Les pandas jouent les trouble-fête

  • Water Sport, Sailing, Diam24, Multihull, Oman, 2018 EFG Sailing Arabia The Tour, Masirah
    © Lloyd Images
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« Les pandas ont mangé du dromadaire ! ». A la sortie de l’eau, Mathieu Souben a le sourire facile et le jeu de mot l’amuse. Car le panda, c’est l’emblème de son bateau et aujourd’hui à Masirah, il a été le plus véloce de la flotte, avec deux victoires d’affilée lors des côtiers. « On a fait de bons départs, avec une bonne communication à bord, on est contents pour l’équipe Vivacar.fr. C’est important de gagner comme ça » apprécie le jeune skipper. Car ce doublé permet à Vivacar.fr de rentrer dans le cercle très fermé des équipes capables de gagner des journées, ce que seuls Beijaflore et EFG avaient réussi jusqu’à maintenant. « On reste humble, ça régate fort » conclut Souben qui gagne, grâce à ce coup de force, deux places au général. Il est ce soir quatrième, à seulement trois points du podium.

Tout devant, c’est Beijaflore qui conforte sa position de leader en gagnant cette étape. Valentin Bellet et ses hommes restent régulièrement aux avants postes même s’ils s’imposent plus rarement, preuve que les concurrents trouvent leurs marques. « Certains équipages ont eu un démarrage poussif mais ils sont de plus en plus présents » observe le Rochelais qui a réussi, aujourd’hui, à contenir les assauts d’EFG et Averda, les seuls à pouvoir encore jouer la gagne. A l’arrière de la flotte, les filles de DB Schenker bataillent dur face à des équipages rodés. Elodie-Jane Mettraux, Sophie de Turckheim et Mathilde Géron sont de purs talents individuels mais cet EFG Sailing Arabia – The Tour est aussi leur baptême commun alors que leurs concurrents sont souvent des routiers du circuit qui se comprennent au premier regard. « Je m’attendais à ce qu’on ait un peu de mal mais il y a un gap énorme » constate Elodie, skipper. Les filles sont aussi accompagnées par des compétitrices omanaises qui se relaient à bord pour découvrir les exigences du haut niveau.

La flotte va revenir sur le continent dès demain pour rallier Ras Al Hadd et disputer l’avant dernière étape de cet EFG Sailing Arabia – The Tour. L’endroit est connu pour ses tortues, voici qui devrait plaire à l’équipage des pandas.

Interview d’Elodie-Jane Mettraux (DB Schenker) :

« On fait quelques erreurs mais chaque erreur coûte cher. Tant que l’on en fera pas moins, on ne fera pas de meilleure place. Je m’attendais à ce qu’on ait un peu de mal mais il y a un gap énorme si l’on veut faire un bon Tour de France à la Voile. On a du retard sur les gars qui naviguent ensemble depuis trois ans. Cela dit, l’ambiance reste bonne et nous sommes toujours contentes d’être sur l’eau. On essaie aussi d’intégrer au maximum les Omanaises. A chaque fois qu’on sort, on apprend des choses. On maitrise mieux le bateau en phase d’arrêt et on fait quelques jolis coups. Ça rentre gentiment. »

Solune Robert (Lorina Golfe du Morbihan) :

« Ça n’était pas bien aujourd’hui en termes de résultats. On fait six sur les stadiums alors qu’en principe, c’est notre point fort. On ne fait pas de bons départs et ça nous met dedans. En plus, on touche une bouée. Ce sont plein de petites choses qui s’accumulent. Cela dit, l’ambiance reste bonne et on sait qu’on a beaucoup de chances d’être ici, sur le Tour d’Oman. On veut être fiers de nos dernières étapes. »

Mathieu Souben :

« On est très content de notre performance du jour. On gagne les deux manches cet après-midi. On a fait de bons départs, avec une bonne communication à bord, on est contents pour l’équipe Vivacar. C’est important de gagner comme ça mais tout le monde est là pour s’entraîner. On essaie plein de choses, pleins de réglages. Ça régate fort, on reste humble. C’est une chance d’être ici. Il faut être là. On joue des coudes avec les meilleurs. »

Valentin Bellet :

« Nous terminons deux fois deuxième, ce qui nous permet de gagner l’acte. C’est une bonne chose. Aujourd’hui, il y avait moins de vent et aussi du courant, il fallait comprendre plein de choses. Valentin (Sipan, ndlr) a fait un super travail. A Salalah, au début, nous étions très à l’aise car c’étaient nos conditions, avec du vent fort. Certains équipages ont eu un démarrage poussif mais ils commencent à être très présents.”

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