Maxime Sorel
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  • Le 8 novembre, le navigateur cancalais coupera la ligne de départ de son premier Tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le 4 juillet, il prendra le départ de sa deuxième compétition en Imoca et en solitaire avec la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Le skipper de 33 ans a pour objectif principal de boucler sa première boucle planétaire et a le souhait d’essayer de monter sur le podium des voiliers de la classe IMOCA à dérives droites. Parmi les concurrents au départ, tous, même si les voiliers appartiennent à la même jauge, n’auront pas réellement les mêmes performances et il existera des disparités au sein de la flotte.

    Des caractéristiques différentes

    La jauge IMOCA, soit les règles de construction des voiliers de la classe, est la même pour l’ensemble des participants au prochain Vendée Globe mais elle a évolué au fil des années et donc les bateaux ont quelques différences en termes de dessins architecturaux selon la date de leur conception. « De là à dire que nous allons vivre un Vendée Globe à deux vitesses, c’est un peu de trop » explique Maxime Sorel. « Mais, c’est vrai que nous n’allons pas bénéficier tous des mêmes atouts en matière de vitesse. Je distingue donc les foilers, les monocoques pourvus de foils qui appartiennent à la génération du Vendée Globe 2016 et qui ont été conçus dernièrement, et les voiliers à dérives droites qui sont plus anciens. »

    Le voilier V and B – Mayenne en adéquation avec les ambitions de Maxime

    Le plan VPLP – Verdier 2007 V and B – Mayenne fait partie des unités non équipées de foils. Il est passé entre les mains de Kito de Pavant puis Armel Tripon, Thomas Ruyant et Enda O’Coineen. « Mon dragon des océans est un voilier moins complexe que les dernières générations. Il apporte des garanties de casse moins importantes que les foilers notamment parce qu’il est moins large en surface offerte à un objet non identifié que les bateaux récents. V and B – Mayenne est léger, rapide au près à contrario des foilers. Il est aussi puissant au portant. En somme, on peut dire qu’il est polyvalent et surtout adapté à mon premier Vendée Globe. » Les différentiels de vitesse sont, tout de même, forts en comparaison et à la vue du bond technologique des dernières années.

    Des écarts de vitesse conséquents

    « A certaines allures, V and B – Mayenne rendra 5 nœuds à un Charal, LinkedOut, Apivia ou Hugo Boss. C’est un fait. Mais, de mon côté, je ne me soucie pas vraiment de cet écart. Je vais prendre le départ du Vendée Globe et de la Vendée – Arctique – Les Sables avec mes armes, mon budget, environ 2 millions d’euros sur 28 mois, et concrètement je ne joue pas dans les mêmes cours que les marins qui en sont à leur troisième voire quatrième Vendée Globe avec évidemment une bien plus grande expérience que moi. Je ne comparerai pas non plus mon projet avec ceux qui ont des budgets beaucoup plus conséquents. Je prends beaucoup de plaisir à mettre mon nez partout dans mon projet. Je ne suis pas juste un pilote mais bien un entrepreneur qui gère l’ensemble des composantes de son défi. J’y vais avec énormément d’envie mais aussi, avec de supers partenaires fidèles et engagés dont V and B et le département de la Mayenne. Pour une équipe comme la mienne, à la vue de la complexité de la préparation à ce Tour du Monde sans escale et sans assistance, on a déjà démarré l’ascension de cet Everest. »

    19 bateaux à foils, 15 bateaux à dérives droites de 18,28 mètres seront début novembre dans les starting-blocks avec des ambitions disparates, la magie du Vendée Globe pourra alors opérer. Certains coureurs voudront absolument gagner, d’autres partiront clairement à l’aventure ou, à l’instar de Maxime, avec la grande envie de rendre une copie propre alliant des découvertes, l’inconnue et une bonne dose de performance.

    Le programme de V and B – Mayenne

    • 4 juillet : départ Vendée – Arctique – Les Sables
    • 9 au 13 septembre 2020 : Défi Azimut à Lorient
    • 27 septembre : les Virades de l’Espoir – Vaincre la Mucoviscidose
    • 8 novembre 2020 : départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne

    • Maxime Sorel, avec ses armes •

  • Maxime Sorel, skipper du monocoque V and B – Mayenne, a des fourmis dans les jambes. A moins de 5 mois du départ de son premier Vendée Globe, le navigateur cancalais a repris les navigations et se prépare pour une course d’entrainement : la Vendée – Arctique – Les Sables. Une épreuve en solitaire de 3600 milles où les prétendants au tour du Monde s’élanceront le 4 juillet pour une boucle en Atlantique Nord via le cercle arctique et les Açores.

    Comment se passe la reprise des entrainements depuis le déconfinement ?

    On a remis le bateau à l’eau mi-mai et depuis on profite de cette période pour faire des tests de matériel, réaliser les banques images… Dans quelques jours on passera vraiment en mode entrainement. Je suis assez content par rapport au planning, on avance bien. Finalement malgré cette période confinée j’ai repris mes marques très rapidement sur le bateau. J’ai utilisé la période de confinement pour rentrer dans le vif du sujet du Vendée Globe. Sans ces semaines à la maison, je n’aurais pas pris tout ce temps de préparation. On ne va pas dire que c’est un plus… mais clairement ça m’a aidé à me mettre déjà dans le bain du Vendée Globe.

    Tu vas enfin retrouver la compétition grâce à la nouvelle course, la Vendée – Arctique – Les Sables. Un sacré parcours ?

    Oui, j’ai une belle envie de partir sur cette course. J’ai vraiment hâte d’y être, je pense que je vais encore emmagasiner de l’expérience. Je suis super content d’aller naviguer dans le cercle polaire. Je trouve ça génial de pouvoir franchir 60° Nord et potentiellement 60° Sud la même année. Le but sera de valider de nombreuses choses sur le bateau puisque ce sera notre seule course au large avant le Vendée Globe. On a beaucoup de points à valider notamment les nouveaux jeux de voiles, l’électronique et les aménagements que l’on a mis en place pendant l’hiver.

    Est-ce que V and B – Mayenne sera plus rapide cette année ?

    Ce qui marque une vraie différence avec l’année dernière c’est mon expérience à bord. Je sais maintenant quand je vois les compteurs quelles voiles et quels choix je dois faire. Je vais plus vite dans mes réflexions : les automatismes sont déjà là. Cela ne fait qu’un an que je navigue sur ce bateau mais j’ai beaucoup appris. On a aussi fait évoluer le jeu de voiles et j’ai déjà pu voir que ça change beaucoup avec notamment une nouvelle voile très polyvalente et pas trop difficile pour moi. Alors oui, on peut dire que V and B – Mayenne, ira plus vite cette année !

    Le programme de V and B – Mayenne

    • 4 juillet : départ Vendée – Arctique – Les Sables
    • 9 au 13 septembre 2020 : Défi Azimut à Lorient
    • 27 septembre : les Virades de l’Espoir – Vaincre la Mucoviscidose
    • 8 novembre 2020 : départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne

    • Maxime Sorel trouve génial de franchir le 60° Nord •

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