Empannages le long de la « ZEG* »

© Jérémie Eloy

Toujours leader de « Brest Atlantiques », le Maxi Edmond de Rothschild, après avoir passé dimanche à 1h45 (heure française) la longitude de Gough Island, évolue désormais entre un anticyclone et la zone interdite des glaces, ce qui va l’obliger à quelques empannages. Derrière, le trimaran MACIF reste à l’affût, tandis que Sodebo Ultim 3 est ralenti par la casse de son safran tribord, ce qui devrait permettre à Actual Leader de revenir sur lui.

En tête de « Brest Atlantiques » depuis que la course a été complètement relancée au passage de Rio, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier), après 24 heures entre dimanche et lundi matins à très haute vitesse, a été ralenti alors qu’il évolue désormais dans les quarantièmes. La faute à un anticyclone positionné très sud, sous lequel il est en train de passer dans un vent assez faible (10-15 nœuds) et surtout d’ouest, ce qui l’oblige à progresser vers l’est en empannant. Et comme la zone d’exclusion des glaces, dans laquelle il ne peut pas pénétrer, l’empêche de plonger plein sud pour trouver du vent plus fort, sa marge de manœuvre s’en retrouve forcément limitée.

Cette situation va permettre au poursuivant immédiat du Maxi Edmond de Rothschild, le trimaran MACIF, passé lundi à 8h30 à la longitude de Gough Island, soit 6h45 après lui, de grappiller quelques milles dans les heures qui viennent, même si François Gabart et Gwénolé Gahinet devraient à leur tour être ralentis par cet anticyclone. Derrière, Sodebo Ultim 3 a dû ralentir depuis qu’il a été victime la nuit dernière à 0h30 d’un choc avec un objet flottant non-identifié qui a provoqué la casse du safran tribord, handicapante d’autant que le trimaran navigue bâbord amure (vent venant de la gauche du bateau). Reste que si Thomas Coville et Jean-Luc Nélias perdent logiquement du terrain par rapport à leurs concurrents, ils arrivent à maintenir des vitesses de 20-25 nœuds, preuve que l’état de la mer s’est nettement amélioré depuis la nuit dernière, rendant le bateau, même amoindri, assez manoeuvrant.

Sodebo Ultim 3 est attendu à la longitude de Gough Island vers 19-20h, heure française, suivi de très près par Actual Leader (Yves Le Blevec/Alex Pella), les deux bateaux, séparés de 30 milles au classement de 16h, devraient ensuite bénéficier d’une remontée vers le nord de l’anticyclone qui freine actuellement leurs deux rivaux en tête de course pour « tirer plus droit » vers Le Cap. Le Cap, deuxième et dernière marque de parcours de « Brest Atlantiques », où le Maxi Edmond de Rothschild est, d’après les derniers routages, attendu mercredi en soirée.

* La « ZEG », c’est quoi ? La direction de course de « Brest Atlantiques » a délimité en Atlantique Sud une zone d’exclusion des glaces, Jacques Caraës explique en quoi consiste cette « ZEG », que sont en train de longer les quatre trimarans : « C’est une zone dans laquelle les trimarans ne peuvent pas pénétrer pour leur sécurité, sous peine d’y rencontrer des growlers, qui sont des morceaux de glace émanant de la fragmentation d’un iceberg en fin d’histoire. Dans de l’eau à 10-12 degrés, il se morcelle très vite en une multitude de growlers. Là, nous en avions identifié dans la partie ouest de Gough Island, île que les premiers bateaux ont laissée à tribord ce lundi, ce qui nous a poussés à rehausser la « ZEG » de quelques degrés, jusqu’à 37°60 sur la partie ouest de Gough Island. Après Gough Island,

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Brest Ultim Sailing

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