Le suspense jusqu’au bout

Les équipages se sont élancés aux alentours de midi pour la seconde étape entre St-Pierre et Les Anses d’Arlet. 15 milles de navigation au total sous un vent moyen d’une quinzaine de nœuds. Au bout d’une longue bataille et sur le fil, ce sont les frères Charles et Maxime HAINNEVILLE qui remportent l’étape.

Les conditions de mer étaient très variées permettant des choix stratégiques intéressants pour les coureurs. Certains préférant la côte, d’autres le large. Mais au bout du compte les deux options pouvaient s’avérer payantes par moments, incertaines par d’autres. Dès le départ le bateau mené par Emmanuel Boulogne prend la tête de la course suivi de près par un petit peloton de bateaux. Rapidement l’équipage parvient à creuser l’écart avec ses poursuivants. Au passage de la bouée au vent devant les 3 îlets le vent vient perturber encore une fois la course et en moins de 10 minutes tous les écarts vont se resserrer. Coup gagnant pour les poursuivants du leader, notamment les frères Hainneville, vont arriver à rattraper leur retard. C’est dans le dernier bord en face des Anses d’Arlet que la course s’est jouée. Les deux équipages se sont retrouvés collés dans une zone instable mais l’équipage Hainneville profite d’un couloir de ve nt pour franchir la ligne d’arrivée en premier.
A noter aujourd’hui quelques abandons dans l’épreuve avec notamment un démâtage pour l’équipage Martiniquais skippé par Jean-Claude Ivaldi et Pascal Medina et une voile déchirée pour Sébastien Rogues et Matthieu Souben sur un dessalage. En fin de journée on apprendra aussi que l’équipage de tête Boulogne et Joubert est parti avant le départ et n’a pas bien réparé ce qui le disqualifie automatiquement de l’étape.

ILS ONT DIT

Charles et Maxime Hainneville

C’était dur ! Un départ au portant bien maitrisé où on sort dans les 10 premiers de la baie, un peu compliqué quand même avec une dizaine d’envois et affalages de spi donc Maxime s’est un peu épuisé. En se rapprochant de Fort de France le vent commence à rentrer et on a commencé à tricoter pour remonter au vent. On se trompe de bouée ce qui nous oblige à revenir sur notre chemin mais on cravache, on cravache pour rattraper notre retard. Emmanuel Boulogne en tête à ce moment là était loin de nous tous. Après le passage d’une marque en fond de Baie, on envoie le spi pour redescendre sur les Anses d’Arlet. On profite d’une risée qui nous a permis de recoller Emmanuel en moins de dix minutes. On peut appeler ça un bon coup de cul. Avec le relief on se rend compte que le vent est très instable et on a profité d’un petit couloir de vent pour passer la ligne premiers. Hier on n’a pas eu de chance, on n’était pas loin pourtant, mais là aujourd’hui elle nous a souri.

Source

Thomas Guerin

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