Veillée d’armes

  • FIGARO, GENERALI SOLO 2013, GRAND PRIX, VOILE
    © Alexis Courcoux
  • FIGARO, GENERALI SOLO 2013, GRAND PRIX, VOILE
    © Alexis Courcoux
  • FIGARO, GENERALI SOLO 2013, GRAND PRIX, VOILE
    © Alexis Courcoux

Demain à 10h, le coup d’envoi de la 20e édition de la Generali Solo sera donné devant le port de Sète. Vingt-trois solitaires s’élanceront pour deux semaines de régates endiablées sur un format de course complet qui alternera les parcours courts et les étapes hauturières. La grande épreuve méditerranéenne sacrera également le Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire 2015. Comprenez qu’il va y avoir du sport et de la bagarre !

La réputation de la Generali Solo tient à sa difficulté. Les skippers de renom qui s’y sont frottés s’en souviennent encore, à l’image de Jean Le Cam, quadruple vainqueur de l’épreuve : « C’est peut-être la course la plus tendue qui soit, il faut tenir et encore tenir. La bagarre dure jusqu’au bout ». Depuis 1995, les Figaristes reviennent en Med’ parce qu’ils aiment ce format exigeant qui les pousse dans leurs retranchements.

Un plateau 2015 enthousiasmant

L’entame de la Generali Solo 2015 se déroulera sur deux jours à Sète devant le môle Saint-Louis. Pas moins de huit parcours techniques sont au programme. Huit manches sur lesquelles les solitaires vont devoir s’arracher, prendre de bons départs, effectuer des manœuvres rapides et irréprochables, des virements de bords au poil près… Parmi les 23 inscrits, 3 Anglais sont venus en découdre avec les frenchies. Nick Cherry (Redshift), Sam Matson (Chatham) et Alan Roberts (Magma Structures) vont découvrir les joies de la navigation sur la Grande Bleue ! Deux femmes seront également au départ ; Isabelle Joschke (Generali – Horizon Mixité) et Claire Pruvot (Port de Caen – Ouistreham) joueront des coudes avec la meute des garçons qu’elles connaissent bien.
Sur les dix-huit autres concurrents, les Méditerranéens sont venus en force. Ils seront cinq à défendre leurs couleurs : Laurent Camprubi (Janie Philip), doyen de l’épreuve (55 ans) mais nouveau venu sur le circuit Figaro Bénéteau comme son acolyte d’entraînement Michel Cohen (Tintorel), Gwen Gbick (Made in Midi) amoureux de la Generali Solo et de retour sur le circuit, Marc Mallaret (Montpellier Business School) jeune loup aux dents longues et un certain Xavier Macaire (Skipper Hérault) ! 2e au classement provisoire du Championnat de France Elite de course au Large en Solitaire, Xavier vient pour réaliser le doublé : gagner la Generali Solo et être sacré Champion, comme l’ont réalisé Gildas Morvan en 2000, Jérémie Beyou en 2002 et 2005 ou encore Yann Eliès en 2004…

Une meute assoiffée de finir la saison en beauté

Que dire du rouleau compresseur Gildas Morvan (Cercle Vert) à qui la Generali Solo a souri le plus souvent ! Il a remporté trois fois l’épreuve (2000, 2003, 2011), et se verrait bien égaler Jean Le Cam et ses quatre victoires. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) peut lui aussi viser le doublé après une formidable année sur le circuit. Alexis Loison (Groupe Fiva) et Yoann Richomme (Skipper Macif 2014) vont tout tenter pour jouer en tête. Gwénolé Gahinet espère bien finir en beauté pour sa dernière course sous les couleurs de Safran – Guy Cotten… Même envie du côté d’Alain Gautier (Generali 40), qui à coup sûr mettra du charbon pour faire la nique aux p’tits jeunes talentueux comme Sébastien Simon (Bretagne – Crédit Mutuel Espoir) et Benjamin Dutreux (Team Vendée).
C’est dire si la Generali Solo sera disputée ! Demain, les hostilités sont lancées…

Le point sur les coefficients :

Selon les instructions de course, un classement sera établi à l’issue de chaque étape, et de chaque Grand Prix, après application des éventuelles pénalités ou bonifications.
Chaque étape (course au large supérieure ou égale à 150 milles nautiques) sera affectée d’un coefficient 4.
Chaque course ou parcours côtier des Grands Prix (supérieur ou égale à 20 milles nautiques) sera affecté d’un coefficient 1,5.
Les parcours techniques des Grands Prix seront affectés d’un coefficient 1.

Ils ont dit sur les pontons de port Saint-Clair :

Marc Mallaret (Montpellier Business School)

« Je suis venu chercher de l’expérience, je viens pour apprendre auprès des meilleurs. J’ai commencé la voile tout petit en Optimist à Carnon et après j’ai fait sport études en 420, puis j’ai fini au pôle France où j’ai réalisé une préparation olympique en 49er ces deux dernières années. Je veux démarrer sur le circuit Figaro Bénéteau, et me préparer à la course au large. La Generali Solo est une épreuve hyper complète avec du large et des parcours techniques. Je débute, donc je manque encore de connaissances techniques, c’est sur ces petits parcours que je risque de peiner un peu. »

Arnaud Godart-Philippe (Faun Environnement – Afrikarchi)

« Cette épreuve va me permettre de m’améliorer sur le plan technique. C’est un format que je connais peu. C’est ma première Generali Solo, et c’est toujours intéressant de travailler sur les manœuvres rapides lors des manches courtes. Je suis content, car cela va me permettre de bien repartir l’année prochaine. Je vais encore apprendre des choses. Je n’ai pas beaucoup navigué cette année sauf sur La Solitaire. Ces parcours techniques coûtent cher si on se loupe. Il va falloir limiter la casse, ne pas faire d’erreurs, car cela peut coûter beaucoup de points au final ! Je vais chercher à être régulier. »

Yoann Richomme (Skipper Macif 2014)

« J’aimerais faire au moins dans les cinq premiers de l’épreuve. Je vais m’arracher pour ça. Il y aussi le classement du Championnat de France Elite de Course au Large en solitaire. Nous sommes très proches avec Alexis Loison, je vais au moins garder la troisième place, je ne veux pas tomber du podium. Ce sera plus difficile avec Charlie (Dalin) et Xavier (Macaire) qui sont loin devant. Sur cette Generali 2015, il n’y a finalement pas beaucoup de manches. Il faudra ne pas prendre de bâche, surtout sur les étapes au large. Ca va être difficile parce qu’en Méditerranée, ce sont des navigations où il y a des décisions à trancher. Il faudra garder la tête froide, bien rester sur ses objectifs. J’avais bien aimé la précédente Generali Solo (2013). La Méditerranée, ça me va bien, j’adore naviguer ici. Je me sens maintenant plus à l’aise sur les transitions météo. Et puis, de recommencer avec Macif, ça met en confiance, je suis très content. Ce ne sera pas l’année de trop, je suis ultra motivé ! »

Vincent Biarnès (Guyot Environnement)

« Il y a des parcours bananes sur la Generali Solo, et nous n’en avons pas fait depuis longtemps sur le circuit Figaro. Ce n’est pas pour me déplaire. C’est un format sympa. Même si c’est physique en solitaire. Le rythme de la Generali Solo est soutenu parce qu’on enchaîne courtes et longues étapes. Il faut gérer le repos. Il y a aussi l’aspect classement. On a vite fait de perdre beaucoup sur un parcours banane. Il ne faudra pas prendre trop de risques, même si il va falloir attaquer sur les parcours banane, et faire de bons départs. Je connais la Méditerranée pour avoir fait plusieurs Tour de France à la Voile. Sur la Generali Solo, il y a des sections beaucoup plus au large. Il va falloir gérer effets de sites, transitions. Ca va jouer, ça va être sympa ! Mon objectif est de faire une place dans les cinq premiers et donc remonter des places au Championnat de France. Ca va être serré ! ».

Source

Rivacom

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