Conditions idéales pour le départ de la Douarnenez Horta Solo

2016, DEPART, ERIC BOMPARD, FIGARO, SOLITAIRE BOMPARD LE FIGARO, VOILE

© Alexis Courcoux

Soleil, mer belle, vent de sud à sud-ouest 10 à 15 nœuds, on pouvait difficilement rêver mieux pour le départ de la Douarnenez Horta Solo. Après avoir viré la bouée spectacle devant la plage des Sables Blancs à Tréboul, la flotte s’est dirigée au près sur un bord en direction du raz de Sein. D’emblée, les gros bras ont pris le commandement.

C’est le charme de la monotypie à haut niveau. C’est en groupe compact que la flotte des solitaires a pris le départ de la première étape ; c’est toujours en paquet qu’elle est arrivée à la bouée de dégagement offrant une belle empoignade où les places se jouaient à quelques mètres près. A ce petit jeu, il fallait être confiant dans sa vitesse, savoir apprécier son placement au sein de la flotte, manœuvrer à la perfection. Ce n’est pas vraiment un hasard si les ténors du circuit tiraient rapidement leur épingle du jeu et pointaient les premiers en direction du raz de Sein.

La porte du Portugal confirmée

Au dernier briefing météo, ce samedi matin, la direction de course a confirmé la présence de la porte de sécurité au large du Portugal. Même si les modèles semblent évoluer légèrement favorablement, la trajectoire de la dépression tropicale Gaston continuera d’être surveillée avec beaucoup d’attention, afin de définir s’il y aura lieu de placer une nouvelle porte qui obligera les coureurs à mettre du sud dans leur route pour rallier Horta ou s’ils pourront faire route directe sur l’arrivée. Les solitaires seront informés avant que le premier ne soit à 50 milles de la porte portugaise des dispositions ultérieures. Quoi qu’il en soit, la sécurité des marins primera sur toute autre considération.

Cap ou vitesse, les premiers choix

Les solitaires étaient encore loin de s’interroger sur ce dilemme. Leur première préoccupation était de se placer favorablement en vue du passage du raz de Sein. Certains comme Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) ou bien encore Corentin Douguet (Sofinther – Un maillot pour la vie) choisissait de rester à la côte en serrant le vent, quitte à subir des dévents dus aux effets de pointe. D’autres préféraient tirer plus au large comme Gildas Morvan (Cercle Vert) ou bien encore Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire). Toujours aux avant-postes, Nicolas Lunven (Generali) optait quant à lui pour une position intermédiaire entre large. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), après un départ moyen, était revenu au sein du paquet de tête grâce à une vitesse impressionnante. Le premier juge de paix sera le passage de la tourelle de la Plate à l’extrémité de la pointe du Raz. La renverse de courant aura lieu aux alentours de 20 heures où le courant de flot s’établira. Tous les solitaires devraient avoir avalé ce premier obstacle avant l’heure fatidique de la renverse. Ensuite, commencera véritablement la haute mer. Les chamailleries du départ seront loin : il faudra commencer à basculer dans un autre rythme, penser à long terme, se focaliser sur sa route avant toute chose… enfin tout simplement, goûter le plaisir de savoir que l’on a une semaine de mer qui se profile devant l’étrave.

Classement à 17h (TU+2)

  1. Yoann Richomme (Skipper Maciff 2014) à 1355 milles de l’arrivée
  2. Anthony Marchand (Ovimpex – Secours Populaire) à 0 milles
  3. Gildas Morvan (Cercle Vert) à 0 milles
  4. Nicolas Lunven (Generali) à 0 milles
  5. Corentin Douguet (Sofinther – Un Maillot pour la Vie)

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Douarnenez Courses

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