Le sprint final est lancé !

© Race for science

A moins de 24 heures du dénouement de la 16e édition de la Transat Paprec, le suspense est toujours à son comble. A la mi-journée, le trio de tête – Skipper MACIF (Loïs Berrehar/Charlotte Yven), Mutuelle Bleue (Corentin Horeau/Pauline Courtois) et Région Bretagne – CMB Performance (Gaston Morvan/Anne-Claire Le Berre) était toujours au coude-à-coude, le 2e et le 3e n’accusant respectivement que 2,1 et 2,6 milles de retard sur le leader au pointage de 17h00.

Selon les horaires d’arrivées estimés ce matin par la Direction de course, les premiers devraient arriver en baie de Gustavia à partir de 3h00 (heure locale) soit 9h00 (heure métropole).

« Les trois premiers toujours sur la même ligne »

Alors que neuf des onze duos mixtes en lice sur la Transat Paprec sont attendus ce vendredi à Gustavia (Saint-Barthélemy) (9H00 heure métropole), le jeu reste très ouvert pour la victoire. « Les trois premiers sont toujours sur la même ligne. Je pense que ça va continuer comme ça jusqu’à la pointe à Colombier. C’est comme ils étaient sur le premier bord de près d’un parcours banane », observe Francis Le Goff, le Directeur de Course. « Pour établir le classement, on se base sur deux référentiels, deux types de lignes d’égalité. La première est perpendiculaire à l’axe du parcours et établit le gain par rapport à un celui-ci. Le second, que l’on néglige souvent, c’est la ligne de gain qui est perpendiculaire à l’axe du vent. On assiste à un alignement nord-sud parfait. On est pas loin d’avoir les trois premiers à égalité », détaille Yann Chateau, le Directeur de Course Adjoint.

Une fin de course « complètement dingue »

Sur l’eau, le match s’annonce donc très intense jusqu’à la ligne d’arrivée entre les leaders qui doivent composer avec les sargasses et négocier les grains du mieux possible. « Cette fin de course est complètement dingue et ce n’est pas de tout repos non plus ! Le match est très serré, il y a beaucoup de suspense et de boulot. On s’arrache pour gagner chaque mètre, pour lutter contre les sargasses qui nous mènent la vie dure… C’est une vraie course de vitesse. On sait qu’il ne nous reste que 24 heures donc on donne tout. La motivation, bien sûr qu’on l’a : on espère terminer sur la plus haute marche du podium. Ça va se jouer à pas grand-chose, à un surf ou une vague près, expliquait Loïs Berrehar (Skipper MACIF) à la vacation de ce matin. Il y a aussi un peu d’activité dans le ciel, des grains à négocier, c’est important parce qu’il n’y a pas de grosses options qui se dessinent ».

Et du match, il y en a à tous les étages comme l’expliquait Chloé Le Bars (Région Bretagne – CMB Océane) 6e à 28,8 milles du leader à la vacation : « On va essayer de rester focus jusqu’au bout. Ça commence à être bien “sport” mais ça va ! On est toujours à fond et on ne va rien lâcher. On sait que ça va être intense, tendu jusqu’à la fin, d’autant que les algues ne nous facilitent pas les choses. Il y a vraiment une belle bagarre entre les trois premiers : on a tous hâte de voir le dénouement de tout ça ! Nous, on est à 30 milles du trio de tête et il y a aussi une sacrée bataille avec Ageas – Ballay – Cerfrance – Baie de Saint-Brieuc (Maël Garnier/Julia Courtois, 7e à 43,5 milles du leader) et EDENRED (Basile Bourgnon/Violette Dorange, 8e à 58,6 milles). On fait des siestes et on essaie de bien récupérer pour tout donner une fois qu’on est à la barre. Le fait que ça soit intense, ça rajoute d’autant plus de plaisir. On a envie d’être à fond jusqu’à la fin pour qu’on soit content de nous-mêmes à l’arrivée ! » A l’arrière de la flotte, Groupe Hélios – Du Léman à l’Océan (Arnaud Machado/Lucie Quéruel, 11e à 353,8 milles du leader) tente toujours quant à lui de revenir sur Race for Science – Verder (Alicia de Pfyffer/Édouard Golbery, 10e à 275 milles) pour éviter la dernière place au classement général.

Rester concentrés jusqu’au bout

Si la perspective d’une victoire ou d’un podium peut être grisante pour les marins, ces derniers devront rester concentrés jusqu’à la ligne d’arrivée. En effet, les jeux sont loin d’être faits et tout peut encore se jouer autour de l’île de Saint-Barthélemy, notamment lors du contournement de la pointe à Colombier. C’est ce qu’indique Miguel Danet, qui avait terminé 3e de la transatlantique en double entre Concarneau et Saint-Barthélemy avec Éric Peron en 2008 : « Si on arrive de nuit, le passage de la pointe peut être plus compliqué. Il y a pas mal de rochers sur la cartographie, alors qu’en réalité, on peut passer assez proche même si on a 2,5 mètres de tirant d’eau. Il ne faut pas prendre de risque, car si on touche dans les 5-10 dernières minutes de course, ça peut être catastrophique et faire perdre la course ».

Pour le “ local de l’étape ”, « le moment le plus crucial sera “entre la pointe à Colombier et la pointe de l’âne rouge, avec le passage sous génois pour la dernière remontée au près avec du vent d’est ou de sud-est. Il faut mesurer les avantages et les inconvénients et placer la balle au centre sur les derniers contournements, ne pas affaler trop tôt ou trop tard avant de repasser sous génois. Ça va être un beau finish, c’est impressionnant d’avoir moins de 5 milles entre les trois premiers après 18 jours de mer. Les trois premiers connaissent déjà le site. Je les avais eus avant le départ. Je suis content pour eux, il va y avoir un beau finish. Ils sont tellement proches que la fin de course ressemble à un entraînement à un Port-la-Forêt ».

Source

Agence Com’Over

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 18 mai 2023

Matossé sous: Figaro 3, Monotypie, Transat Paprec

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