Yann Eliès
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  • Quatre podiums d’affilée dans la Solitaire, double Champion de France Elite de Course au Large en Solitaire : Charlie Dalin a fait ses preuves en Figaro. A 33 ans, il s’apprête à monter en puissance en intégrant le circuit IMOCA, grâce au soutien d’un nouveau sponsor, Apivia. Il prendra la barre d’un 60 pieds neuf dessiné par Guillaume Verdier et mis à l’eau en juin 2019. Objectif affiché : la victoire dans le Vendée Globe 2020.

    Charlie Dalin, à quand remonte ta volonté de participer au Vendée Globe ?

    « J’ai le Vendée Globe dans un coin de ma tête depuis que je fais de la course au large en solitaire. J’adore être seul en mer avec une confrontation sportive. Je ne redoute pas de passer 70 jours en solo sur mon bateau, au contraire cela m’attire. Plus les courses sont longues, mieux je me porte. Je suis architecte naval de formation et je me sens à l’aise dans la partie technique, ce qui est essentiel en IMOCA, surtout avec un bateau neuf. Le Vendée Globe réunit tout ce que j’aime, je suis fait pour cette course ! J’ai commencé à chercher activement des sponsors fin 2016, pendant la dernière édition. Les premiers échanges avec Apivia ont eu lieu l’automne dernier. Je suis skipper Macif en Figaro et Apivia est justement la mutuelle santé du groupe Macif. Les choses se sont donc faites assez naturellement. »

    Et c’est donc avec un bateau neuf qui tu vas intégrer le circuit IMOCA. Pourquoi avoir choisi Guillaume Verdier comme architecte et le chantier CDK Technologies pour la construction ?

    « Avec Mer Concept (la société dirigée par François Gabart qui va gérer le projet, NDR), nous avons rencontré plusieurs architectes. Tous ont proposé des choses intéressantes et il n’a pas été facile de trancher. Mais nous avons été convaincus par la philosophie de Guillaume et par les outils qu’il a à sa disposition. Il a aussi une sacrée expérience en IMOCA, ce qui était un prérequis important. Il a gagné la dernière America’s Cup avec Team New Zealand, il fait partie des meilleurs architectes au niveau international. Et ça se passe très bien humainement avec lui et son équipe. On peut parler design pendant des heures sans voir le temps passer. Pour la construction, nous avons choisi CDK Technologies qui est aussi une valeur sûre. Ce chantier a beaucoup travaillé avec Mer Concept et une relation de confiance forte s’est instaurée. »

    Tu as déjà de l’expérience en IMOCA pour avoir travaillé avec Armel Le Cléac’h puis Yann Eliès…

    « J’ai effectivement intégré le bureau d’études de l’IMOCA Brit Air d’Armel Le Cléac’h pendant six mois en 2010. J’étais en charge de l’optimisation du bateau pour le rendre plus performant. J’ai pas mal navigué avec Armel et j’ai tout de suite accroché, ces machines sont magiques ! Par la suite j’ai fait quelques sorties avec Bernard Stamm, Vincent Riou, François Gabart. Mais c’est surtout en travaillant avec Yann Eliès que je me suis forgé une belle expérience en IMOCA. J’ai participé avec lui à la Transat Jacques Vabre 2015 sur Quéguiner-Leucémie Espoir et nous avons terminé 3e. A l’époque la course arrivait à Itajaí (au Brésil) et ressemblait aux deux premières semaines d’un Vendée Globe. J’ai pu me projeter et cela a confirmé ma volonté de partir seul autour du monde. »

    Et tu es resté dans l’équipe de Yann Eliès jusqu’au Vendée Globe 2016-2017…

    « Oui, j’étais en charge de la partie performance et Yann m’a désigné comme skipper remplaçant. J’étais donc au cœur d’une équipe au départ du dernier Vendée Globe, en immersion totale. Aux Sables d’Olonne, j’ai participé à tous les briefings, on a bossé la météo ensemble avec Yann, j’ai pu voir à quel point on peut être impacté mentalement par le départ d’une course aussi longue et difficile. Ce n’est vraiment pas anodin de larguer les amarres pour faire le tour de la planète. J’étais à la barre dans le chenal, j’ai pu vivre de l’intérieur ce moment très fort émotionnellement. Ce sera instructif pour 2020. »

    Quel sera ton programme d’ici au Vendée Globe 2020 ?

    « La mise à l’eau du bateau est prévue en juin 2019, soit presque un an et demi avant le départ du Vendée Globe. C’est le timing idéal, ni trop tôt, ni trop tard. Il faut mettre le curseur au bon endroit entre avoir du temps de navigation et de fiabilisation et partir avec un bateau doté des dernières innovations technologiques. La Transat Jacques Vabre 2019 sera le premier grand rendez-vous. Puis il y aura la transat retour en solitaire. Et en 2020, je participerai à la Transat Anglaise et à la New York-Vendée. J’aurai donc bouclé quatre transatlantiques avant le Vendée Globe. Le partenariat avec Apivia s’inscrit dans la durée, jusqu’à la Route du Rhum 2022. Cela laisse le temps de construire une belle histoire. »

    Tu viseras la victoire dans le Vendée Globe 2020 ?

    « Oui, c’est la confrontation pour la gagne qui me plaît dans la course au large. Mais je suis conscient que bien des imprévus peuvent survenir à l’échelle d’un Vendée Globe. En tout cas, cette édition s’annonce passionnante, notamment car les bateaux neufs seront issus de différents architectes : Guillaume Verdier, le cabinet VPLP, Juan Kouyoumdjian et peut-être d’autres… Ce seront aussi les premiers IMOCA vraiment dessinés autour des foils, avec un vrai retour d’expérience. Les designs seront probablement assez différents selon les philosophies des architectes et des marins. »

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