Méditerranée
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  • Le grand film de la Solitaire

    36 skippers dont 5 femmes et 8 bizuths mais… aucun ancien vainqueur au départ du Havre. Le jeu était ouvert sur cette 49ème Solitaire URGO Le Figaro, la dernière du Figaro Bénéteau 2. Sur les 1563 milles réellement

    18 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 58

  • Point de convergence

    Après deux jours et demi de course, la flotte des trente-six Figaro Bénéteau 2 s’est regroupée en moins de vingt milles alors que le golfe de Gascogne ne propose qu’un maigre filet d’air depuis quasiment le départ !

    11 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 142

  • La flotte explose

    Le cap Ortegal a été le lieu d’une séparation de trafic importante puisqu’avec la rotation du vent au secteur Nord-Est à Est, deux groupes se sont formés avec comme meneurs de troupe, au Nord Thierry Chabagny et à

    10 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 128

  • L’air de rien

    Alors que le phare de Villano est déjà dans les tableaux arrière, les trente-six solitaires ont joué au yoyo toute la nuit dans une brise qui a toujours eu du mal à s’établir dès la sortie de la ria de Muros de Noia.

    9 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 182

  • Avec 16 participations au Tour Voile dont 4 victoires, Pierre-Loïc Berthet (Pierre Lo) est une figure de l’évènement. Depuis deux ans, il est resté en retrait pour se consacrer à d’autres projets. Cette année, ce pur régatier a suivi le circuit en amateur, avec de bons résultats, et il envisage de revenir sur le Tour dès l’année prochaine.

    Comment s’est passé votre arrivée sur le circuit Diam 24 od ?

    J’ai acheté un bateau cette année avec Stéphane Geslin, c’est l’ex PRB. On a voulu faire le circuit pour voir où on en était. J’ai participé au Tour avec une certaine assiduité, de 1999 à 2015. C’est une régate qui nous a permis de nous former. Ensuite je suis passé à autre chose avec une transat et le mondial J80. Aujourd’hui nous espérons faire le Tour 2019.

    Quelles sont vos ambitions ?

    Nous n’avons pas les moyens de le gagner mais on va tout faire pour le faire sérieusement. Nous sommes des amateurs éclairés. On fait ça en parallèle de notre boulot. On essaie de taquiner les projets professionnels. Cette année, nous avons fait tout le circuit, en dehors du Tour Voile, et on a beaucoup navigué.

    Il n’y a pas besoin d’avoir un gros budget pour 30 jours de navigation. Le circuit permet de bien naviguer à un coût raisonnable. En début de saison, on cherchait nos marques mais on fait notre meilleure performance sur le Grand Prix de l’Ecole Navale, qu’on termine 7ème, juste derrière Oman Sail.

    Comment avez-vous découvert le Diam 24 od ?

    J’ai fait le Tour de France à la Voile en Diam 24 la première année, en 2015, et j’ai bien aimé le support. C’est un bateau plus sportif pour la régate. Ce qui m’a plu, c’est la simplicité. On a récupéré un bateau d’occasion et dès les premiers jours on a été dans le coup. Techniquement, ça n’est pas trop compliqué mais c’est quand même exigeant physiquement. On prend vite du plaisir.

    Avez-vous prévu d’aller naviguer sur des épreuves internationales ?

    On aimerait aller à Oman. Ça fait partie du projet d’aller s’entraîner là-bas en février plutôt qu’à La Trinité.

    Vous étiez sur le Mondial J80, est-ce que d’autres sont prêts à franchir le pas ?

    Quand je suis sur le Mondial J80, je leur explique ma démarche. C’est accessible en termes de budget et c’est très complémentaire. Le budget est proche d’une saison J80, en dehors du Tour qui est beaucoup plus cher. Aujourd’hui, le J80 est un peu en perte de vitesse alors que le J70 prend le dessus. Il y a peut-être du monde intéressé. Nous sommes revenus car on sait où l’on met les pieds. Aujourd’hui, j’espère qu’il va se développer un circuit « D2 » ouvert aux amateurs ou aux propriétaires qui tournent.

    • Pierre-Loïc Berthet, de retour sur le Tour •

  • Chemin de croix vers Saint-Gilles ?

    Grand classique météo d’une Solitaire URGO Figaro, la troisième manche entre l’Espagne et la Vendée va se jouer au louvoyage dans des conditions météo très incertaines. Un vaste système de hautes pressions s’est

    7 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 132

  • Toujours prompts à raconter leur course par le menu sportif, les skippers sont parfois pudiques sur leurs avaries et autres galères à l’arrivée au ponton. C’est souvent devant une bonne assiette chaude et après un sommeil réparateur que les langues se délient. Petit florilège d’une deuxième étape dense qui a fait souvent flirter la régate et l’aventure.

    Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance). Vainqueur à Muros Noia : « Un fou dans mon bateau »

    « La deuxième nuit au portant, j’étais à la barre tranquille, j’ai vu un truc tomber sur le pont. Comme un poisson volant mais je me suis dit qu’on n’était quand même pas dans les alizés ! J’éclaire à la frontale et là je vois un gros oiseau, pas tout à fait un mètre d’envergure mais quand même un bel oiseau. Je n’y connais pas grand chose, mais on m’a dit que ça devait être un fou de Bassan. Il a dû se prendre dans un hauban. Il bougeait pas. Il est venu dans le cockpit, je le laissais vivre sa vie en me disant qu’il allait redécoller sans me blesser. En fait, je n’osais pas trop y toucher et au final, il est rentré dans le bateau. J’ai crié « Non, fais pas ça ! » mais il est tombé au fond. Je l’ai laissé là une heure, il ne bougeait quasiment pas. Je me suis dit, « il faut que je le sorte de là ». Déjà les poissons volants, j’ai du mal à les toucher comme ça, alors un gros oiseau… J’ai pris mon courage à deux mains, mis mes gants et je l’ai relancé à l’eau. A un moment, j’ai pensé à le laisser dans le bateau jusqu’à la fin de l’étape, mais Goulven mon préparateur n’aurait pas été content. Et puis, il faut quand même finir cette course en solitaire, c’est le règlement ! »

    Eric Péron (Finistère Mer Vent), troisième à Muros Noia :« En bonne compagnie …»

    « La première nuit, j’étais crevé, j’avais mal récupéré à Saint-Brieuc. Je ne voyais rien, ne comprenais rien, j’ai subi. J’étais dans le groupe de tête et j’ai perdu le fil petit à petit. Je me suis dit : « essaies de te reposer à fond » Je m’endors un peu et puis le vent monte rapidement alors je me fais violence et reprends la barre. C’est là que j’ai commencé à avoir des hallucinations. J’ai vu Pierre Leboucher qui était à la table à cartes avec moi. Y avait aussi Jeanne Grégoire dans le cockpit on discutait. Cela dure un flash, tu sais que c’est pas vrai, c’est juste ton esprit qui divague. A un moment donné, je cherchais aussi une voilerie pour réparer mon spi déchiré, alors qu’il était en l’air, en parfait état devant mes yeux. C’est dur pour le corps ce Figaro, mais dans la tête, c’est aussi un peu le carnage ! »

    Thomas Dolan (Smurfit Kappa), 25ème à Muros Noia, 4ème au classement Bizuth Bénéteau : « Au Fromveur, l’envie de tout bâcher »

    « Comme d’habitude, j’ai pris un départ de m… mais j’étais content parce que je me suis retrouvé dans le groupe de tête à la pointe de Bretagne. Au passage du Fromveur par contre, on a vraiment payé cash. Voir le groupe de Lorient qui passait d’un côté et le groupe de Port la Forêt de l’autre, c’était amusant. Quand j’ai compris que ça se passait mal pour nous, c’était déjà trop tard pour faire demi-tour. Là, il faut avoir un gros moral. Les autres étaient 10° plus bas et 3 noeuds plus rapides. Faut pas craquer mais quand tu regardes les dégâts à l’AIS, tu peux facilement te dire, je bâche, je pars à la bannette. Ce n’était pas débile sur le plan tactique cette option du Fromveur, mais je crois que ce n’était pas le moment de tenter ça. Après le fait de voir des bons y aller, les Mahé, Tabarly, ça t’influence évidemment. Mais globalement, ce que j’ai appris sur l’étape, c’est qu’il ne faut pas lâcher la meute »

    Sophie Faguet (Corben Porsche), 29ème à Muros Noia : « Spi et loi de Murphy »

    « Le spi dans le vent fort, ce n’est pas quelque chose que j’appréhendais trop. Comme je savais que je n’irais pas plus vite que les petits copains, j’ai joué « safe » avec des recalages corrects et des manoeuvres bien décomposées. Mais la dernière journée, j’ai récupéré quatre fois le spi à côté du bateau. Au début, ce sont mes batteries qui faiblissent un peu, l’aérien de la girouette tombe en rideau et donc je n’ai plus de mode vent réel pour le pilote. Bref dans 30 noeuds, ça ne le fait plus du tout ! Je pars au lof et j’affale. C’est physique mais ça se passe bien, je déchire pas le spi. Je remets tout en place, je m’occupe de recharger mes batteries et je renvoie. Là j’ai un mousqueton de bras de spi qui s’ouvre. Nouvel affalage. Ensuite j’ai une mâchoire de tangon qui s’ouvre. Troisième affalage. A ce moment-là, je commençais à être cuite et je me disais, je n’ai plus de solution, je ne vois pas pourquoi ça ne marche pas. Je suis resté deux heures sous solent pour retrouver mes esprits. Et à l’entrée de la baie, c’est la balancine de tangon qui pète ! Rebelotte … Un mauvais alignement comme ça, j’ai fini par croire à de mauvais esprits à bord de mon bateau ! «

    Vincent Biarnès (Baie de Saint Brieuc), 31ème à Muros Noia : « Ma première cocotte »

    « Il y a eu cet épisode du Fromveur qu’il a fallu avaler. J’ai cravaché toute la descente pour raccrocher un peu et à l’atterrissage sur le cap Finisterre, j’ai fait la cocotte* de ma vie. Ma première en Figaro en fait. J’étais sous pilote et tout d’un coup, le spi s’est enroulé autour de l’étai. J’ai empanné peut-être vingt fois pour défaire les tours, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai même commencé à démonter mon Tuff luff (profil d’étai creux) pour essayer de faire glisser le tout vers le bas. Après avoir bataillé plusieurs heures, j’ai fini par me rendre à l’évidence que je n’y arriverai pas. Alors, j’ai saucissonné les restes du spi et j’ai hissé mon solent, en guindant libre pour terminer la course. C’était étrange comme configuration, mais ça avançait quand même et j’ai pu rallier Portosin en convoyage… »

    * autre appellation du coquetier, moment où le spi déventé s’entortille sur lui-même et autour de l’étai.

    Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire), 4ème à Muros Noia : « Brignogan plage, terminus ? »

    « J’ai mis mon alarme sur 20 minutes pour faire une petite sieste après Perros Guirrec. J’étais sous spi en mode vent et pendant mon sommeil, ça a dûr forcer un peu et le bateau a fait plus de chemin que je pensais. Je me suis réveillé en sursaut, juste avant l’alarme, je ne sais ni comment ni pourquoi… Là, je sors, j’étais au milieu des cailloux de Brignogan. Je les voyais juste devant moi et le bateau marchait à 7 noeuds… J’ai poussé la barre à fond, j’ai empanné en vrac, je ne sais même pas comment je m’en suis sorti. J’ai évité ce que je voyais mais je ne savais même pas ce qu’il y avait dessous. J’ai eu peur pour les safrans aussi. A quelques minutes près, je finissais ma Solitaire sur la plage de Brignogan »

    Pierre Leboucher (Guyot Environnement), 13ème à Muros Noia : « Stoppé net avant le Finisterre »

    « J’étais content de mon étape, j’avais certes éclaté mon grand spi pendant la descente, mais je m’appliquais à la barre sous petit spi pour ne pas perdre sur le groupe de tête et ça marchait bien, je pouvais encore espérer un podium. Tout s’est passé en quelques secondes. J’ai croché une bouée, j’imagine un filet. Le bateau s’est arrêté net, s’est couché. Cela a tellement tiré fort que j’ai cru que j’avais cassé le safran. J’ai tout de suite affalé le spi mais il est passé sous le bateau. Le hale bas de tangon a explosé et le tangon a cassé lui aussi à la compression !… «

    • Ça s’est aussi passé sur la deuxième étape •

  • Sébastien Simon, c’est tout bon !

    Quatrième de la première, Sébastien Simon a remporté dans la nuit de mardi à mercredi à 4h05’55 la deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro entre la Baie de Saint-Brieuc et la Ria de Muros-Noia devant Xavier

    5 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 146

  • Bienvenue dans le Golfe express !

    La deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro entre la Baie de Saint-Brieuc et la Ria de Muros-Noia, partie dimanche des côtes bretonnes, ne devrait pas s’éterniser : lancés depuis lundi midi dans un long sprint sous

    4 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 213

  • Aiguillage à l’entrée du golfe de Gascogne.

    Après une nuit blanche à bagarrer entre vents erratiques, cailloux et paquets d’algues, voici revenu le soleil et un bon médium qui fait renouer avec les vitesses à deux chiffres. Cap maintenant sur l’Espagne et la Ria de

    3 septembre 2018 • Figaro 2, La Solitaire du Figaro, Monotypie • Vues: 195