Absolute Dreamer
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  • Absolute Dreamer fabrique des foils par robot

    La société Absolute Dreamer* a mis au point la fabrication de foils en carbone par drapage automatisé (AFP)**. C’est une première mondiale dans le domaine du nautisme réalisée par son Bureau d’étude basé à

    16 septembre 2017 • Architecture, Divers, Easy to Fly, Monotypie • Vues: 2384

  • « Un voyage intérieur »

    A 4 jours du départ du Vendée Globe, Jean-Pierre Dick revient sur ses motivations et ses objectifs pour sa troisième participation à ce tour du monde en solitaire. Samedi prochain, JP prendra le départ de ce Graal à bord de

    5 novembre 2012 • 2012-13, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe • Vues: 1732

  • J-21. Parti ce matin de Lorient, Virbac-Paprec 3 est bien arrivé ce vendredi à 17h aux Sables d’Olonne. Le skipper niçois a passé le « fameux » chenal avant de s’amarrer aux côtés de ses concurrents Imoca en attente du départ du Vendée Globe qui sera donné le 10 novembre prochain. Un moment émouvant riche en émotion et en souvenirs !

    Comment s’est passé le convoyage ?

    JP « Cela s’est bien passé, nous sommes partis tôt ce matin car il n’y avait pas beaucoup de vent sur le trajet entre Lorient et les Sables d’Olonne. Cette navigation était très positive, nous avons fait les derniers check à bord. C’était aussi un moment important à partager avec mon équipe car ils ont fait un super boulot pour que Virbac-Paprec 3 soit là ce soir. »

    Le passage du chenal des Sables te remémore des souvenirs ?

    « Le passage du chenal est toujours un moment fort dont on ne se lasse pas ! J’ai plein de souvenirs ici. L’arrivée de mon premier Vendée Globe fut magique ! J’avais réussi à réaliser mon rêve, boucler le tour du monde en solitaire pour ma première participation à la sixième place malgré les problèmes techniques rencontrés. Le départ il y a 4 ans était très émouvant avec un engouement populaire incroyable et assez houleux avec les conditions météo étaient difficiles ! Le Vendée Globe, c’est une machine à émotions !»

    • Le Vendée Globe, c’est une machine à émotions ! •

  • 24 heures avec jean-Pierre Dick

    Vous rêvez de courir le Vendée Globe ? Naviguer à bord d’un IMOCA fait partie de votre graal ? Laisser vous bercer par ces images de Yann Riou, témoin privilégié de Jean-Pierre Dick. Qui mieux que Yann, MediaMan de

    16 octobre 2012 • 2012-13, Course au Large, Divers, IMOCA, Multimedia, Vendée Globe, Vidéo • Vues: 1487

  • A moins de quatre mois du départ du Vendée Globe, Virbac Paprec 3 rejoint sa base pour un mois de chantier au sein du Virbac-Paprec Sailing Team. Julien Penven, responsable composites, nous décrit en détails les travaux qui vont être effectués.

    Nous allons effectuer une révision complète et rigoureuse du bateau et le mettre en configuration Vendée Globe. Nous allons inspecter la géométrie de la carène, les appendices (quille, dérives, safrans), vérifier la structure et le mât à l’aide d’outils de mesure spécifiques.

    Notre objectif est de rendre le bateau le plus fiable et performant possible pour le Vendée Globe. Cependant la voile reste un sport mécanique et le risque zéro n’existe pas. C’est pourquoi nous allons intégrer à bord des systèmes de secours qui permettront à JP d’avoir des solutions alternatives en cas de problèmes techniques en mer. Nous embarquons par exemple un dessalinateur de secours, des panneaux solaires, etc.

    Nous mettrons Virbac-Paprec 3 dans sa tenue d’apparat pour le grand rendez-vous des olympiades des Imoca 60 en apportant quelques retouches de peintures sur la coque, et en rajoutant de l’antidérapant sur le pont.

    • Un chantier de précision •

  • Ce soir, Jean-Pierre prend le départ d’un entrainement dans le Golfe de Gascogne avec 5 futurs concurrents du Vendée Globe. Du vent, des vagues et 630 milles (env 1167 km) à courir devant l’étrave de Virbac-Paprec 3 sont au menu de cette répétition générale au parfum de Vendée Globe.

    Quel est l’objectif de cet entrainement ?

    C’est la rentrée des classes ! Nous attaquons la navigation au large en solitaire. C’est l’occasion de se remettre dans le bain. Ce n’est jamais anodin, il faut un peu de temps pour s’amariner. Les conditions vont être musclées à bord de Virbac-Paprec 3. Nous allons réaliser des exercices spécifiques : stratégie météo, réparation à bord et envoi d’images sont au programme. Cela va être intense !

    Quel est le parcours ? Quelles sont les conditions météo annoncées ?

    Nous allons faire un tour du Golfe de Gascogne en allant virer un « way point » au large du Cap Finisterre (ndrl : pointe nord-ouest de l’Espagne) puis au large d’Arcachon avant de remonter vers Port La Forêt. Nous allons naviguer dans environ 30 nœuds avec une mer formée, c‘est un bon exercice. Cela permet de tester le bateau en conditions réelles de navigation au contact avec d’autres Imoca. Nous serons en mode compétition.

    Qui embarque à bord de Virbac-Paprec 3 ?

    L’objectif est de s’entrainer en solitaire. Cependant, pour des raisons de sécurité, chaque équipage embarque un membre de son équipe pour assurer la veille et surveiller les navires marchands. J’embarque Guillaume Le Brec pour assurer cette mission et observer mon comportement à bord. C’est un excellent marin ! Il m’apporte un regard extérieur pour améliorer et peaufiner certains détails de la navigation en solitaire.

    • Répétition générale au large •

  • Après trois mois de chantier placé sous le signe de la fiabilisation et de l’ergonomie, Virbac-Paprec 3 a retrouvé son élément naturel cet après-midi. Cette mise à l’eau lance le début des entraînements pour le Vendée Globe. Nicolas Abiven, le directeur technique du Virbac-Paprec Sailing Team, revient sur les grandes lignes de ce chantier. Jean-Pierre évoque son investissement aux côtés de l’équipe technique et le programme de navigation à venir.

    Nico, peux-tu nous parler de ce chantier pré Vendée Globe ?

    NA : « Nous avons réalisé de nombreuses vérifications et améliorations mais pas de modifications majeures que nous ne pourrions pas tester correctement avant le Vendée Globe. A bord, tous les éléments ont été démontés, contrôlés et auscultés. Suite à une discussion avec les architectes, nous avons décidé de renforcer une cloison car certains bateaux avaient rencontré des problèmes. Nous avons coupé la partie haute des dérives pour réduire le poids et la prise au vent. Le système de charge des batteries a été amélioré.»

    Qu’avez-vous fait au niveau de l’ergonomie ?

    NA : « Nous avons aussi travaillé sur ce point pour améliorer le confort de JP en solo. Nous avons conçu et ajouté une prolongation du roof en toile tendue afin de manœuvrer un maximum à l’abri. Nous avons aussi modifié le support de l’hydrogénérateur et l’angle du siège à la table à cartes. »

    JP, tu as passé beaucoup de temps dans le chantier. Pourquoi ?

    JP : «J’ai beaucoup échangé avec l’ensemble de mon équipe technique afin de connaitre parfaitement les systèmes à bord du bateau pour maîtriser leur réparation rapide en cas de casse lors du Vendée Globe. J’ai prouvé au cours des éditions précédentes que j’étais capable de réparer. Cette année, l’objectif est d’être explosif lors des réparations pour perdre le moins de temps possible en course »

    Quel est le programme à venir ?

    JP : « Nous allons participer à quelques navigations d’entrainement à Port La Forêt avec mes concurrents Imoca. Puis Virbac-Paprec 3 mettra le cap sur Istanbul pour prendre le départ de l’Europa Race. Ce tour de l’Europe va être un beau moment en équipage et en solo avec de belles étapes à partager avec nos partenaires. »

    • Virbac-Paprec 3 bichonné, prêt à naviguer ! •

  • A l’occasion de la 12ème Journée du Sommeil® organisé par l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) présidé par le Pr Damien Léger, Jean-Pierre Dick nous explique la gestion du sommeil dans la course au large dans un entretien avec le Dr François Duforez*. Il travaille sur le sujet depuis 10 ans avec le centre du sommeil de l’hôpital Hôtel Dieu et l’European Sleep Center à Paris.

    Qu’est-ce que le travail avec les spécialistes du sommeil vous a-t-il apporté concrètement?

    La gestion du sommeil est clé dans la course au large. Il faut s’adapter en permanence aux conditions de course et avoir un minimum de sommeil par 24 heures pour ne pas engranger une fatigue qui pousserait tôt ou tard à la faute. Les études menées par les spécialistes du sommeil m’ont permis de déterminer précisément à quels moments s’ouvraient mes portes du sommeil. Pendant ces périodes, je suis moins vigilant et si je ferme les yeux, je m’endors beaucoup plus vite. Grâce aux enregistrements, j’ai pu individualiser mes heures les plus propices à l’endormissement.

    Combien d’heures de sommeil par 24 heures ?

    Tout dépend des conditions de course. Disons que j’essaie de faire 2 ou 3 phases de sommeil pendant la nuit et encore 2 ou 3 siestes plus courtes pendant la journée, pour un total d’environ 5 heures de sommeil tout compris. Dans des conditions vraiment difficiles de navigation ou en cas d’avarie, on est alors capable de rester en veille l’essentiel du temps pour ne s’octroyer que quelques pauses de sommeil flash de quelques minutes, ou même de quelques secondes éparpillées dans la journée.

    La voile nous démontre que l’on peut être au plus haut niveau à plus de 40 ans, est-ce car on dort moins en vieillissant ?

    Je ne crois pas. Je pense au contraire, qu’il faut mettre toute son ingéniosité au service d’une anticipation des problèmes de manière à s’octroyer des plages de repos. Lorsqu’on est jeune, on pense souvent que la seule façon d’aller vite est de forcer sa nature en s’imposant notamment des veilles interminables. En navigant avec Loïck Peyron, j’ai découvert que chaque geste était mûrement réfléchi, ce qui dégage calme et sérénité. On prend alors de meilleures décisions, la concentration est améliorée et on peut mieux résoudre les problèmes !

    Pouvez-vous nous donner un exemple concret de ce genre de détails qui n’en sont pas ?

    Je pense à mon nouveau bateau le Virbac- Paprec 3. Le choix sur ce bateau spartiate a été un confort très minimaliste, afin de gagner du poids donc de la performance. Les seuls éléments de confort sont les sièges du bord pour barrer et préparer la navigation et le « lit » conçu avec l’aide technique de l’Association Pour la Literie, qui sont de véritables cocons.

    Justement, pourquoi créer ce genre d’environnements « cocons»

    Sur mer, on arrive à dormir tout en restant connecté à certaines sensations. Mais il faut le faire dans un environnement sécurisé et adapté au bateau qui gîte, bouge en permanence et subit les chocs des vagues sur le carbone de la coque. Les différents prototypes de matelas testés devaient obéir à ce cahier des charges : permettre de s’endormir vite, calé en sécurité, filtrant les chocs nocifs à la colonne vertébrale tout en amenant du confort et de la sensibilité par rapport au bateau, en jetant un œil aux instruments si nécessaire.

    Pratiquement, cela s’est traduit comment ?

    Tout d’abord en élaborant et comparant les sensations sur différents types de support et sur différents marins. Il a fallu 4 prototypes pour avoir un résultat intéressant permettant de s’endormir de manière confortable, rapidement et en sécurité tout en ne pénalisant pas le poids du bateau car chaque gramme compte ! Des enregistrements réalisés en situation ont montré l’apparition rapide et importante de sommeil lent profond sur ce type de lit, donc un sommeil de qualité.

    Une anecdote à ce sujet ?

    Lors de la Barcelona World Race, Loïck Peyron avait amené son propre hamac de 100 grammes et regardait le prototype de matelas d’un drôle d’oeil. Après avoir testé et apprécié la différence en terme de récupération en dormant sur le « lit de compétition », le hamac a servi de fil à linge pour faire sécher les vêtements pendant la course !

    La prochaine étape ?

    C’est l’envie de repartir en mer et bien sûr, la préparation du Vendée Globe en novembre 2012. Tous les détails seront importants et le sommeil est intimement lié à la performance et à la sécurité surtout sur cet immense territoire de jeu qu’est la mer. Il y a encore du travail à réaliser, des réflexions à approfondir.

    *Dr François Duforez, Médecin du Sport et du sommeil, Praticien Attaché du centre du sommeil de l’Hôtel-Dieu de Paris.

    • La gestion du sommeil de Jean-Pierre Dick •