L’esprit est là d’après Romain Pillard

TOUR DE BELLE ILE, VOILE, REGATE, SAILING

© Yvan Zedda

La huitième édition du Tour de Belle-Ile aura été une grande réussite avec un beau vainqueur, Sébastien Josse, qui a au passage battu le record de l’épreuve (2h24’45), et une belle fête, en mer et à terre. Aurélie et Romain Pilliard, les organisateurs, dressent le bilan.

Quel bilan faites-vous de ce Tour de Belle-Ile ?

Il est extrêmement positif. D’abord parce que la participation reste toujours aussi nombreuse, avec cette année 471 bateaux inscrits, et un mélange réussi entre professionnels et amateurs. Nous avons eu de nombreux retours très positifs de la part de ces derniers qui sont ravis de partager un beau moment de course avec les plus grandes unités des spécialistes de la course au large.

Ceux-ci étaient très nombreux cette année, ont-ils apprécié leur week-end ?

Oui, ils sont également ravis de régater au milieu d’une telle flotte et de montrer leurs bêtes de course au plus grand nombre. En outre, ils ont finalement très peu d’occasions sur une année de se mesurer avec des bateaux de philosophies ou de tailles différentes. Paul Meilhat, par exemple, s’il s’est imposé en monocoques sur SMA, a adoré se confronter à des multicoques. Ce n’est pas un hasard s’ils sont de plus en plus nombreux à revenir d’une année sur l’autre. Et sportivement, ils se prennent au jeu. Aujourd’hui, des skippers comme Sébastien Josse, fidèle de l’épreuve et vainqueur cette année pour la troisième fois, viennent aussi pour la notoriété de la course, ils sont contents de communiquer autour du fait qu’ils ont gagné le Tour de Belle-Ile.

L’autre aspect du Tour de Belle-Ile est la convivialité, comment s’est-elle manifestée cette année ?

Cela fait clairement partie de l’ADN du Tour de Belle-Ile. Les gens ne viennent pas seulement pour participer à une belle course de bateaux, mais aussi pour passer un bon week-end en famille, entre amis, et nous faisons en sorte à chaque fois de leur proposer des nouveautés pour qu’ils repartent heureux. Ce qui a été le cas cette année : jamais, nous n’avons eu autant de monde au briefing des skippers, autant de passage sur le port, et la soirée du samedi a été très réussie. Le Tour de Belle-Ile est une fête en mer, mais aussi à terre. C’est un événement double et nous devons donc apporter autant d’attention à ce qui se passe à terre qu’à la course elle-même.

Quels ont été les retours des participants ?

Nous avons eu énormément de messages de remerciements et de félicitations, beaucoup de gens nous disent qu’ils ont passé un excellent week-end et qu’ils l’ont apprécié dans sa globalité. L’esprit est là, le concept plaît, beaucoup de gens reviennent d’une année sur l’autre et attendent ce rendez-vous avec impatience. Il y a aussi une importante communication entre les participants sur les réseaux sociaux qui aide à faire découvrir le Tour de Belle-Ile et son ambiance.

En mer, comment s’est passée la course au point de vue de la sécurité ?

Tout s’est bien passé, nous avions un important dispositif de surveillance pour accompagner la flotte et nous avons eu très peu à intervenir, les rares interventions ont été efficaces.

Quels sont les axes d’amélioration sur lesquels vous comptez travailler ?

Le principal est d’ordre budgétaire, il nous faut trouver le partenaire principal qui nous aidera à rendre l’organisation plus fluide. Il faut comprendre qu’un tel événement nous occupe toute l’année, et sur le week-end du Tour de Belle-Ile, nous sommes 120. Maintenant, nos partenaires actuels nous ont particulièrement aidés à faire de cette édition une belle fête. Je pense à Dream Yacht Charter qui a permis à un participant de gagner une croisière de luxe, il était ravi ! Ce n’est que la deuxième fois qu’il venait sur le Tour, ce n’est pas quelqu’un qui est habitué à naviguer, il repart avec un souvenir exceptionnel. Land Rover, qui nous accompagne depuis trois ans, a aussi pleinement participé à la fête en accueillant beaucoup d’invités qui ont passé un excellent week-end, en suivant notamment la régate sur un catamaran de course barré par un skipper professionnel, je peux vous dire qu’ils avaient tous un grand sourire en repartant !

Un dernier mot sur la date de la neuvième édition du Tour de Belle-Ile ?

Le 7 mai 2016, nous vous attendons toujours plus nombreux !

Source

eol

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