Comment l’équipe Paprec Arkéa se prépare ?

© Marin Le Roux

Après une première saison de découverte et de montée en puissance qui s’est achevée par une victoire à Retour à La Base en décembre, l’équipe Paprec Arkéa débute l’année avec un seul objectif en tête : le Vendée Globe. Chaque membre du team est déjà mobilisé alors qu’un chantier aussi conséquent que déterminant vient de débuter. Des aspects techniques à la communication en passant par la logistique, cinq membres du team témoignent.

Yoann Richomme : « le Vendée Globe, un objectif déjà concret »
Skipper de l’IMOCA Paprec Arkéa, 40 ans, 1ère participation au Vendée Globe

« Je continue à recharger les batteries ! Dans mon esprit, j’ai déjà effectué la bascule vers le Vendée Globe. C’est l’objectif et il est déjà concret. Je sais que tout ce que je mets en place pour l’équipe, le bateau et ma préparation auront d’une certaine façon un impact sur ma performance durant le tour du monde. Je vais reprendre mes entraînements en salle et je suis attentivement l’évolution du chantier. Dans le même temps, je m’attache à constituer une sorte de roadbook pour tout anticiper en matière d’avitaillement et d’habillement par exemple. Et puis je passe du temps en famille, je sais que ces moments-là comptent. Je vais passer beaucoup de temps cette année en étant loin de la maison et j’ai envie de m’aérer la tête pour être au maximum de ma forme quand il faudra l’être. »

Gautier Levisse : « un chantier de la plus haute importance ! »
Responsable du bureau d’études, 40 ans, 5e Vendée Globe

« Nous avons engagé le chantier le plus long depuis la construction du bateau. Il devrait durer environ 12 semaines et il est primordial afin d’être prêt pour le Vendée Globe. Ça implique au quotidien de faire tous les jours des allers-retours entre le bureau et le chantier ! La première étape, c’est de tout démonter, tout vérifier, tout contrôler. De la structure à chacune des pièces, on regarde si le taux d’usure n’est pas anormal, s’il n’y a pas de microfissure. Ensuite, nous allons nous attacher à renforcer la structure afin de s’assurer que le châssis tienne les fortes vitesses et l’exigence d’un tour du monde. Puis, on s’attellera à l’optimisation. Nous allons notamment modifier les ballasts et le bulbe de quille ce qui va nous permettre d’influencer le comportement du bateau et de gagner en stabilité. Le chantier est conséquent donc. Mais nous avons les ressources et surtout la motivation pour y faire face ! »

Cyril Gonzalez : « on a tous le même objectif »
Responsable électronique, 36 ans, 2e Vendée Globe

« Notre mission principale en ce début d’année, c’est de tout mettre à plat sur le bateau. Je regarde ce qui a fonctionné ou pas, je m’attache à tout checker et à optimiser ce qui peut l’être. Nous sommes tous très contents de la copie que le bateau a rendu depuis sa mise à l’eau l’an dernier. L’idée, ce n’est pas de débuter des développements trop conséquents mais bien d’améliorer tout ce qui peut l’être. C’est un chantier clé en vue du Vendée Globe et nous le savons tous. Les performances de Yoann l’an dernier nous poussent à travailler consciencieusement pour être à la hauteur. On a tous le même objectif : qu’il puisse briller au Vendée Globe. »

Charlotte Pignal : « essayer toujours d’avoir un coup d’avance »
Responsable communication, 35 ans, 1er Vendée Globe

« Le début d’année est forcément plus tranquille que les deux dernières fins de saison qui étaient bien chargées avec les victoires de Yoann à la Route du Rhum (2022) et à Retour à la Base (2023). Mais je commence déjà à faire les plannings, à rédiger les cahiers des charges, à lister les obligations de course, à anticiper des créneaux pour les médias… Comme Yoann, nous essayons toujours d’avoir un coup d’avance. Le fait qu’il soit désigné comme un des favoris pour le Vendée Globe par les médias nous oblige encore plus à anticiper parce qu’il sera plus sollicité et qu’on se doit de le protéger au maximum avant chaque course. Ce travail préparatoire est précieux, d’autant qu’on sait, que l’année va être intense avec deux transatlantiques et un tour du monde au programme. Mais on est bien décidés à relever le défi ! »

Pauline Querrec : « le Vendée Globe, nos Jeux Olympiques »
Chargée logistique, activations partenaires. 25 ans, 1er Vendée Globe

« Après avoir terminé tout ce qui concerne la Transat Jacques Vabre et Retour à La Base, on ouvre un nouveau cycle préparatoire avec les deux transatlantiques et le tour du monde. On s’attache à reprendre nos marques, à prioriser chaque dossier, à mettre en place les bons process avec les sponsors et les prestataires. Je gère toute la partie logistique pour l’équipe, notamment les déplacements et les activations avec les partenaires. À titre d’exemple, l’un des sujets chauds du moment, c’est la gestion de notre loge sur le village du Vendée Globe. Cette course, j’y pense depuis que j’ai commencé cette belle aventure avec l’équipe et avec Yoann. Et même s’il y a deux transats avant, ce Vendée Globe, ce sont nos Jeux Olympiques. »

Source

Isabelle Delaune

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 16 janvier 2024

Matossé sous: 2024-25, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe

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