day off » ; reprise des régates vendredi
Cette deuxième journée de régate s’est clôturée tardivement avec la très attendue et toujours très conviviale soirée des skippers organisée au Shell Beach. Les équipages ont d’autant pu relâcher la tension du jour que jeudi est le “day off” de la semaine. On ne court pas, mais on rivalise amicalement lors des joutes de paddle race ou de water polo.

Ils ont dit :

Matthew Sheahan, Racing Editor for Yachting World sue Jolt 2 (GBR)
“Beaucoup de vent aujourd’hui, et il a fallu beaucoup travailler à bord, surtout sur les bords de près. Ce sont mes premières navigations ici, et je découvre l’île ; mon premier sentiment est que les Voiles de Saint-Barth sont tout simplement fantastiques. On évolue dans une zone très tonique de la Caraïbe. On vient ici pour une navigation très sportive. L’île est somptueuse, et je comprends à présent pourquoi tant de gens en disent tant de bien.”

Jack Slattery – Defiance
“So Couch a fait deuxième aux Jeux Olympiques de 1980 en 470. Il a été sélectionné à deux reprises dans la sélection universitaire lorsqu’il était au MIT. Mark Laura, à la grand-voile, a été longtemps le meilleur spécialiste en 470. Il a une grosse expérience en One Design. Carl Bluckin a été médaillé d’or en Flying Dutchman et s’occupe du chariot de GV. Mon épouse Drew, et Karen Bluckin ont toutes deux remporté la Adam’s Cup, championnat féminin américain. Tobias Haarchrudner a été équipier sur Chipeawa. Il a fait la Mini Transat et navigue régulièrement sur Spirit of Jethou. Il est notre N°1. Larry Rosefeld est un navigateur reconnu, spécialiste du large et qui connait bien son affaire. …”

Nigel Young – Tactician – Ramassan First 40 charter
“Nous naviguons sur un voilier chartérisé, et nous prenons le temps de le découvrir avec ma femme Sonia. Mon autre passion est le sport automobile et j’ai déjà participé aux 24 Heures du Mans. J’ai réuni un bon équipage et je cherchais un endroit chaud pour notre première course. Je viens d’Irlande, mais j’ai craint que les conditions là bas ne soient en cette saison un peu trop extrêmes pour débuter notre aventure ; Saint-Barth a d’emblée fait l’unanimité… Lucy, la propriétaire du bateau, est une navigatrice éclairée, qui me facilite grandement la tâche à la barre…”

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