Cammas et Vandame Champions du Monde des raids F18

  • © Pierrick Contin
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La Martinique n’aura pas failli à sa réputation : plages de rêve, paysages somptueux, l’île nous aura dévoilé au fil des 5 étapes toute l’étendue de sa beauté. Des paysages somptueux dont les coureurs n’auront peut-être pas pu profiter pleinement. En revanche, tous sont très heureux d’avoir passé cette semaine sur l’eau où ils ont pris énormément de plaisir.

Comme prévu, la course a été extrêmement disputée. Si toutes les étapes se sont courues dans des conditions plutôt légères, entre 10 et 15 nœuds de vent, les manches se sont révélées tactiques.
Sur cette dernière étape, sous le vent erratique de l’île, les écarts se sont rapidement creusés. Franck Cammas et Matthieu Vandame ont su tirer le meilleur parti de leur F18 et fait montre d’une grande maîtrise tout au long de l’épreuve. Derrière, les cartes ont été totalement redistribuées, à l’instar de Jean Boulogne et Matthieu Marfaing auteurs d’un superbe championnat, mais qui perdent, aujourd’hui, la troisième place du général avec, évidemment, énormément de déception : “on s’est fait enfermés au départ, sur la ligne de départ. Ens uite on part du mauvais côté du plan d’eau et là, encore, on reste collé pendant près de 11 minutes dans une bulle sans vent.”
Matthieu Marfaing et Jean Boulogne se classent finalement, quatrièmes, au pied du podium.

Au terme de 5 jours de course, le podium de l’étape finale entre Le Prêcheur et Schoelcher sera celui du championnat du monde.

Franck Cammas / Matthieu Vandame vainqueurs de la 5è étape et champions du monde des Raids F18 2020 :

“On est supers contents parce qu’on a bien négocié les mistoufles sur cette étape, et il y en a eu beaucoup sous le vent de l’île. Ce n’est pas très rassurant, parce que dans ces conditions, on n’est jamais bien équilibré, il faut éviter les chavirages dans les bouffes. On a du passer au bon endroit parce que les autres sont un peu moins bien passés que nous.
On avait une petite avance au général, on s’est bien bagarré aujourd’hui avec Fred Moreau et Matthieu Souben. Le bilan de la journée est parfait !”

Titre du champion du monde : “Ce n’est pas une discipline à laq uelle je suis habitué mais c’est, à chaque fois, un très grand plaisir. Faire des raids avec ses petits bateaux, c’est génial, ça navigue bien, le niveau global est élevé, tactiquement il y a plein de choses à faire. Il faut toujours être très concentré sur ces bateaux pour que ça avance. C’est une régate très complète, donc on prend ce titre avec beaucoup de plaisir et de sourire !
J’espère être là l’année prochaine, si mon programme le permet.”

Matthieu Souben / Fredéric Moreau (Deuxièmes de l’étape et du général) :

“On prend un super départ, on était super contents, on a bien géré le début de course jusqu’à la 1ere transition ou on a été un peu moins heureux que Franck et Matthieu. C’est toujours un peu compliqué d’ouvrir la voie dans ses moments-là, parce qu’on ouvre la voieet les autres on temps d’ajuster leur trajectoire. C’est ce qui s’est passé. Ils sont repassés devant en par la suite, on n’a pas trop trouvé d’opportunité pour revenir. C’est vraiment les plus forts qui gagnent cette semaine. Franck et Matthieu ont été impériaux. Mais on est très contents de notre place de deuxième.

On a encore passé une semaine ici en Martinique, incroyable de navigations, de moments ensemble et on reviendra avec plaisir !”

Emmanuel et Vincent Boulogne (3è de l’étape du général) :

“On a pété une dérive et un safran sur cette étape ; je crois qu’on s’est pris une tortue, je pense que c’est ça parce que c’était très dur et très en surface. C’était en pleine mer, on n’a pas eu le temps de voir, ça a fait un gros boum. Forcément après, en termes de navigation, c’était franchement moins bien mais on était heureusement déjà bien placé. Dès le départ, on est parti à la terre, on s’est évadé à 4 bateaux et c’est resté comme ça jusqu’à la fin. On est super heureux. On est bien contents de faire un podium ; on ne courrait pas spécialement pour ça, on voulait surtout bien naviguer et se faire plaisir avec mon frère, Vincent. C’était aussi sympa de voir Jean prendre sa place sur le circuit même si je suis évidemment déçu pour lui. C’était chouette, et forcément nous serons aussi là l’an prochain.”

Source

Thomas Guerin

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