l’Hydroptère retrouve ses éléments !

© Christophe Launay / www.sealaunay.com

La mise à l’eau de l’Hydroptère DCNS vient d’être effectuée à La Ciotat ce jour. Alain Thébault et son équipage vont retrouver la Méditerranée pour une première série de tests avant de tenter de battre, cet été, le record de la traversée du Pacifique entre Los Angeles et Honolulu.

Pour ce nouveau défi, l’Hydroptère DCNS a bénéficié de plusieurs adaptations. La longueur du bout-dehors, l’appendice à l’avant du bateau, passe à environ 4 mètres 50. Il permettra d’amurer un Gennaker (voile d’avant de 220 mètres carrés) sensiblement plus grand et situé plus en avant afin d’augmenter les angles de descente. L’étrave du trimaran a été renforcée pour compenser la transformation structurelle du plan de voilure et répondre aux conditions de navigations océaniques. Afin de décoller plus rapidement, un gain de poids a été obtenu par le remplacement du skeg en aluminium par un modèle en carbone (poutre support du safran) et par le remplacement du moteur par une version plus petite. Des foils avec de nouveaux profils équiperont également l’Hydroptère DCNS. Grâce à des bords d’attaque plus ronds, ils assureront au trimaran, des écoulements hydrodynamiques plus fluides permettant de réduire le phénomène de cavitation (décrochage) à haute vitesse par mer formée.

Enfin, un système d’asservissement des gouvernes de profondeur permettant de stabiliser l’Hydroptère DCNS a été intégré. Un programme informatique mis au point par les ingénieurs de DCNS permettra d’automatiser le comportement de cette gouverne. Cette technologie, déjà utilisée sur les sous-marins nucléaires développés par le constructeur naval, devrait permettre à l’Hydroptère DCNS de gagner plusieurs nœuds de vitesse moyenne au cours de sa traversée.

Alain Thébault, skipper de l’Hydroptère DCNS déclare : « Je suis persuadé que ces différentes adaptations techniques, et en particulier le calculateur pour stabiliser automatiquement l’assiette de l’Hydroptère DCNS, vont nous apporter un gain de performance très significatif. Aujourd’hui, grâce au travail des équipes de DCNS, nous devrions franchir un nouveau cap. Une fois mis au point, ce sera un progrès technologique comparable à celui qui a permis à l’aéronautique de rentrer dans l’ère moderne. Tous les avions sont aujourd’hui équipés de pilote automatique qui améliore la compensation et la régulation des commandes. L’Hydroptère DCNS ouvre à son tou r une nouvelle fois la voie de l’innovation. ».

Sur le plan visuel, le voilier le plus rapide du monde s’est métamorphosé en poisson volant avec des écailles le long des flotteurs et de la coque centrale et des ailes dessinées sur le plan de voilure. Cette décoration vient illustrer la relation particulière de DCNS avec la mer et prend tout son sens sur un engin pionnier du concept de « voile volante ».

Dans les prochaines semaines, l’Hydroptère DCNS sera embarqué sur un cargo qui le transportera jusqu’à Los Angeles, point de départ de la tentative de record du Pacifique.

Après avoir battu en 2009 le record absolu de vitesse à la voile (50,17 nœuds sur un mile nautique), le nouveau défi d’Alain Thébault, skippeur et concepteur du trimaran laboratoire, est de battre cet été, le record du Pacifique entre Los Angeles et Honolulu détenu par Olivier de Kersauson en 4 jours, 19 heures, 31 minutes sur Geronimo à19,17 nœuds de moyenne.

Source

l'Hydroptère DCNS

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 4 mai 2012

Matossé sous: Divers, Records

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