Record
Posts

  • Spindrift Racing fait sa rentrée

    8 septembre 2017 • GC32, GC32 Racing Tour, Monotypie, Records, Trophée Jules Verne • Vues: 175

  • Spindrift for Schools, prêt pour une nouvelle aventure ?

    7 septembre 2017 • Divers, Education, Records, Trophée Jules Verne • Vues: 157

  • Il y a 7 mois (le 25 décembre 2016), le skipper de SODEBO ULTIM’ pulvérisait de plus d’une semaine le temps de référence du tour du monde en solitaire avec un chrono de moins de 50 jours. Samedi 15 juillet, sur le même bateau – un trimaran de 31 mètres de long, 21 mètres de large et dont le mât de 35 mètres de haut porte jusqu’à 800 mètres carrés de voilure -, Thomas Coville a signé un exploit inédit. Parti de New York mardi dernier, le skipper de SODEBO ULTIM’ a dévalé l’Atlantique Nord en solitaire en moins de 5 jours.

    Recordman du tour du monde et de la traversée de l’Atlantique Nord, l’auteur des deux plus beaux chronos de la course au large en solitaire explique l’engagement que représente de telles performances sportives.

    Un record emblématique

    « Ce record a une saveur particulière, il est très important dans mon histoire personnelle.
    Parce j’ai commencé ici même, à La Trinité-sur-mer, comme préparateur dans l’équipe de Laurent Bourgnon, lorsqu’il comptait justement s’attaquer au record de l’Atlantique. Et pour moi, de penser que lorsque Laurent s’y est attaqué, le temps de référence était de 7 jours et 2 heures, qu’il a réussi l’exploit incroyable de l’améliorer de deux jours et dix-sept heures, et moi aujourd’hui, je mets 4 jours et 11 heures, c’est incroyable… Je suis très ému d’avoir réussi à passer cette barre, avec ce record-là, qui a été le premier que j’ai tenté, lorsque j’ai décidé de me lancer à la chasse aux meilleurs chronos océaniques. »

    A fond dans le brouillard

    «C’est super engagé ce parcours. A bloc tout le temps en serrant les dents, debout pour ne pas dormir et la main prête à relâcher le chariot de grand-voile. Mais à certains moments, j’ai choisi de ne pas choquer. C’était limite et j’ai cru à un moment que ça ne passerait pas. Et puis, c’est passé. Je ne voulais pas ralentir. les deux premiers jours, il y avait un brouillard si épais que je n’avais plus aucun repère. On fonçait si vite dans ce coton que j’avais l’impression que nous tombions d’une falaise. C’était très étrange comme sensation. Il fallait que je regarde les cadrans pour retrouver un semblant de perception horizontale… »

    Un record tout en puissance et très différent d’un record autour du monde

    « Quand tu t’attaques au record autour du monde en solo, tu essayes d’en garder toujours sous la pédale, parce que tu ne sais jamais de quoi demain sera fait, parce que ça dure plus d’un mois et demi. Alors que dans un record de l’Atlantique, tu ne te préoccupes pas de demain, juste de l’instant présent : tu n’as pas d’autre solution que de tout donner d’emblée. C’est un effort, une tension que tu ne relâches jamais. J’ai dû dormir quatre ou cinq heures en tout. Je restais debout, au risque de littéralement tomber de fatigue, mais je préférais garder la main sur l’écoute et le chariot de grand-voile, pour régler et choquer en cas de besoin. J’étais à fond tout le temps. Je n’ai pris un ris qu’à deux reprises. J’ai empanné plusieurs fois pour monter au nord et échapper à l’anticyclone. La trajectoire m’imposait de descendre dans le vent tout en puissance, en restant très proche du vent arrière. Cela voulait dire à fond, avec toute la toile, soit plus de 700 m2 au dessus de ma tête, même par 35 nœuds de vent (force 8), tout en puissance. Je n’ai jamais fait ça. Sous l’Irlande, on était plus près du vent, du coup, ça allait très très vite, avec la coque centrale totalement hors de l’eau, à près de six mètres en l’air… »

    Partenaire de Thomas Coville depuis 1999, la direction de SODEBO et les 2100 collaborateurs sont heureux de partager cette nouvelle et éblouissante victoire sur ce magnifique trimaran qui porte avec fierté les couleurs de l’entreprise.

    « C’est tellement bon de partager une nouvelle victoire ensemble. Et c’est tellement beau d’oser se lancer et réaliser des histoires hors normes. Dans ces projets, l’humain est toujours central “se réjouissait hier Patricia Brochard une des trois co-présidente de SODEBO au moment de l’arrivée de ce record que Thomas est allé chercher avec audace.

    « Neuf années jour pour jour après s’être imposé pour la première fois sur l’Atlantique Nord, Thomas continue de nous étonner et de nous surprendre avec son audace.
    Une fois de plus, il a su saisir la première opportunité qui se présentait alors qu’il arrivait à peine à New York après une course transatlantique » souligne Marie-Laurence Gouraud, qui co-préside l’entreprise avec ses deux sœurs Patricia et Bénédicte. « Cette audace nous correspond. Chez SODEBO, nous aimons relever des défis. Nous tentons des lancements de produits qui peuvent devenir des best seller comme la PastaBox, les Salades et Cie, les pizzas Dolce ou Crust. Mais nous avons aussi connu des échecs et nous apprenons à chaque fois.
    Chez SODEBO, nous avons un adage : « l’échec est le brouillon de la réussite. »
    Ce qui est important, c’est d’analyser, de changer et de toujours faire mieux, de progresser. C’est exactement comme Thomas avec ses records !

    Cette année est pour nous l’année de tous les records.
    Quatre jours pour Thomas, ça a une signification particulière. Pour nous aussi car pendant ces quatre jours, nos équipes se sont aussi données à fond pour servir nos clients et ont également battu leur record. Ces quatre derniers jours, nous n’avons jamais livré autant de salades, de sandwichs et de PastaBox. C’est un beau symbole !

    Au nom de toute la direction de SODEBO et au nom de tous les collaborateurs, nous te remercions Thomas pour ton audace, ta pugnacité et surtout, continue de nous faire rêver. Merci Thomas.»

    • L’année de tous les records ! •

  • Le skipper de Sodebo Ultim’ a franchi la ligne d’arrivée au Cap Lizard (Pointe Sud de l’Angleterre) samedi 15 juillet à 19h 29min (heure française). 4 jours 11 heures 10 minutes 23 secondes* (sous réserve de la validation du WSSRC) : un temps de parcours historique, puisque le marin solitaire passe sous la barre des 5 jours. Avec ce temps exceptionnel pour un solitaire, il bat de 15 heures 45 min 47s le très récent chrono de Francis Joyon réalisé le 13 juillet.

    Thomas a été rejoint par une partie de son équipe technique. Ils sont en route pour la Trinité-sur-Mer qu’ils devraient atteindre ce dimanche 16 juillet vers 16h pour être à quai vers 17h.

    Quel sentiment en passant la ligne avec ce temps de 4 jours 11h ?

    « Ce temps représente pour moi beaucoup d’années de travail. C’est l’accumulation de l’expérience que l’on a acquise avec Sodebo Ultim’, avec mon équipe, avec mon partenaire Sodebo qui m’a donné ce temps. Cet enchaînement avec le record de cet hiver et ce nouveau record de l’Atlantique Nord me fait réaliser la progression que l’on a eu. Cela me fait très plaisir en tant qu’athlète, pour l’équipe et pour Sodebo.

    J’ai un sentiment de soulagement que le record ait tenu jusqu’au bout et d’y être bien arrivé. Avec Jean-Luc (Nélias – routeur à terre), nous étions bien en phase. Je suis très heureux, content d’avoir osé tenter car en s’élançant de New York, ce n’était pas gagné.

    Physiquement c’est très engagé. J’ai dû dormir au maximum 3-4 h en quatre jours. Les bateaux sont très puissants et on est tout le temps sur le fil du rasoir. Mentalement, en partant de New York, je me suis senti tout de suite très bien. Je voulais oser le battre. Physiquement c’est un challenge exceptionnel. On va dans des retranchements qui ne sont réalisables sur un tour du monde car la récupération ne serait pas possible. Le fait de savoir que cela va durer 5 jours, tu donnes tout, tu offres tout, tu espères tout et c’est très galvanisant. »

    Que représente-t-il ?

    « C’est le record le plus tenté alors il est symbolique. Au départ c’était une route commerciale. Depuis que je fais de la voile, depuis que j’ai navigué avec Laurent Bourgnon, j’ai ce record dans la peau. Ça a été une émotion très forte en passant la ligne de penser à lui. »

    Moins de 5 jours

    « La barrière des 5 jours, c’est une barrière mythique en solitaire. 4 jours 11h, on l’a vraiment dépassé. Ça montre le travail d’une équipe mais aussi de tout un milieu avec des équipes, des architectes, des ingénieurs, le monde qui tourne autour de ces grands trimarans a énormément progressé et c’est ce qui permet de passer cette barrière. C’est fabuleux ! »

    Tour du Monde et Atlantique Nord

    « Le fait d’avoir battu les deux plus grands records en solitaire, le tour du monde en 49 jours et l’Atlantique nord en moins de 5 jours, c’est le symbole d’une équipe qui arrive à maturité et qui arrive à transformer cette maturité en quelque chose de sportivement tangible qui rayonne sur un groupe, sur Sodebo mon partenaire qui me suit depuis 18 ans. C’est long d’attendre cette maturité mais quand elle arrive, c’est tellement bon. C’est symbolique, mais je le voulais tellement cet enchaînement entre ces deux records… »

    Repères

    • Départ Ambrose Light devant New York : mardi 11 juillet à 8 heures 18 min 37s heure française
    • Arrivée au Cap Lizard : samedi 15 juillet à 19 heures 29 min heure française
    • Temps de la traversée de l’Atlantique Nord en solitaire : 4 jours 11 heures 10 minutes 23 secondes*
    • 3039 milles parcourus à une moyenne de 28,35 noeuds
    • Delta avec Francis Joyon / IDEC SPORT : moins 15h 45min 47s

    * attente de la validation du World Sailing Speed Record Council

    • 4J 11H 10Mn 23s – C’est une barrière mythique en solitaire •

  • Les chasseurs de records sont de retour

    12 juillet 2017 • Atlantique Nord, Collectif Ultim, Records • Vues: 765

  • De bonnes nouvelles de Thierry Briend

    6 juillet 2017 • Collectif Ultim, Course au Large, Records, The Bridge 2017, Ultime • Vues: 376

  • Du Solitaire à l’équipage

    27 juin 2017 • Collectif Ultim, Course au Large, Divers, Images du jour, Records, The Bridge 2017, Ultime • Vues: 522

  • Cette année, Spindrift racing a trois gros objectifs qui sont le World Match Racing Tour en catamaran M32, le Bol d’Or Mirabaud à bord de Ladycat et le Trophée Jules Verne avec le maxi-trimaran Spindrift 2. De nouvelles modifications ont été effectuées cet hiver pendant le chantier même si on avait déjà été loin avant. Elles se sont concentrées sur l’optimisation de la plateforme et des appendices. Au vu du nouveau temps de référence qui a pratiquement été réduit de 10%, soit un peu plus de 40 jours autour du monde, le défi va être difficile à relever mais l’équipe Spindrift racing met toutes les chances de son côté pour y parvenir. L’heure est désormais aux tests de ces nouveaux appendices et aux entraînements jusqu’à septembre afin d’être prêt et en stand-by mi-octobre.

    Quelle stratégie technique et sportive allez-vous mettre en œuvre ces prochains mois pour atteindre vos objectifs sur le Trophée Jules Verne ?

    La stratégie ne change pas complètement depuis l’hiver 2015 mais elle doit s’adapter au nouveau temps de référence qui est passé de 45 à moins de 41 jours. Par conséquent, il va falloir aller 10% plus vite !

    L’idée d’installer des plans porteurs sur le maxi n’était initialement pas destinée au Trophée Jules Verne mais plutôt à des records courts comme celui des 24h. Nous avons fait le choix de les mettre en place pour le Jules Verne car cela va apporter un gain de performance à certaines allures. Cette installation nécessite un gros travail de prise en main et de réglages que nous testons actuellement pendant les entraînements.

    Ensuite, nous allons certainement réduire notre effectif sur cette tentative et partir en dessous de 14.
    Mais il faut faire attention à ne pas comparer les bateaux, Spindrift 2 fait 40 mètres et IDEC Sport en fait 32. Ces 8 mètres d’écart font toute la différence par rapport à la taille du bateau et son poids qui vont imposer le nombre d’équipiers nécessaires à bord pour manœuvrer et être performants. L’objectif du team est de mener Spindrift 2 à 100% de son potentiel. Il reste un gros bateau et il faut être plus de 10 équipiers à bord pour pouvoir le manœuvrer.

    Quelle sera votre stratégie pendant la course ?

    La stratégie de course sera un des éléments essentiels à la réussite du record. On souhaite dans un premier temps se mettre en stand-by relativement tôt au mois d’octobre pour être prêts à saisir les bonnes fenêtres météo de l’hiver. Nous sommes conscients que pour y parvenir il faudra surement faire plusieurs départs. Grâce aux fichiers météo, on arrive à avoir une visibilité assez claire à 7/8 jours et à détecter la tendance à 10 jours. Alors au bout de 4/5 jours à l’équateur, on peut se rendre compte si la météo au cap de Bonne Espérance et à l’entrée de l’ocean Indien est peu propice à aller chercher le record. Dans ces conditions, on sera amenés à faire demi-tour et se préparer à un nouveau départ.

    Les temps de référence de Francis Joyon à chaque cap représentent des repères pour notre course. Par exemple, il faudra être en avance au cap de Bonne Espérance par rapport au temps de l’équipage d’IDEC Sport puisqu’il a fait une traversée de l’océan Indien extraordinaire et imbattable.

    A bord, le rythme sera également impacté. Il faudra pousser le bateau et les marins dans leurs retranchements pour ce long sprint. Il faudra trouver le bon équilibre entre la performance, la puissance de la machine, l’investissement des marins, la prise de risques tout en s’assurant de conserver le bateau en parfait état tout au long du parcours pour l’utiliser au maximum de son potentiel.

    En tant que skipper, cela va-t-il changer la manière de gérer l’équipe à bord ?

    Cela ne changera pas complètement la façon de manager mais cela va modifier le rythme que je vais imposer à l’équipe. Il sera plus intense car nous serons moins nombreux à bord et certainement plus éprouvant physiquement et mentalement car les vitesses seront plus élevées.

    Une question importante qui aura des incidences sur la montre se posera dans le Sud, celle de se rapprocher des glaces pour raccourcir le parcours, si la météo le permet ou est propice. Ainsi, on pourrait gagner 1 ou 2 degrés de latitude, ce qui représente un gain considérable en distance autour de l’Antarctique. Toutefois, il faudra prendre en considération le risque de rencontrer des icebergs sur notre route.

    Ce qui est sûr c’est que le curseur est plus haut mais on se tient prêts ! Ce nouveau temps de référence va être difficile à aller chercher mais pas impossible.

    • Nouveau record, nouvelle stratégie pour Spindrift Racing •

  • Samedi 17 juin, à 10h retentira le coup d’envoi de la très attendue 79e édition du Bol d’Or Mirabaud, course mythique reliant Genève au Bouveret (aller-retour) sur 123 km. Parmi les 500 bateaux présents sur le Léman pour disputer la plus grande et la plus belle course en Europe en bassin fermé, Ladycat et son skipper Dona Bertarelli disputeront ensemble leur 11e Bol d’Or Mirabaud.

    Vainqueur de l’édition 2010, et première femme skipper à avoir remporté l’épreuve, l’équipe de Dona Bertarelli s’est illustrée à deux nouvelles reprises en 2014 et 2016 en inscrivant son nom au prestigieux palmarès. Cette édition a donc une saveur particulière pour le team noir et or qui défend d’une part son titre mais qui pourrait conserver définitivement le trophée s’il remportait un troisième succès en 5 ans. Mais le Bol reste une course difficile, semé d’embûches, avec des conditions qui s’annoncent musclées en raison d’une bise soutenue attendue sur le plan d’eau samedi. L’équipage de Ladycat powered by Spindrift racing devra rester concentré et à l’attaque pour réussir à tirer son épingle du jeu.

    Dans l’attente du célèbre coup de canon qui retentira dans quelques heures, Dona Bertarelli, skipper de Ladycat, nous livre ses sentiments.

    Comment avez-vous préparé cette 79e édition du Bol d’Or Mirabaud ?

    “Cette année avec Spindrift racing, nous avons choisi de ne pas participer au championnat du D35 Trophy car l’équipe est engagée sur trois objectifs sportifs majeurs qui occupent le calendrier : le Trophée Jules Verne avec Spindrift 2, le World Match Racing Tour en M32 Tour et le Bol d’Or Mirabaud avec Ladycat. Il est vrai que nous avons moins navigué que les années précédentes lorsque nous courrions avec les D35. Nous avons organisé une semaine d’entrainements et surtout disputé la Genève Rolle Genève le week-end passé. C’était l’occasion de se mesurer au reste de la flotte et de retrouver nos repères.

    Le bateau est-il prêt ?

    Nous avons réalisé un check-up complet et bien préparé le bateau cet hiver dans notre base de Saint Philibert, en Bretagne.

    L’équipage est-il prêt ?

    Notre véritable atout à Yann et moi est d’avoir un équipage talentueux que nous connaissons bien avec lequel il y a une forte cohésion. Nous naviguons avec eux sur les autres supports de l’écurie dont le maxi trimaran Spindrift 2 avec lequel nous avons fait un tour du monde ensemble l’an passé.

    Qu’est-ce qui vous plait dans le Bol d’Or Mirabaud ?

    Au-delà de courir en Suisse sur un plan d’eau magique, cette course a vraiment une âme, un caractère particulier. Après l’hiver, on voit dans tous les ports du lac des amateurs de tous âges qui préparent leur bateau. Tous sont tournés vers un seul objectif : participer au Bol d’Or. Cette course est fédératrice.
    De plus j’aime la difficulté de cette course, tout l’engagement qu’elle nécessite mentalement et physiquement. Les années se suivent mais les Bol ne se ressemblent jamais… Chaque édition regorge de surprises, de retournements de situations, de faits inattendus, de conditions météo changeantes, de courses en mode sprint ou dans des petits airs, parfois en match race avec très souvent des finishs haletants !

    Vous avez déjà remporté le Bol d’Or 3 fois, êtes-vous en quête de le remporter définitivement avec 3 victoires en 5 ans ?

    Nous ferons notre course sans nous en préoccuper. Nous savons que nous avons le potentiel pour cela et la performance sportive a toujours été au centre de nos projets. Donc remporter une nouvelle fois le Bol d’Or Mirabaud serait exceptionnel et le remporter définitivement, une belle récompense pour toute l’équipe. Cela fait des années que nous sommes présents sur cette course, que l’équipe s’investit à terre et en mer avec passion. Nous savons tout le travail que cela nécessite d’avoir un bateau prêt et une équipe compétitive. Nous allons donner le maximum sur cette course mais nous restons lucides car nous avons conscience de toute sa difficulté.

    Vos meilleurs souvenirs des éditions du Bol d’Or ?

    Trois ans après avoir débuté la compétition et pour la première fois à la barre, je remportais mon premier Bol d’Or devant des grands noms de la voile. Je garde donc une très grande émotion et un souvenir de grande satisfaction personnelle et sportive. L’édition de 2014 a été incroyable et sous tension ; le vent soufflait à près de 25 nœuds pour cet aller-retour express du Léman. Nous avons passé la ligne en première position en 5 heures et 38 minutes, second temps record de toute l’histoire du Bol d’Or Mirabaud. Forcément mes souvenirs les plus forts sont liés aux éditions remportées car la course est tellement difficile que chaque victoire est magistrale. Mais je me rappelle aussi du record de lenteur de 2009, lorsque Ladycat avait bouclé la course en presque 24 heures.

    Quels sont les obstacles sur le parcours du Bol d’Or Mirabaud?

    Au Bol d’Or Mirabaud on ne navigue pas uniquement contre les autres D35 mais aussi contre d’autres multicoques et près de 500 participants. Ceci est déjà un premier obstacle de taille. Donc prendre un bon départ est essentiel dans cette course. Ensuite il y a une bouée de dégagement à laisser à tribord au large de Versoix. Au Bouveret, les cartes sont souvent redistribuées par manque de vent dans cette zone et c’est un nouveau départ de course, même si cette fois c’est plutôt du vent fort qui est attendu. A la sortie du Bouveret, au retour sur Genève, il faut savoir négocier la transition de vent dans le haut lac. Ensuite c’est un sprint jusque dans le petit lac où là aussi les cartes peuvent être redistribuées selon l’heure d’arrivée, les vents thermiques ou des systèmes orageux. Beaucoup de revirements de situations se sont passés à quelques milles de l’arrivée. Pour cette 79e edition, au vue de la bise annoncée, le record absolu du Bol d’Or Mirabaud sera peut être battu”.

    • Lady Cat défendra son titre sur le Bol d’Or 2017 •

  • Portes ouvertes chez Spindrift Racing