Alex Pella
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  • On a retrouvé le 60 pieds IMOCA Bastide Otio !

    « On l’a retrouvé… Bon il y a un peu de boulot mais avec un peu d’organisation, le Vendée Globe 2020 est à notre portée… » annonçait cette semaine Kito de Pavant à son équipe avec beaucoup d’humour. C’est

    22 juillet 2019 • 2016-17, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 502

  • Avec une belle 9e place à l’arrivée de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Arnaud Boissières peut être satisfait de la fiabilité de son Imoca La Mie Câline – Artipôle et des travaux effectués l’hiver dernier. Arrivé de son convoyage aux Sables d’Olonne le 12 décembre dernier, le skipper veut désormais se tourner vers la saison 2019, dans un réel objectif de performance en vue du Vendée Globe 2020. Au programme des prochains jours, la sortie de l’eau du bateau pour une remise à niveau lors du premier trimestre 2019. Présent à Paris vendredi dernier pour la remise des prix de la Route du Rhum, Arnaud a fait le point.

    A postériori que retires-tu de cette Route du Rhum 2018 ?

    Arnaud Boissières : « Le bilan est très positif à plusieurs niveaux. Au niveau comptable d’abord parce que je m’étais fixé l’objectif de terminer dans les 10 premiers et je fais 9e. Mais surtout avec cette Route du Rhum je suis qualifié pour le Vendée Globe 2020, je suis donc très content. Cette transatlantique a vraiment été riche d’enseignements, le bateau marche bien, il est fiable, donc il va maintenant falloir se tourner davantage sur la préparation physique et les entraînements. J’ai pris confiance avec le bateau à toutes les allures, ce projet démarrait avec la Route du Rhum avec l’objectif de faire un résultat sur le Vendée Globe 2020. Cette place de 9e sert donc de base de travail pour la suite.
    Je vois également que cela fait 4 fois que je me fais avoir à Madère lors de transats, c’est un symbole certes mais ça doit me forcer à plus travailler la météo avec Jean Yves Bernot par exemple ou encore à m’entraîner plus souvent avec le bateau comme ce que j’ai fait en septembre dernier. La saison prochaine je vais commencer les entraînements plus tôt en saison car le bateau sera prêt plus tôt ; nous avons un chantier d’hiver à effectuer mais il ne sera pas aussi conséquent que celui de l’année dernière. »

    Tu as voulu terminer le convoyage de La Mie Câline-Artipôle entre les Açores et Les Sables d’Olonne, pour quelles raisons ?

    Arnaud Boissières :« Mon objectif était double. D’abord je voulais naviguer dans le froid, toujours une logique d’entrainement en vue du Vendée. Nous avons eu de la brume et de la pluie jusqu’en France avec un bon 30 nœuds de vent, ça m’a bien mis dans le bain ! Je voulais également voir ce que je pouvais améliorer concernant le confort à bord, car cela joue vraiment dans la performance. »

    Quel va être le programme du chantier d’hiver ?

    Arnaud Boissières :« Nous allons démâter cette semaine et sortir le bateau de l’eau avant Noël. Nous avons quelques petits travaux à effectuer pour que le bateau ait la même configuration mais avec quelques améliorations un peu partout. Donc le programme ce sera démontage, révision, expertise composite pendant environ 4 mois. L’objectif c’est de le remettre à l’eau mi-avril pour naviguer pour le Grand Prix Guyader en mai. »

    Programme 2019 de la Classe Imoca

    • 3 au 6 mai : Grand Prix Guyader
    • 30 mai au 2 juin : Ar Men Race Uship
    • Juillet : Valencia Globe Series
    • 3 août : départ de la Rolex Fastnet Race
    • 18 au 22 septembre : Défi Azimut
    • 27 octobre : départ de la Transat Jacques Vabre

    • Arnaud Boissières déjà tourné vers 2019 •

  • Arnaud Boissières participait le week-end dernier au Défi Azimut, sa première épreuve avec le nouveau La Mie Câline-Artipôle. Quelque peu déçu par le résultat de sa course en solitaire (12e), le skipper retire néanmoins beaucoup de satisfaction de cette première confrontation avec ses futurs concurrents. Son Imoca 60, qui a connu une profonde restructuration depuis son acquisition et qui est toujours en phase d’optimisation, tient d’ores et déjà toutes ses promesses ; et à 40 jours du départ de la Route du Rhum, donné le 4 novembre prochain de St Malo, Arnaud Boissières compte bien enchaîner les entrainements et continuer à prendre en main sa machine.

    Arnaud, comment s’est passée cette première épreuve avec ton nouvel Imoca et cette première confrontation avec tes concurrents ?

    « Je suis forcément déçu de mon parcours en solitaire. Je n’ai pas pris un super départ car j’ai eu quelques soucis techniques avant de quitter le ponton. Cela génère un peu de stress en plus mais cela permet aussi de se préparer à la Route du Rhum, ces courses préparatoires servent aussi à ça. Je vois surtout beaucoup de choses encourageantes. Le bateau est facile, en termes de réglages mais aussi physiquement. J’ai réussi à doubler La Fabrique et Newrest Art et Fenêtres dans la nuit, d’autres bateaux munis de foils, et j’ai rapidement trouvé les manettes. La navigation dans la brise m’a permis de me rassurer suite aux modifications que l’on a apportées sur le bateau et surtout sur son potentiel par rapport à nos concurrents directs. Je ne veux pas m’arrêter au résultat. »

    Que retires-tu de ce Défi Azimut ?

    « Je me suis super bien senti à bord du bateau, il est plutôt confortable. Il y a encore quelques aménagements à effectuer pour améliorer la vie à bord mais niveau performance pure, je pense que l’on est bien. C’est plutôt la bagarre sur l’eau qui me manque, être au contact, se jauger. Nous allons donc nous baser à Lorient du 8 au 16 octobre pour naviguer face à d’autres concurrents lors de runs à la journée pour travailler les départs, la vitesse, les manœuvres, les essais de voiles… Je suis vraiment dans une logique de progression, pour le bateau comme pour le bonhomme ; finir ma préparation de la Route du Rhum à Lorient me permettra d’effectuer des entraînements plus intenses et d’être près des fournisseurs qui travaillent sur La Mie Câline-Artipôle. Je souhaite mieux appréhender le bateau et surtout me mesurer davantage à la concurrence. »

    Le niveau du plateau semble très élevé, quel est ton objectif pour cette Route du Rhum ?

    « Ils ne m’ont pas attendu pour progresser c’est clair ! Le niveau des bateaux et des skippers est en effet très élevé. Si je dois me donner un objectif sur le Rhum c’est de figurer dans le top 10 à l’arrivée à Pointe à Pitre. Mais encore une fois je me suis pour l’instant très peu jaugé par rapport à la concurrence. Et il faut quand même être conscient que l’on ne joue pas tous dans la même cour : entre les bateaux neufs, les bateaux revus, ceux qui naviguent sur leur bateau depuis deux ans… on ne part pas tous avec les mêmes cartes. Je sais que j’ai un déficit de connaissance de mon bateau par rapport à mes rivaux directs. Néanmoins cela reste une transatlantique, et le terrain de jeu devrait être assez ouvert. On verra sans doute des options différentes en fonction des bateaux et de leurs classements. La Route du Rhum est un véritable objectif pour moi mais il faut garder la tête sur les épaules car c’est un beau plateau au départ. »

    Tu es pressé d’y être ?

    « C’est sûr que cette confrontation de samedi rend encore plus impatient d’être au Rhum ! J’ai eu le plaisir du foiler lors du long bord que l’on a fait : le bateau déjauge, se met sur le foil, se couche, se cabre, ça donne envie de naviguer plusieurs jours comme ça ! J’ai eu des sensations de vitesse que je n’avais pas connues auparavant avec mes anciens bateaux, pas tant en vitesse de pointe mais plutôt en vitesse moyenne. La Mie Câline-Artipôle reste à 20 nœuds tout le temps, ça donne envie de traverser l’Atlantique avec un bateau comme ça ! Après il faut rester humble et prendre la mesure du bateau. Pour l’instant je pense plutôt au chemin qui va m’amener au Rhum : pour faire progresser le bateau, me faire progresser et donc progresser ensemble. Il y a peu de temps mais j’ai l’énergie et la motivation pour y arriver ! »

    Focus : qui est Arnaud Boissières ?

    La passion d’Arnaud Boissières pour la course au large est sans doute née en 1989 lorsque son père l’emmène sur les pontons des Sables d’Olonne voir les aventuriers du Vendée Globe. Très vite il convoie des catamarans sur l’Atlantique, puis viennent les années Mini. Après un démâtage en 1999, il enchaîne sur un prototype dernier cri et signe un joli podium en 2001. Il se fait ensuite la main sur Aquitaine Innovations, le 60 pieds d’Yves Parlier, et multiplie les expériences aux côtés d’Olivier de Kersauzon et de Catherine Chabaud. En 2008 il boucle son premier Vendée Globe en 7e position et sort véritablement de sa coquille, trouvant toujours les bons mots pour partager son bonheur d’être en mer et démocratiser un sport dont l’aspect mécanique reste toujours mystérieux pour le grand public.
    En 2020 Arnaud Boissières s’attaquera à son 4e Vendée Globe, soutenu par La Mie Câline, Artipôle et un ensemble d’une trentaine de partenaires. En juillet 2017 il a fait l’acquisition de l’ex-Kilcullen Voyager, construit à l’époque pour Mike Golding, puis passé entre les mains de l’Irlandais Enda O’Coineen en 2016. Après un intense chantier pour en faire un foiler performant, La Mie Câline-Artipôle est prêt à affronter ses concurrents grâce à un refit intégral : safrans, mât, cloisonnement des ballasts, intégration de foils, tout a été pensé pour être à la hauteur des ambitions du skipper.

    • Arnaud Boissières tourné vers la Route du Rhum Destination Guadeloupe •

  • Entrainement en Med à bord de Bastide Otio

    Kito de Pavant et Yannick Bestaven ont profité des bonnes conditions estivales pour s’entrainer en Méditerranée à bord de Bastide Otio pour la Transat Jacques Vabre. Le départ de la transat en double sera donné le 5

    29 juillet 2017 • Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre • Vues: 1396

  • La mer n’est pas assez grande !

    Kito de Pavant, le skipper venu du Sud, de l’Occitanie, a joué de malchance pour sa 3e tentative dans le Vendée Globe. Il a heurté un cachalot dans le sud de l’Océan Indien et s’est vu contraint d’abandonner son

    13 juillet 2017 • 2016-17, Course au Large, Divers, IMOCA, Livres, Vendée Globe • Vues: 1386

  • Mise à l’eau du nouveau Bastide Otio

    Alors que Lorient s’éveillait à peine, les skippers et leurs équipes techniques étaient sur le pont afin d’exécuter la délicate manœuvre de la mise à l’eau du nouveau Bastide Otio. Ils s’étaient donnés

    3 mai 2017 • Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre • Vues: 1293

  • Retour en images sur l’épopée de Kito de Pavant

    De la passion et de l’engagement, l’investissement d’une belle équipe aux côtés d’un grand skipper, une ferveur incroyable et toute la chaleur du Sud autour du projet Bastide Otio soutenu par des milliers de personnes,

    15 avril 2017 • 2016-17, Course au Large, Divers, IMOCA, Multimedia, Vendée Globe, Vidéo • Vues: 1381

  • Yannick Bestaven et Kito de Pavant s’associent

    Kito de Pavant et Yannick Bestaven navigueront à bord de l’IMOCA Bastide Otio, ex Initiatives Cœur que vient d’acquérir Yannick pour son programme Vendée Globe 2020. Yannick Bestaven, après deux saisons très réussies

    14 avril 2017 • Course au Large, IMOCA, Transat Jacques Vabre • Vues: 1387

  • Yannick Bestaven – Objectif : Vendée Globe 2020

    L’aventure du Vendée Globe est à peine terminée, que le navigateur rochelais Yannick Bestaven (44 ans) se prépare déjà activement pour la prochaine édition en 2020. Il vient d’acquérir Initiatives Cœur, le 60 pieds

    15 mars 2017 • 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 2890

  • Kito de Pavant a été secouru cette nuit, vers 2h (heure de Paris). Le jour se levait sur zone, au Nord des îles Crozet par 44° Sud. Le vent soufflait fort et la mer était agitée. Kito va bien mais il est extrêmement déçu et fatigué. Le Marion Dufresne, navire en charge du ravitaillement des Terres Australes et Antarctiques Françaises, était arrivé sur zone vers 17h30 (heure de Paris) hier, mais la nuit tombait. Il est donc resté à proximité de Bastide Otio pendant que Kito patientait à l’intérieur en attendant de meilleures conditions.

    Retour sur l’opération de sauvetage de Kito de Pavant, victime d’une grave avarie à bord de Bastide Otio dans les mers australes, accomplie avec succès par l’équipage CMA CGM du Marion Dufresne.

    Ce mercredi matin, le Marion Dufresne et son équipage CMA CGM ont accompli avec succès l’opération de sauvetage de Kito de Pavant. Le skipper, en lice pour le Vendée Globe, a été victime d’une grave avarie le mardi 6 décembre, alors qu’il naviguait dans le Nord des îles Crozet, au Sud de l’Afrique du Sud.

    La réactivité et le savoir-faire de l’équipage CMA CGM du Marion Dufresne, mené par le Commandant Thierry Dudouit, ont permis le succès de cette opération de sauvetage.

    Prévenu hier matin, l’équipage CMA CGM du Marion Dufresne avait alors immédiatement modifié sa route afin de porter secours au skipper dans les plus brefs délais. Le navire a alors parcouru à pleine vitesse les 120 nautiques qui le séparaient du voilier endommagé, et est arrivé sur place 6 heures plus tard, malgré des conditions météo difficiles, un vent de force 8 à 9 et des vagues de 8 mètres.

    Arrivé sur les lieux à la nuit tombante, le Commandant Dudouit et Kito de Pavant ont pris la décision d’attendre le lever du soleil avant de lancer l’opération de sauvetage, pour des raisons de sécurité. Pendant tout ce temps, le navire est resté à proche distance de l’embarcation, et l’équipage CMA CGM du Marion Dufresne a gardé un contact téléphonique permanent avec le skipper, et se tenait prêt à intervenir si ce dernier devait quitter son voilier précipitamment.

    A 4 heures du matin (heure locale), le zodiac du Marion Dufresne a été mis à l’eau, avec à son bord trois marins, et a entamé son approche du voilier endommagé, le Bastide Otio. Malgré la houle toujours forte, le zodiac s’est positionné de manière optimale, et Kito de Pavant a pu y embarquer.

    Le skipper a ensuite été ramené à bord du Marion Dufresne. Chargé d’émotion, il a remercié chaleureusement l’ensemble de l’équipage, et a immédiatement été reçu par le médecin à bord.

    Kito de Pavant restera à bord du Marion Dufresne le temps de sa tournée de ravitaillement des Îles Crozet, Kerguelen et Amsterdam. Il débarquera sur l’Île de la Réunion le 30 décembre prochain.

    Depuis 1995, CMA CGM est l’armateur du Marion Dufresne, navire ravitailleur des terres australes françaises et plus grand navire océanique français, propriété des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises).

    Kito de Pavant, joint dans le Vendée Live à midi

    « Je suis à bord du Marion Dufresne. J’en profite pour féliciter l’équipage de ce navire. Ils ont été super ce matin, ils ont mis un bateau à l’eau dans des conditions qui n’étaient pas faciles.

     

    Ça n’a pas été une partie de plaisir de quitter Bastide Otio. Il est très très endommagé au niveau de sa quille. L’eau commençait à monter sérieusement dans la partie centrale du bateau, il y avait tout qui flottait. Je n’arrivais plus à contenir la voie d’eau qui était vraiment importante. Il était temps d’évacuer le navire. C’est triste, c’est un vrai cauchemar ce qui m’arrive. Mais le principal c’est que je sois en sécurité sur le Marion Dufresne.

     

    Pour le bateau j’espère que ça ne va pas être un danger supplémentaire pour les autres bateaux qui arrivent derrière puisque là il est à la dérive, cap au Nord-Est. On verra combien de temps ça dure.

     

    Je suis entre de bonnes mains. L’équipage du Marion Dufresne est aux petits soins avec moi. C’est un gros bateau, ça change. J’ai gagné au change finalement, c’est quand même beaucoup plus confortable que sur Bastide Otio ! Je vais rester quelques temps avec eux. On va apprendre à se connaître. Et on va faire la tournée des îles. On va visiter des endroits que je ne connais pas, les Terres Australes Antarctiques Françaises, donc ça va être sympa.

     

    J’ai beaucoup de chance d’avoir eu ce bateau et cet équipage sur zone. Il faut savoir qu’il ne sont à cet endroit que 4 fois par an. C’était le bon moment pour moi parce que je ne serais pas resté très longtemps sur Bastide Otio dans cette situation qui était périlleuse. J’ai un peu de chance dans mon malheur. Les situations d’accident comme ça, malheureusement ça arrive, et il faut faire face. C’est dur pour le moral, pour le mental. C’est difficile aujourd’hui. Il y a beaucoup de sentiments qui passent. C’est compliqué. C’est la première fois que j’abandonne un bateau, que je ne le ramène pas quelque part.

     

    La situation a été particulièrement difficile parce que je ne pouvais rien faire, ni avancer, ni reculer. La décision a été vite prise parce que le Marion Dufresne était là et qu’il n’y avait pas d’autre solution que de quitter le navire. Dans ces parages, c’est quand même les mers les plus inhospitalières de la planète. On ne peut pas se permettre de rendre les choses plus compliquées qu’elles ne le sont déjà. Je suis en sécurité, c’est une bonne chose, il faut rester positif. »

    • Retour sur le sauvetage de Kito de Pavant par le Marion Dufresne •