Thomas Coville
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  • Bonheurs et douleurs d’un tour du monde record

    28 décembre 2016 • Collectif Ultim, Divers, Multimedia, Records, Tour du Monde en Solitaire, Vidéo • Vues: 329

  • Thomas Coville accueilli en héros à Brest

    26 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 462

  • Thomas Coville, 49 jours seul autour du Monde sur un Ultim !

    25 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 462

  • Un Tour du Monde en moins de 50 jours pour Thomas Coville ?

    25 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 451

  • Fin d’après-midi mercredi 21 décembre : Thomas Coville continue sa remontée de l’Atlantique nord. Il est positionné à la hauteur du sud marocain à 2000 milles (3704 km) de la ligne d’arrivée après avoir parcouru déjà plus de 25 000 milles (45 000km). Le skipper de Sodebo Ultim’ navigue encore dans les alizés avec plus de six jours d’avance sur le temps de référence du tour du monde à la voile en solitaire, un chrono que Francis Joyon détient depuis janvier 2008.

    Thomas Coville doit encore contourner l’anticyclone des Açores qui s’étale à l’ouest des Açores et barre la route directe vers Ouessant. La position du centre de cette célèbre zone de dévent est difficile à déterminer, mais les routages semblent s’accorder. Une chose est sûre, la route la plus rapide ne sera pas la plus courte ! Malgré cette inconnue, la date de passage de la ligne d’arrivée semble se préciser : entre le 25 dans la soirée et le 26 en fin de journée.

    Joint par téléphone mercredi après-midi, Thomas Coville raconte cette remontée scabreuse. Après 45 jours de mer, la fatigue commence à se faire sentir.

    Cette remontée dans l’alizé semble difficile…

    « Ce tronçon entre la latitude du Cap Vert et celle des Iles Canaries n’est pas la partie la plus drôle de ce tour du monde. Tu es face à la mer, c’est très humide. Dès que je mets le nez dehors, je m’équipe car ça mouille. Depuis deux jours, la météo est très instable avec des vents irréguliers et beaucoup de grains. En température, il fait bon mais ça s’est bien rafraîchi. »

    Ralentir le bateau pour éviter de partir en survitesse

    « Le plus difficile ce n’est pas de faire accélérer le bateau mais de le faire ralentir, car face à la mer, on peut tout casser. C’est difficile techniquement, du coup je dors très peu. Mentalement ce n’est pas très agréable. Mais je m’y attendais car ce n’est pas ma première fois. A chaque fois que je fais cette remontée, c’est une bonne piqure de rappel. »

    On pourrait penser que c’est un endroit facile….

    « Cet alizé c’est la période la plus désertique où il se passe le moins de choses. Quand tu le fais dans le sens de la descente vers les Antilles, c’est plutôt agréable mais dans la remontée c’est très déplaisant. J’aime bien la lumière de l’alizé du soir. C’est le moment où je m’accorde un thé sur le pont et en ciré. »

    Les jours qui viennent

    « L’enchaînement à suivre va être très physique. On va se faire toute la garde-robe dans les deux sens. Il va falloir redéployer toute la toile. Ça va être très très physique. Ensuite ce sera un long run à faire dans du vent très fort que j’appréhende et qui est loin de me laisser serein. J’ai cette gamberge-là dans la tête de savoir à quelle sauce je vais être mangé et comment ça va se finir. »

    En forme et fatigué ?

    « Je n’ai pas de problème physique, pas de tendinite c’est la preuve que je m’hydrate bien. Je ne suis pas blessé et c’est un point important. J’ai certainement perdu un peu de poids, je me sens comme du coton. Vu tout ce que je donne comme énergie, je dois avoir certaines carences. J’adore manœuvrer et je le fais plutôt bien généralement, mais je vois bien que je suis plus lent, que les manœuvres durent plus longtemps. Je ne me suis pas beaucoup épargné. »

    C’est la première fois que quelqu’un s’expose à faire un tour du monde avec un bateau aussi grand

    « Par rapport à mon bateau d’avant, il y a une vraie rupture technologique qui fait que je suis bien plus rapide en termes de vitesse sur l’eau. Avec Sodebo Ultim’ il faut une réactivité énorme pour traverser les systèmes météo. C’est la première fois que quelqu’un s’expose à faire un tour du monde avec un bateau aussi grand et avec des voiles aussi lourdes. Remplies d’eau, les voiles d’avant font entre 110 et 120 kilos, voire plus. Les rouler, dérouler c’est long, et en Atlantique Sud, j’en ai fait ! Les atouts et les avantages dont j’ai retiré le maximum dans la descente jusqu’au Cap Horn, je les paie maintenant. Physiquement c’est le revers de la médaille. J’aurais pu m’accorder d’être plus lent en me disant de faire moins de manœuvres et de rater un système, mais je n’ai pas fait ce choix-là, donc on verra si c’était le bon… »

    • Plus de 6 jours d’avance à 2000 milles de l’arrivée •

  • Fini le Sud. Depuis ce matin, Thomas Coville navigue de nouveau au nord de l’Equateur. Il est parti depuis 41 jours et 14 heures. Il grimpe vers le Nord et vers l’arrivée de sa tentative de record de vitesse du tour du monde en solitaire et en multicoque.

    Le skipper de Sodebo Ultim’ apprécie d’être en avance même si l’objectif premier reste de finir. Et c’est parce qu’il connaît bien l’Atlantique Nord en cette saison qu’il sait que la gestion de la dernière semaine de ce tour du monde s’annonce dure, physique et engagée. L’homme et le bateau sont fatigués et usés. Aujourd’hui, Thomas Coville connaît une partie de l’histoire. La pression est devant lui.

    Ce midi, il nous a raconté son job d’athlète qui consiste à faire avancer son bateau, non stop depuis plus de 40 jours. Il met des mots sur la pression, le mental, le moral, la gestion de ce sport mécanique, sur ses craintes qui l’accompagnent pour ce dernier tronçon jusque Ouessant.

    Le passage de l’Equateur

    « J’ai passé l’Equateur cette nuit à 5 heures du matin votre heure. C’est un passage toujours délicat. A l’aller, j’ai été extrêmement chanceux et je suis passé comme une fleur. Cette nuit, ça été plus difficile. Je n’ai pas dormi car il y avait beaucoup de grains très actifs avec de grosses averses et des zones de calme. J’ai trouvé la bonne configuration de voiles sur Sodebo Ultim’. Et je me suis fait plaisir à jouer dans les grains. Il y avait un peu de lune. J’apprécie la navigation de nuit.
    Alors que le pot au noir est un endroit anxiogène, je me suis fait plaisir dans ces dernières 24 heures. J’étais au reaching, avec des sensations de glisse pure. J’ai même réussi à prendre une douche sous les grains. »

    La fin d’un Atlantique Sud éprouvant

    « Ce basculement dans l’hémisphère nord cela signifie pour moi la fin de la remontée de l’Atlantique Sud qui a été dure et éprouvante. Ce n’est pas le fait de rentrer vers la maison. Nos bateaux ont l’avantage d’allonger, c’était le cas dans l’Indien et le Pacifique. Sur cet Atlantique Sud qui a été très changeant, je suis passé de l’hiver à l’été, de très peu de vent à beaucoup de vent. Jusqu’à 50 nœuds au large de l’Uruguay. »

    Un vrai job d’athlète

    « Avec les 50 nœuds au large de l’Uruguay et les calmes du petit temps avec beaucoup d’empannages, il a fallu se démener. Un vrai job d’athlète ! C’est au-delà du pilotage et de la stratégie, il faut mouliner sur les winchs et porter des voiles qui sont très lourdes. C’est vraiment un engagement physique.
    Quand j’ai viré de bord au niveau de Rio pour pointer les étraves de Sodebo vers le nord, c’était symboliquement la fin du petit temps. J’ai voulu tout de suite aller de nouveau vite et me mettre dans cette situation mentale. Tout cela ne laisse pas beaucoup de repos. Le seul repos est dans la gestion quotidienne de bien s’hydrater, de se nourrir et de dormir quand on peut. Il va falloir que je gère la fatigue car j’ai un gros tronçon qui m’attend devant et que je vais devoir gérer. »

    Sur le qui-vive pour affronter le dernier tronçon

    « La remontée dans l’alizé va être virile et très difficile avec une houle de face. Plus tu avances et plus tu approches du but, plus tu oublies l’avance et plus tu es conscient de la fragilité liée à la météo et aux avaries intérieures et extérieures. Je me sens plus dans cet état d’esprit, avec cette pression d’être sur le qui-vive, plutôt que dans la projection de l’arrivée. Devant il y a des vents de 45 nœuds avec une grosse dépression hivernale qu’il va falloir gérer. Jusqu’à l’arrivée je serai dans la gestion de l’instant. »

    Gestion du bonhomme et du bateau

    « Je vois bien que le bateau commence à avoir de l’usure. Le challenge c’est d’anticiper et bien maintenir le matériel. C’est ma responsabilité. La météo sur la fin de parcours sera virile. Il va falloir tenir et gérer de la grosse mer et du vent fort. Ma dernière angoisse, c’est le côté physique. J’ai été malade dans l’Océan Indien avec une grosse infection au genou que j’ai réussi à palier avec des antibiotiques. Avec la fatigue, tu peux te blesser. Après 40 jours où tu tires sur ton physique, tu as peur que ça lâche avec la fatigue. Après 40 jours, les manœuvres sont plus dures. A un moment donné, tu as peur de la blessure, de la tendinite. Tout cela tient aussi au mental. C’est cette partie qui fera sûrement la différence à la fin. »

    • La tension de la dernière ligne droite •

  • Thomas Coville passe l’Equateur avec plus de six jours d’avance sur le record

    18 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 545

  • Six jours d’avance à l’Equateur pour Thomas Coville ?

    16 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 532

  • Les sautes d’humeur de l’Atlantique Sud

    14 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 463

  • 31 jours seul en mer et au bout le Horn et un nouveau record

    8 décembre 2016 • Collectif Ultim, Records, Tour du Monde en Solitaire • Vues: 415