Vincent Biarnès, une toute première victoire impériale

  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, VOILE
    © Alexis Courcoux
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    © Alexis Courcoux
  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, VOILE
    © Alexis Courcoux
  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, SKIPPER hERAULT, VOILE, XAVIER MACAIRE
    © Alexis Courcoux
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    © Alexis Courcoux
  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, VOILE
    © Alexis Courcoux
  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, VOILE
    © Alexis Courcoux
  • ARRIVEE, ETAPE 2, FIGARO, GENERALI SOLO 2015, VOILE
    © Alexis Courcoux

L’arrivée à Barcelone, peu après 5h du matin, de Vincent Biarnès, skipper de Guyot Environnement, avait une saveur particulière. Un mélange sucré-salé dont il profite encore avec gourmandise. Pour la première fois de sa carrière de Figariste qu’il a démarrée en 2007, Vincent s’offre une victoire. Une récompense largement méritée quand on sait combien cette étape de 432 milles entre Nice et la capitale catalane via Minorque fut exigeante. Le Costarmoricain aura été impérial, faisant des choix audacieux, des trajectoires parfaites et puisant au fond de son énergie pour arriver en « patron » à Barcelone devant Xavier Macaire (Skipper Hérault) et Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)… Chapeau l’artiste !

Spécialiste de la régate en équipage avec huit participations au Tour de France à la Voile et un sacre de vice champion de France de match-racing en 2011, Vincent Biarnès s’est engagé dans la course au large en solitaire avec travail et assiduité. Ne ménageant pas sa peine, il démontre au fil des ans une belle courbe de progression. Et 2015 semble être son année… Il signe une belle deuxième place sur la dernière étape de La Solitaire du Figaro – Eric Bompard cachemire, et voilà qu’il remporte une des deux grandes courses de la Generali Solo !

Tous derrière et lui devant…

De la zone sans vent où la flotte est restée « scotchée » 7 heures durant, Vincent s’extirpe en premier. La flotte est alors relativement groupée, mais rapidement le vent forcit laissant s’échapper le skipper de Guyot Environnement qui de surcroît joue un coup d’enfer : il s’écarte pour aller chercher du vent plus fort vers la Corse et continue de creuser l’écart. Xavier Macaire à ses trousses cravache, réalise des manœuvres d’empannages parfaites dans la brise et la mer formée. Rien n’y fait. Le spi vert n’est plus qu’un point à l’horizon. Ce sera alors une course de vitesse et d’endurance, dont l’élastique ne se détendra jamais. Si dans le sprint final sous les énormes grains et la nuit noire, Xavier recolle un poil, Vincent s’est de toute façon envolé. Il force l’admiration de ses camarades de jeu, grands favoris de l’épreuve. Il est entré ce matin dans la cour des grands…

Alexis Loison (Groupe Fiva) en tête du classement général provisoire

Avec sa 7e place sur cette Grande Etape, Alexis commence à s’asseoir confortablement sur son trône. S’il se dit déçu de n’avoir jamais pu jouer aux avant-postes, le skipper de Groupe Fiva limite les pots cassés sur cette course de coefficient 4. Car d’autres ont pris cher ! Nick Cherry (Redshift) et Gildas Morvan (Cercle Vert) sont tombés de leurs chaises et ont dégringolé. Nick avec sa place de 15e se retrouve 5e, et Gildas qui termine 17e s’enfonce à la 10e place au général provisoire. Misère ! Xavier Macaire (Skipper Hérault) remonte du coup à la 2e place (21 points d’écart avec Alexis Loison) grâce à sa belle position de dauphin, et Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) accède au podium avec 106 points… L’étape Nice-Barcelone a largement chamboulé le classement !

Ils ont dit sur les pontons de Barcelone…

Vincent Biarnes (Guyot Environnement), premier à Barcelone :

« C’est une belle victoire, ça faisait longtemps que je l’attendais celle-là. Première grosse victoire sur le circuit Figaro Bénéteau, je suis super content et en plus c’était une étape sportive et tonique. On a eu du mal à partir de Nice avec de la bonne pétole pendant 7 ou 8 heures. Après le vent est bien rentré. C’est rentré fort, j’ai eu 35 nœuds, 37 nœuds, c’était vraiment sportif à la barre. Ca s’est joué dans la pétole, j’ai réussi à m’extirper en premier de cette zone de calmes. Ensuite je n’ai pas arrêté d’allonger, de voir disparaître mes concurrents à l’AIS. J’ai eu un peu de réussite je pense, parce que j’avais plus de vent que tout le monde, c’était le scénario idéal pour moi. J’avais vu que les fichiers météo n’étaient pas favorables pour moi au départ de Minorque. J’avais un bon matelas d’avance. J’avais 10 milles d’avance, il (Xavier Macaire) en a repris 4 et après j’ai réussi à stabiliser ça jusqu’à l’arrivée. A l’arrivée j’ai affalé le spi assez tôt, j’ai joué la sécurité et je pense que j’ai bien géré. Le seul concurrent que je voyais pendant longtemps c’était Xavier et après je ne savais pas où étaient les autres, ni s’il y avait beaucoup d’écarts, s’il y avait 10 milles ou 30. Je n’avais aucune idée du classement. J’étais persuadé que j’étais en tête forcément mais je ne savais pas où étaient les poursuivants. Je pense à toutes ces années de travail en Figaro pour performer. Là c’est récompensé mais c’est dur comme série, parce que ça fait maintenant 7 ans que je suis sur le circuit et je sais que d’autres ont attendu plus de 10 ans pour gagner une Solitaire, pour gagner une étape. Je suis bien content que ça arrive en tous les cas. C’est grâce à Guyot Environnement que je peux performer et le fait qu’ils me fassent confiance sur la durée me permet de progresser ».

Xavier Macaire (Skipper Hérault), deuxième à Barcelone :

« C’était encore une belle étape intéressante. Il y a eu de grands écarts, c’est incroyable de voir qu’il y a eu autant d’écarts qui se sont créés aussi rapidement après la bouée Odas. Le départ était un peu dur, dans la pétole, j’ai rarement été bloqué aussi longtemps dans la pétole. Finalement, j’ai réussi à bien m’extraire de cette pétole, je sors 3e ou 4e… Et puis, ça c’est joué vite sur le portant. Vincent a joué un bon coup, j’ai cravaché pour le rattraper, mais il allait bien, il faisait les bonnes trajectoires. C’était impossible de le rattraper. C’était vraiment une super étape ! Vincent avait plus de 8 milles d’avance et au passage de Minorque ça a resserré un peu, je me suis retrouvé à 5 milles derrière lui,. Mais il aurait fallu de la pétole pour le rattraper. Sur la fin, nous avons été obligés d’affaler, ça a refusé, j’ai repris sur lui, mais il aurait fallu que ça dure encore plus longtemps. Je suis content ! Deuxième de l’étape, deuxième deuxième place, c’est bien. Je suis complètement cramé, je n’ai pas dormi de la nuit, on a eu des rafales à plus de 30 nœuds, il y avait des cargos, ce n’était pas évident. C’est rentré fort quand même ! J’ai hésité à relancer le petit spi, mais il n’y avait rien à gagner. J’étais à 7 milles de l’arrivée, j’ai choisi de préserver le matériel, déjà sous solent je faisais des surfs à 12-13 nœuds, ça suffisait. Je suis content, je ne prends pas beaucoup de points, c’est bon pour les classements de La Generali Solo et du Championnat de France. »

Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) : troisième à Barcelone

« Ca fait une belle étape ! On faisait du spi dans 35-40 nœuds. Je suis content de la troisième place, ce n’était pas facile d’accrocher Sébastien (Simon). Il allait vite toute la journée d’hier, j’ai lutté pour rester au contact avec lui. En fait, j’ai profité d’un petit décalage après Minorque pour me mettre à son vent, et quand c’est rentré fort j’ai accéléré et je suis passé devant. Ca s’est joué à pas grand chose. Ce fut une super étape, j’ai l’impression d’avoir fait trois étapes en une. C’est dingue. Sur le côtier, c’était pas terrible et puis nous avons passé la moitié de la nuit devant Nice. Je m’en suis bien sorti, j’étais content. Après je n’ai pas suivi Vincent (Biarnès), c’était une bêtise. Il s’est gavé énorme ! Tant mieux pour lui, il a fait une belle navigation. C’est dingue, après Odas il y avait du monde derrière et nous avons attaqué direct. Vincent a attaqué jusqu’à la Corse, il avait plus de pression tout le temps. Les écarts sont impressionnants. J’en vois un derrière moi, après je ne savais pas où étaient les autres, ça faisait peur, je m’attendais à en voir arriver de partout. C’était chaud à la fin. J’ai pris deux grains à 42 nœuds ! C’est bien pour moi au général. Ca fait du bien, honnêtement ça m’aurait embêté de finir 4e. »

Source

Rivacom

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