Eric Baray
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  • Il y avait au départ de Brest un plateau pimenté, diablement relevé composé de vieux briscards et de jeunes loups aux dents longues. Des têtes d’affiches signées Yann Eliès, Gildas Morvan, Fred Duthil, Erwan Tabarly, Thierry Chabagny, Fabien Delahaye ou encore Adrien Hardy. Et puis, la météo s’en est mêlée. Deux grosses dépressions ont cueilli les marins solitaires dès l’entrée du golfe de Gascogne pour ne plus les lâcher jusqu’au sud du Portugal. La baston a pris son dû : Thierry Chabagny (Gedimat) est le premier à abandonner sur avarie de grand-voile. Il sera suivi rapidement par Yann Eliès (Groupe Queguiner-Leucémie Espoir), Frédéric Duthil (Sepalumic) et la seule femme de la course, la norvégienne Kristin Songe-Moller (Sponsor Me) à la suite d’un démâtage.

    La Transat se poursuit le long des côtes africaines pour éviter les pièges de l’anticyclone des Açores. Une trajectoire peu habituelle. Puis les alizés que l’on dit généralement agréables, se sont montrés vicieux, forcissant brutalement avec des bascules incessantes.
    Abandons, casses, fatigue, mais aussi consécration d’un marin méritant, Erwan Tabarly sur Armor Lux – Comptoir de la Mer, la Transat Bretagne – Martinique restera cette année dans les esprits des marins comme une épreuve longue et difficile. Les arrivées à Fort-de-France en furent d’autant plus belles…

    Ils ont dit :

    Karine Roy-Camille (Présidente du Comité Martiniquais du Tourisme)

    ” Le premier bilan est très positif parce qu’il y a une adhésion totale de la population martiniquaise qui est venue en grand nombre accueillir nos skippers. La Martinique a acquis véritablement beaucoup de crédibilité dans le domaine du nautisme : avoir comme terrain de jeu l’une des plus belles baies du monde est extraordinaire. Le fait de concilier la baie, les skippers, la population, les touristes également donne un premier bilan extrêmement positif !”

    François Cuillandre (Maire de Brest)

    ” C’est un joli trait d’union entre Brest, situé à la pointe du continent européen et Fort-de-France. La Transat Bretagne – Martinique fut une belle aventure, rythmée par la loi du sport. Il y a eu de la casse, des abandons, mais ces arrivées ont été extraordinaires. ”

    Raymond Saint-Louis-Augustin (maire de Fort-de-France)

    ” Bravo à tous ceux qui ont bravé vents et marées pour arriver jusqu’à nous. Ils sont arrivés un peu plus tard que prévu, ils ont été très attendus ici à Fort-de-France, bravo à tous et bienvenue chez vous ! ”

    Daniel Chomet (vice président du CMT, conseiller régional)

    ” C’est un évènement majeur, le rétablissement d’une relation de notre pays avec la mer. Au travers d’une compétition sportive de renom avec des valeurs telles que l’endurance, le courage.”

    Jean-Marc Ampigny (vice-président de la CCI Martinique)

    ” Pour La Martinique, c’est un enjeu : faire en sorte que les projecteurs soient braqués sur notre île, et nous espérons des retombées touristiques, mais également des retombées économiques. Nous voulons inscrire la Transat Bretagne-Martinique dans une récurrence. ”

    Pierre Bojic (Directeur Général de Pen Duick)

    « Nous avions pour objectif en dessinant ce parcours, d’offrir à deux régions la Bretagne et la Martinique ainsi qu’à deux grandes villes Brest et Fort-de-France l’opportunité de réaffirmer leur volonté et leur tradition maritime. Cette édition, particulièrement dure et sélective, va inscrire cette Transat Bretagne – Martinique au palmarès des grandes courses transatlantiques en solitaire.
    Nous pouvons nous réjouir également du succès et de l’adhésion populaires rencontrés des deux côtés de l’Atlantique. »

    • Une édition à marquer d’une pierre blanche •

  • La délivrance… à Fort-de-France

    « La voile, c’est comme le bon vin : plus tu vieillis, meilleur tu es » racontait Erwan Tabarly à son arrivée à Fort-de-France hier matin. Le vainqueur de la Transat Bretagne – Martinique ne croit pas si bien

    8 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1169

  • 33 minutes pour se départager !

    33 minutes d’écart après 21 jours de course et 4 548 de milles parcourus… La place de dauphin de la Transat Bretagne – Martinique 2013 a été pour le moins disputée. Gildas Morvan (Cercle Vert) et Fabien

    7 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1703

  • La consécration pour Erwan Tabarly

    Après 20 jours de course, 4 455 milles parcourus à la vitesse moyenne de 6,95 noeuds, Erwan Tabarly (Armor Lux – Comptoir de la Mer) a franchi en vainqueur (avant jury)la ligne d’arrivée à Fort-de-France à 12 h

    7 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 2280

  • Derniers milles sous haute tension

    Rentrés hier soir par l’arrière de la flotte, le vent et les grains ont resserré un peu les rangs de la Transat Bretagne – Martinique. En tête, Erwan Tabarly (Armor Lux – Comptoir de la Mer) a vu son avance

    7 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1175

  • Retour sur terre

    Comme des astronautes, ils ont vécu dans leur bulle. Seuls, sur un bateau de 10 mètres de long, abrités dans un habitacle de 3m2. Une expérience qu’ils n’oublieront jamais. « Il y aura un avant et un après »

    6 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1090

  • Le sprint final est lancé

    Alors qu’il reste moins de 300 milles à parcourir pour les premiers, les solitaires de la Transat Bretagne – Martinique profitent d’un vent d’une petite vingtaine de noeuds sur une mer plate pour glisser

    6 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1249

  • Cinquième set

    Tout donner. Se dire que ce sont les bords de la dernière chance. A moins de 500 milles du but, il y a encore du jeu sur la terre battue de l’Atlantique. Si Erwan Tabarly (Armor Lux – Comptoir de la Mer) tente

    5 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1177

  • Une nuit (presque) tranquille

    Pas de grain, pas de nuage : la nuit est plutôt tranquille pour les solitaires de la Transat Bretagne – Martinique. En apparence en tous cas, puisqu’à 500 milles de l’arrivée à Fort-de-France, il n’est

    5 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1177

  • Les marins, ces héros…

    Un peu de répit après ces dernières 24 heures difficiles. Les solitaires, fourbus par les multiples empannages, fatigués par les bascules de vent incessantes, la grosse mer et les grains violents, ont pu se reposer plus de

    4 avril 2013 • Bretagne Martinique, Figaro 2, Monotypie • Vues: 1155