En route pour un nouveau record …

© Caroline Pericard

 Cap au 340 vers le large pour un run inédit avec le passage de l’Equateur en point de mire !!

Essais du bateau : Les premières navigations à Touros ont été très agréables. Le vent est super régulier d’environ 40km/h et nous rêvons de conditions identiques pour le jour J. Très surprenant de retrouver le potentiel maximum de cette machine de guerre que nous avions un peu bridé pour le Défi du Cap Horn. Les premières heures de navigations en compagnie des embarcations à voile en bois utilisées ici comme support de pêche quotidien sont assez troublantes !!!
Préparation : Dans un 1er temps nous avions prévu beaucoup de matériel de secours, il s’avère que le poids est notre ennemi. En effet le bateau est calculé pour un certain poids et la surcharge entraine des efforts supplémentaires contraignant la structure à plus d’efforts. Nous partirons donc sur ce défi en mode régate avec juste quelques éléments de sécurité.

Les difficultés qui nous attendent :

  • Pas d’assistance : nous allons nous retrouver seuls à 250 milles de la côte sans pouvoir compter sur personne !!
  • Sur le plan physique : Nous allons alterné à la barre pendant 24h toutes les heures, il faudra donc chacun son tour donner le maximum pour se concentrer en menant le bateau au maximum de son potentiel, puis devenir équipier en s’afférant sans arrêt à la régulation des écoutes, soit un effort surhumain sur une durée aussi longue. Les yeux et le dos seront mis à rude épreuve avec des projections d’eau salée incessants et des secousses dignes du parc Disneyland mais pendant 24h !!! Les foils (dérives courbes) soulagent d’un côté les flotteurs de leurs enfoncements dans l’eau mais apportent aussi de l’instabilité et surtout de violents coups de raquettes, le port du casque est devenu obligatoire.
  • Sur le plan humain : il faut sacrément bien s’accorder pour mener ce bateau aussi vite, aussi longtemps !! Notre expérience commune à un championnat du monde de cata F18 en Australie et sur le trimaran 60 pieds brossard nous avait permis de nouer une complicité toujours présente.
  • Sur la gestion du matériel : notre Nacra F20 est complètement de série. Il va falloir trouver le bon rythme pour que le bateau soit à la fois performant et que notre bébé Linxea.com tienne le coup jusqu’à bon port.
  • Le manque de sommeil est gérable sur 24h mais ce type de bateau requiert une vigilance pleine et infaillible. Nous espérons terminer la nuit sans dessaler.

Source

Alexandre Barthélémy

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