Conrad Humphreys vise une deuxième participation au Vendée Globe

© Christophe Launay / www.sealaunay.com

Conrad Humphreys avait terminé 7e du Vendée Globe 2004/2005. Le skipper britannique entame un nouveau partenariat avec Cat Phones, licence d’une célèbre multinationale. Pour le moment il navigue en Class40… mais étudie de près – avec son sponsor – l’éventualité d’être au départ du Vendée Globe 2016. Nous l’avons rencontré à Saint-Malo, à l’occasion du départ de la Route du Rhum.

Conrad, où en êtes-vous de votre projet pour revenir sur le Vendée Globe ?

Et bien nous venons juste de signer pour trois ans un nouveau partenariat avec Cat Phones. Nous commençons par courir en Class40, mais nous regardons de très près ce qui se passe sur la classe IMOCA pour voir – selon le développement des affaires de l’entreprise – s’il y a une opportunité pour franchir la marche vers le prochain Vendée Globe. Nous étudions tous les aspects du projet, notamment s’il y a une possibilité de trouver un bon bateau et si celui ci peut être actualisé pour être compétitif. Nous finaliserons cette étude juste après la Route du Rhum.

Votre sponsor actuel a le potentiel pour franchir cette marche ?

Cat Phones, le sponsor du Class40, est une filiale de Caterpillar. Et comme vous le savez, Caterpillar est une très grande compagnie, elle a le potentiel et elle peut être intéressée par le Vendée Globe (le groupe américain Caterpillar emploie 125 000 personnes pour un chiffre d’affaires de plus de 65 milliards de dollars en 2012 ndr). Mais nous y allons par étapes, marche après marche. Ils veulent d’abord regarder comment les choses se passent du côté des 40 pieds.

Nous sommes à deux ans du Vendée Globe…

Ce n’est donc pas trop tard. En mars 2015 nous pourrions prendre la décision – si nous allons effectivement vers le Vendée Globe – d’acheter un bateau d’ancienne génération ou bien de construire un bateau neuf, même si cette deuxième hypothèse devient assez tendue en timing. Si nous franchissons cette fameuse marche vers l’IMOCA, il est plus probable que nous allions vers un bateau existant.

On imagine qu’un bon résultat sportif sur la Route du Rhum serait un argument de poids…

Oui bien sur, mon objectif est de faire le mieux possible ! Si je peux finir sur le podium ou même gagner, ce serait évidemment une grande marche de franchie pour le projet Vendée Globe. Nous avons une très belle opportunité avec Cat Phones, qui a envie de succès. Il est évident que de bons résultats le faciliteraient forcément. That’s the game… c’est le jeu !

Vous avez terminé 7e du Vendée Globe 2004. Qu’est ce qui vous motive pour revenir sur cette épreuve?

J’ai couru trois courses autour du monde (Whitbread 1993, BT Global Challenge 2000 et Vendée Globe 2004/2005 ndr). J’ai toujours dit que la première des courses sur laquelle je voulais revenir était le Vendée Globe… parce que c’est bien plus qu’un événement de course au large ! C’est aussi un incroyable moment loin de tout, à se battre au coeur d’une flotte très compétitive. Je suis au début d’une nouvelle histoire… avec une vraie chance d’être sur la ligne de départ en 2016. J’y crois !

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