Arrivées des duos et solos pour les 400 nautiques…

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Sur le parcours de 400 nautiques, c’est l’équipage en double sur FIRSTY 4 avec Pascal Muller et Christophe Barrue qui ont franchi en premier la ligne d’arrivée dans la nuit de lundi à mardi suivi dans la matinée des solitaires Eric Merlier sur TELEMAQUE 2, Richard Delpeut sur WALILI, du duo Jean-François Faou et Benoit David sur MARCHER SUR L’EAU, du solitaire Franck Paillet sur HOKUA et enfin dans l’après-midi Laurent Favreau sur EPSILON-CNMT. Encore en course, les équipages sur le parcours des 900 nautiques, avec une épidémie d’abandon (quatre au total) ! Alors qu’il ne restait plus que deux adversaires en lice au coude à coude, le voilier OBSESSION de Christophe Magnin doit également stopper la course le mardi 6 mars suite à la rupture de l’étai. Seul le voilier PATITIFA de Pierre Ortolan reste en course et se doit de rejoindre la porte de validation au sud de la Sardaigne pour pouvoir accéder à la première place du classement… Dimanche 11 mars, la remise des prix récompensera les courageux vainqueurs de cette édition bien musclée !

FIRSTY 4 (Pascal Muller – Christophe Barrue) : 1er équipage en double en temps réel et compensé.

Après trois jours de course intense, le propriétaire, Pascal Muller se posait au chaud au Club autour d’un petit déjeuner…le temps de raconter cette folle aventure (sa première fois en double sur une course au large) ! “C’est plus une course de guerrier que de la détente. J’ai eu très peur surtout la 1ère nuit. C’était très difficile avec une météo exécrable, toujours de la houle et des nuits très froides mais c’est une expérience humainement très enrichissante ! C’est une grosse introspection car on a le temps de réfléchir ! Avec Christophe Barrue qui était à fond pour remporter l’épreuve, j’ai beaucoup appris et comme il ne restait que 2 bateaux en double, ça ressemblait à un duel… Nous avons eu 17 à 25 nœuds de vent en moyenne avec les ¾ de la course sous spi, toujours avec une mer clapoteuse et démontée. Cette année c’était extrême ! Les mauvaises conditions avant la course (épisode neigeux, vent…) n’ont pas permis de préparer correctement le bateau…le ratio plaisir / temps, préparation, coût…est dur mais c’est une belle expérience que je referai pour ne pas rester sur celle-ci et avoir de meilleures conditions ! Merci à l’organisation de la SNST au top avec un super accueil même par l’équipe de la SNST à 2h du matin sous la pluie en mer, c’était inespéré et très réconfortant !!! ”

TELEMAQUE : «Eric Merlier » : 1er solitaire en temps réel et en temps compensé

« Nous (les solitaires) étions toujours en contact pas toujours avec les mêmes mais toujours avec les bateaux en vue pendant les 400 milles. La première nuit, les conditions étaient très difficiles sous spi mais il y avait une belle luminosité et on voyait les dauphins qui nous accompagnaient. La deuxième nuit, il y avait beaucoup de pluie mais la mer était moins formée. La troisième nuit, il y a eu un gros vent très puissant, c’était tendu avec Richard Delpeut (Walili) on était toujours en contact et on a rien lâché. Il y a moins de 10 minutes qui nous distance à la fin ! Toute la nuit, on a bataillé mètres par mètre et il fallait anticiper car nous n’avons pas le même rating ! Il fallait être à 100% depuis le cap Corse jusqu’à Saint-Tropez. Pendant la course, pour me reposer, je mets le chrono de 20 minutes mais en vérité, on ne sait plus parfois quand on est éveillé et quand on dort… Les réflexes et habitudes prennent le dessus et quand on sent que le bateau ne nécessite pas de réglage, on en profite… C’est une super organisation, un club super sympa et c’est une course qui se mérite ! C’est dans ce genre de course qu’on remarque que la préparation du bateau et la capacité de gérer sa fatigue font beaucoup… »

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Chloé De Brouwer

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