Guillaume Lebrec
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  • Titouan Lamazou – Arnaud Boissières : entretien croisé

    « Plus tard, je veux faire Lamazou ! » Arnaud Boissières n’a jamais caché son admiration pour son idole de jeunesse, Titouan Lamazou, vainqueur du premier Vendée Globe. Quelques semaines avant le départ, les deux marins

    18 octobre 2020 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 246

  • Tous les voyants sont au vert pour Yannick Bestaven

    Après une partie du mois d’août passé en famille, Yannick Bestaven a retrouvé début septembre son Imoca Maître CoQ IV pour entamer la dernière ligne droite de sa préparation du Vendée Globe, qui s’élancera le

    20 septembre 2020 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 411

  • Le YESECAM! de Jean Le Cam vient d’être mis à l’eau, après 7 mois de chantier. Jamais cet Imoca, avec lequel Jean a couru le Vendée Globe 2016, n’a été aussi abouti, et par son propre skipper de surcroit. Jean Le Cam sera au départ de son cinquième Vendée Globe, le 8 novembre prochain. D’ici là, il poursuit sa recherche de partenaires soutenu par son entourage, dont l’écrivan Erik Orsenna.

    Jean courra son 3è Tour du Monde sur cet Imoca qu’il a baptisé “Hubert”, en mémoire à Hubert Desjoyeaux, qui l’a construit et qui était un ami. Ce bateau qui a mené Michel Desjoyeaux à la victoire en 2008, Jean a appris à le connaître sur la Barcelona World Race 2014 sur laquelle Bernard Stamm l’avait embarqué. Ensemble ils ont remporté ce tour du monde en double. Puis Jean l’a racheté pour prendre le départ du Vendée Globe 2016, qu’il a terminé en 6è position.

    Les mains dans la colle.

    Rassembler une équipe, oui, la laisser seule non… Jean Le Cam a cette particularité dans le milieu, de connaître son bateau sur le bout des ongles. Avec son équipe de 5 techniciens ultra compétents et polyvalents, Jean bricole, usine les pièces, démonte les pièces mécaniques, révise le gréement, optimise les moindres systèmes mécaniques et informatiques, scrute les moindres recoins de cet Imoca. Pour Jean, courir le Vendée Globe, ce n’est pas seulement une aventure de trois mois de mer, c’est aussi une histoire humaine magnifique qui dure des années. Un Vendée Globe, ça se prépare, se réfléchit, se murit, imprègne le skipper et son équipe dans leur quotidien.
    Pour son 5ème Vendée Globe, Jean Le Cam est allé au bout de ses envies, il a optimisé son bateau comme jamais auparavant il ne l’avait fait. Nouvelle casquette du YesWeCam! de Jean Le Cam, skipper – Vendee Globe 2020 : Nouvelle casquette du YesWeCam! de Jean Le Cam, skipper – Vendee Globe 2020 © ©Anne Le Cam Le bateau a gagné du poids, il est doté d’une nouvelle casquette, le moteur a été déplacé, des structures ont été modifiées, les ballasts sont dotés d’un nouvel agencement.

    Hâte de le voir évoluer.

    Jean, David, Julien, Fred, Mathieu et Tristan sont pressés de naviguer sur ce bateau pour connaître ses nouvelles attitudes, comprendre son nouveau fonctionnement et le rectifier le cas échéant. Et Jean ne le fera pas seul. Il tient à ce que son équipe de jeunes préparateurs bénéficie d’une formation très complète grâce à leur engagement sur la préparation de “Hubert”. Analyser les résultats de son travail, c’est un élément essentiel pour progresser.

    Jean Le Cam se préparara donc en équipe, fera quelques sorties en solitaire et accueillera également à son bord des partenaires avant le départ du Vendée Globe.

    Objectifs financier et sportif.

    Si YESWECAM! affiche deux partenaires financiers précieux, la famille IBIS et le Crédit Agricole du Finistère, il lui manque toutefois trois partenaires qui apporteraient chacun 200 000 euros par an sur 2 ans. Le bateau porte un message puissant, positif, rassembleur afin que plusieurs entreprises puissent se l’approprier facilement.
    L’objectif de Jean sera de boucler son 5è tour du monde en moins de 80 jours sur le podium des bateaux sans foil, presque une contre tendance dans le foisonnement des foilers.

    “Le Cam” par Erik Orsenna

    Il était une fois un roi.
    Le plus particulier des monarques.
    Car ce roi n’était propriétaire que d’un seul cheval.

    D’ailleurs le plus original des chevaux : d’abord, parce que ce cheval-là n’allait que sur l’eau. Ensuite, parce que ce cheval -là pouvait rajeunir, à condition de s’occuper de lui durant des heures et des heures.

    Ce roi, on pouvait en dire tantôt qu’il ne possédait rien (obligé qu’il était de toujours repartir à zéro) et tantôt qu’il possédait tout (puisque la planète entière était son terrain de jeux).

    D’habitude, on devient roi par succession.

    Ce roi-là , nul ne méritait plus sa couronne car il ne la devait qu’à lui-même et à sa toute petite équipe de fidèles.

    Le roi dont je parle avait d’étranges pèlerinages. Certains marchent jusqu’à Chartres, au plus loin Compostelle. Lui ne s’estimait apaisé qu’après avoir doublé le Cap Horn. Six fois déjà !

    L’âge venant, j’ai rencontré plutôt des reines. Et aussi des présidents. Ils et elles vivaient entouré(e)s d’une cour. Lui ne supporte que les amis. La vérité, la liberté, la générosité des amis.

    Les rois normaux, on les voit passer dans un carrosse.

    Lui, il vous embarque sur son bateau.

    Ce roi, vous l’avez reconnu.

    Il se prénomme Jean.

    Et en novembre, il va repartir une fois encore autour du globe.

    Pourquoi ? S’interrogent certains.

    Pourquoi ? Vous n’êtes plus jeune.

    Ces gens-là ne savent pas ce que c’est qu’un rêve.

    Ni ce que c’est qu’un roi.

    Moi je sais.

    Il faut vous dire que ma maman, que j’aimais tant, était monarchiste. Il faut vous dire qu’elle habitait Versailles. J’ai été nourri d’histoires de monarques. Lesquels, pour être franc, ne m’intéressaient guère.

    Alors je suis triste qu’elle ait quitté ce monde.

    Je lui aurais présenté un vrai roi. Un roi selon mon cœur.

    Celui qui s’appelle Jean.

    Et dont le royaume n’a pas de frontière, puisqu’il s’appelle l’océan.

    Et dont l’histoire n’a pas de fin, parce que c’est déjà, une légende.

    Et que le propre d’une légende est de continuer.

    • Jamais le bateau n’a été aussi optimisé •

  • Arnaud Boissières engagé sur la Vendée – Arctique

    Planning chargé pour Arnaud Boissières et son équipe. Depuis le sortie du chantier, le 4 mai, le monocoque IMOCA La Mie Câline – Artisans Artipôle sort plusieurs fois par semaine pour tester les nouvelles voiles et affiner

    27 mai 2020 • Course au Large, IMOCA, Vendée-Arctique - Les Sables • Vues: 580

  • On a retrouvé le 60 pieds IMOCA Bastide Otio !

    « On l’a retrouvé… Bon il y a un peu de boulot mais avec un peu d’organisation, le Vendée Globe 2020 est à notre portée… » annonçait cette semaine Kito de Pavant à son équipe avec beaucoup d’humour. C’est

    22 juillet 2019 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1239

  • Avec une belle 9e place à l’arrivée de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Arnaud Boissières peut être satisfait de la fiabilité de son Imoca La Mie Câline – Artipôle et des travaux effectués l’hiver dernier. Arrivé de son convoyage aux Sables d’Olonne le 12 décembre dernier, le skipper veut désormais se tourner vers la saison 2019, dans un réel objectif de performance en vue du Vendée Globe 2020. Au programme des prochains jours, la sortie de l’eau du bateau pour une remise à niveau lors du premier trimestre 2019. Présent à Paris vendredi dernier pour la remise des prix de la Route du Rhum, Arnaud a fait le point.

    A postériori que retires-tu de cette Route du Rhum 2018 ?

    Arnaud Boissières : « Le bilan est très positif à plusieurs niveaux. Au niveau comptable d’abord parce que je m’étais fixé l’objectif de terminer dans les 10 premiers et je fais 9e. Mais surtout avec cette Route du Rhum je suis qualifié pour le Vendée Globe 2020, je suis donc très content. Cette transatlantique a vraiment été riche d’enseignements, le bateau marche bien, il est fiable, donc il va maintenant falloir se tourner davantage sur la préparation physique et les entraînements. J’ai pris confiance avec le bateau à toutes les allures, ce projet démarrait avec la Route du Rhum avec l’objectif de faire un résultat sur le Vendée Globe 2020. Cette place de 9e sert donc de base de travail pour la suite.
    Je vois également que cela fait 4 fois que je me fais avoir à Madère lors de transats, c’est un symbole certes mais ça doit me forcer à plus travailler la météo avec Jean Yves Bernot par exemple ou encore à m’entraîner plus souvent avec le bateau comme ce que j’ai fait en septembre dernier. La saison prochaine je vais commencer les entraînements plus tôt en saison car le bateau sera prêt plus tôt ; nous avons un chantier d’hiver à effectuer mais il ne sera pas aussi conséquent que celui de l’année dernière. »

    Tu as voulu terminer le convoyage de La Mie Câline-Artipôle entre les Açores et Les Sables d’Olonne, pour quelles raisons ?

    Arnaud Boissières :« Mon objectif était double. D’abord je voulais naviguer dans le froid, toujours une logique d’entrainement en vue du Vendée. Nous avons eu de la brume et de la pluie jusqu’en France avec un bon 30 nœuds de vent, ça m’a bien mis dans le bain ! Je voulais également voir ce que je pouvais améliorer concernant le confort à bord, car cela joue vraiment dans la performance. »

    Quel va être le programme du chantier d’hiver ?

    Arnaud Boissières :« Nous allons démâter cette semaine et sortir le bateau de l’eau avant Noël. Nous avons quelques petits travaux à effectuer pour que le bateau ait la même configuration mais avec quelques améliorations un peu partout. Donc le programme ce sera démontage, révision, expertise composite pendant environ 4 mois. L’objectif c’est de le remettre à l’eau mi-avril pour naviguer pour le Grand Prix Guyader en mai. »

    Programme 2019 de la Classe Imoca

    • 3 au 6 mai : Grand Prix Guyader
    • 30 mai au 2 juin : Ar Men Race Uship
    • Juillet : Valencia Globe Series
    • 3 août : départ de la Rolex Fastnet Race
    • 18 au 22 septembre : Défi Azimut
    • 27 octobre : départ de la Transat Jacques Vabre

    • Arnaud Boissières déjà tourné vers 2019 •

  • Comme un seul homme, le film d’Eric Bellion

    Participant pour la première fois au Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire, sans assistance et sans escale, Éric Bellion s’est filmé pendant ses 99 jours de course. Un témoignage immersif inédit et

    6 novembre 2018 • 2016-17, Course au Large, Divers, IMOCA, Multimedia, Vendée Globe, Vidéo • Vues: 2012

  • Arnaud Boissières participait le week-end dernier au Défi Azimut, sa première épreuve avec le nouveau La Mie Câline-Artipôle. Quelque peu déçu par le résultat de sa course en solitaire (12e), le skipper retire néanmoins beaucoup de satisfaction de cette première confrontation avec ses futurs concurrents. Son Imoca 60, qui a connu une profonde restructuration depuis son acquisition et qui est toujours en phase d’optimisation, tient d’ores et déjà toutes ses promesses ; et à 40 jours du départ de la Route du Rhum, donné le 4 novembre prochain de St Malo, Arnaud Boissières compte bien enchaîner les entrainements et continuer à prendre en main sa machine.

    Arnaud, comment s’est passée cette première épreuve avec ton nouvel Imoca et cette première confrontation avec tes concurrents ?

    « Je suis forcément déçu de mon parcours en solitaire. Je n’ai pas pris un super départ car j’ai eu quelques soucis techniques avant de quitter le ponton. Cela génère un peu de stress en plus mais cela permet aussi de se préparer à la Route du Rhum, ces courses préparatoires servent aussi à ça. Je vois surtout beaucoup de choses encourageantes. Le bateau est facile, en termes de réglages mais aussi physiquement. J’ai réussi à doubler La Fabrique et Newrest Art et Fenêtres dans la nuit, d’autres bateaux munis de foils, et j’ai rapidement trouvé les manettes. La navigation dans la brise m’a permis de me rassurer suite aux modifications que l’on a apportées sur le bateau et surtout sur son potentiel par rapport à nos concurrents directs. Je ne veux pas m’arrêter au résultat. »

    Que retires-tu de ce Défi Azimut ?

    « Je me suis super bien senti à bord du bateau, il est plutôt confortable. Il y a encore quelques aménagements à effectuer pour améliorer la vie à bord mais niveau performance pure, je pense que l’on est bien. C’est plutôt la bagarre sur l’eau qui me manque, être au contact, se jauger. Nous allons donc nous baser à Lorient du 8 au 16 octobre pour naviguer face à d’autres concurrents lors de runs à la journée pour travailler les départs, la vitesse, les manœuvres, les essais de voiles… Je suis vraiment dans une logique de progression, pour le bateau comme pour le bonhomme ; finir ma préparation de la Route du Rhum à Lorient me permettra d’effectuer des entraînements plus intenses et d’être près des fournisseurs qui travaillent sur La Mie Câline-Artipôle. Je souhaite mieux appréhender le bateau et surtout me mesurer davantage à la concurrence. »

    Le niveau du plateau semble très élevé, quel est ton objectif pour cette Route du Rhum ?

    « Ils ne m’ont pas attendu pour progresser c’est clair ! Le niveau des bateaux et des skippers est en effet très élevé. Si je dois me donner un objectif sur le Rhum c’est de figurer dans le top 10 à l’arrivée à Pointe à Pitre. Mais encore une fois je me suis pour l’instant très peu jaugé par rapport à la concurrence. Et il faut quand même être conscient que l’on ne joue pas tous dans la même cour : entre les bateaux neufs, les bateaux revus, ceux qui naviguent sur leur bateau depuis deux ans… on ne part pas tous avec les mêmes cartes. Je sais que j’ai un déficit de connaissance de mon bateau par rapport à mes rivaux directs. Néanmoins cela reste une transatlantique, et le terrain de jeu devrait être assez ouvert. On verra sans doute des options différentes en fonction des bateaux et de leurs classements. La Route du Rhum est un véritable objectif pour moi mais il faut garder la tête sur les épaules car c’est un beau plateau au départ. »

    Tu es pressé d’y être ?

    « C’est sûr que cette confrontation de samedi rend encore plus impatient d’être au Rhum ! J’ai eu le plaisir du foiler lors du long bord que l’on a fait : le bateau déjauge, se met sur le foil, se couche, se cabre, ça donne envie de naviguer plusieurs jours comme ça ! J’ai eu des sensations de vitesse que je n’avais pas connues auparavant avec mes anciens bateaux, pas tant en vitesse de pointe mais plutôt en vitesse moyenne. La Mie Câline-Artipôle reste à 20 nœuds tout le temps, ça donne envie de traverser l’Atlantique avec un bateau comme ça ! Après il faut rester humble et prendre la mesure du bateau. Pour l’instant je pense plutôt au chemin qui va m’amener au Rhum : pour faire progresser le bateau, me faire progresser et donc progresser ensemble. Il y a peu de temps mais j’ai l’énergie et la motivation pour y arriver ! »

    Focus : qui est Arnaud Boissières ?

    La passion d’Arnaud Boissières pour la course au large est sans doute née en 1989 lorsque son père l’emmène sur les pontons des Sables d’Olonne voir les aventuriers du Vendée Globe. Très vite il convoie des catamarans sur l’Atlantique, puis viennent les années Mini. Après un démâtage en 1999, il enchaîne sur un prototype dernier cri et signe un joli podium en 2001. Il se fait ensuite la main sur Aquitaine Innovations, le 60 pieds d’Yves Parlier, et multiplie les expériences aux côtés d’Olivier de Kersauzon et de Catherine Chabaud. En 2008 il boucle son premier Vendée Globe en 7e position et sort véritablement de sa coquille, trouvant toujours les bons mots pour partager son bonheur d’être en mer et démocratiser un sport dont l’aspect mécanique reste toujours mystérieux pour le grand public.
    En 2020 Arnaud Boissières s’attaquera à son 4e Vendée Globe, soutenu par La Mie Câline, Artipôle et un ensemble d’une trentaine de partenaires. En juillet 2017 il a fait l’acquisition de l’ex-Kilcullen Voyager, construit à l’époque pour Mike Golding, puis passé entre les mains de l’Irlandais Enda O’Coineen en 2016. Après un intense chantier pour en faire un foiler performant, La Mie Câline-Artipôle est prêt à affronter ses concurrents grâce à un refit intégral : safrans, mât, cloisonnement des ballasts, intégration de foils, tout a été pensé pour être à la hauteur des ambitions du skipper.

    • Arnaud Boissières tourné vers la Route du Rhum Destination Guadeloupe •

  • Entrainement en Med à bord de Bastide Otio

    Kito de Pavant et Yannick Bestaven ont profité des bonnes conditions estivales pour s’entrainer en Méditerranée à bord de Bastide Otio pour la Transat Jacques Vabre. Le départ de la transat en double sera donné le 5

    29 juillet 2017 • Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre • Vues: 1777

  • La mer n’est pas assez grande !

    Kito de Pavant, le skipper venu du Sud, de l’Occitanie, a joué de malchance pour sa 3e tentative dans le Vendée Globe. Il a heurté un cachalot dans le sud de l’Océan Indien et s’est vu contraint d’abandonner son

    13 juillet 2017 • 2016-17, Course au Large, Divers, IMOCA, Livres, Vendée Globe • Vues: 1684