J’aimais bien ce mélange hétéroclite !

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© Christophe Breschi

Sa victoire au dernier Vendée Globe n’a rien changé. Yannick Bestaven est toujours ce marin affable, toujours ouvert à raconter ses expériences et son sport, toujours prêt à partager ce qui l’anime au quotidien. Entre 2011 et 2015, c’était un habitué du circuit Class40, d’abord sur Aquarelle.com puis sur Le Conservateur, un Plan Verdier qu’il a lui-même fait construire. Durant son chapitre Class40, il y a deux victoires à la Transat Jacques Vabre (2011, 2015), une à Les Sables-Horta-Les Sables (2015) et des souvenirs pleins la tête. Il raconte.

Finalement, tu as d’abord fait de l’IMOCA avant de débuter en Class40…

Oui, c’est vrai. En 2008, j’avais débuté l’IMOCA après le Figaro. Mais mon Vendée Globe 2008 s’était mal passé, j’avais démâté au bout de quelques jours. Après, j’ai arrêté la course au large pendant plusieurs mois. Le Class40, c’était une façon de me remettre sur pied, de retrouver un challenge et un bateau de course avec un budget moins important.

Comment décris-tu les sensations à bord d’un Class40 ?

C’est un bateau plus rapide que le Figaro avec sa longueur de carène et sa largeur. On retrouve un peu des sensations proches du Mini, mais amplifiées ! Au portant et sous spi, c’est vraiment magique ! Et puis ça me plaisait de faire partie d’une classe où plusieurs designers et architectes pouvaient s’exprimer.

« Ça n’arrête pas de se développer ! »

Tu étais à l’origine de la construction du Class40 Conservateur, ce qui est toujours un moment fort dans la vie d’un marin…

Oui, c’était passionnant. On avait réfléchi ensemble avec Guillaume Verdier. C’était un très bon bateau et il était très beau en plus. C’était un peu le début des bateaux à étrave large et ça marchait bien. On prend toujours du plaisir à participer à la construction d’un bateau et à gagner des courses avec.

Quels souvenirs as-tu de l’ambiance sur les pontons ?

J’en garde de supers souvenirs ! Il y avait pas mal de marins qui venaient du Mini ou du Figaro. J’aimais bien ce mélange hétéroclite entre professionnels et amateurs, entre skippers venant de pleins d’horizon. Et puis ça n’arrêtait pas de se développer, il y avait de supers courses et le nombre d’adhérents ne faisait que d’augmenter !

Est-ce que tu es surpris par la vitalité de la classe actuellement ?

Non pas du tout, c’est le prolongement de ce que j’avais connu quand j’y étais. Il y a de très bons bateaux avec l’émergence des scows, le plateau est de très haut niveau… Ils étaient plus d’une dizaine à pouvoir s’imposer à la Route du Rhum, certains ont de très beaux palmarès. C’est vraiment intéressant ! Enfin, je trouve ça bien que la classe s’ouvre autant à l’international. Je me souviens aussi avoir beaucoup voyagé avec mon Class40, ce sont des images qui restent !

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Mis à l'eau le: 2 février 2023

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