Happy birthday Pen Duick VI !

© Carlo Borlenghi

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de projets qui embarquent et inspirent. Marie Tabarly a relevé ce sacré défi. En moins de deux ans, elle a donné corps à un programme sportif, humain, sociétal chargé de sens : célébrer les 50 ans du mythique Pen Duick VI en embarquant autour du monde, dans le cadre de l’Ocean Globe Race, un équipage d’aventuriers ayant pour objectif d’interroger sur l’héritage et la transmission : de quel monde avons-nous hérité, quelle planète allons-nous léguer ?
Cet ambitieux programme est lancé et il reste ouvert à toutes les entreprises, partenaires ou mécènes, qui souhaiteraient s’y associer !

« On vient de boucler une très belle saison avec Pen Duick VI, avec deux victoires à la clé. On a monté une grosse campagne de recrutement : sur 170 dossiers, j’ai sélectionné et auditionné 60 candidats. 38 ont été retenus pour naviguer cette saison à bord de Pen Duick VI. A l’issue de quoi j’ai composé une équipe de 18 personnes en vue du tour du monde 2023.

Les valeurs d’Elemen’Terre* sont au cœur de ce défi humain, sportif et sociétal. Legacy** est bel et bien lancé avec 6 classes pilotes », résume Marie Tabarly, initiatrice de ce programme et skipper de Pen Duick VI.

Tout est prêt donc pour que les cinquante ans de Pen Duick VI soient célébrés de la plus belle des façons : autour du monde, mené par Marie Tabarly et un équipage d’aventuriers, porteurs de valeurs sociétales essentielles. Et, la bonne nouvelle, c’est qu’il reste de la place pour accueillir partenaires et mécènes, et permettre ainsi de partager encore plus largement cette formidable aventure !

Pen Duick VI au départ de l’OGR : une évidence pleine de sens

Pen Duick VI a été conçu pour participer à la première Whitbread, disputée en 1973. L’Ocean Globe Race a été créée pour célébrer les 50 ans de ce tour du monde en équipage. Le légendaire ketch noir ne pouvait pas ne pas être au départ de l’OGR !

« Je voulais trouver un moyen de célébrer dignement le cinquantenaire de ce beau bateau. J’ai entendu parler de la Ocean Globe Race… J’avais profondément envie d’y aller et Pen Duick VI est le meilleur bateau qui soit pour participer à cette course ! », sourit la navigatrice.

Une campagne de recrutement à la Shackleton !

Qui dit tour du monde en équipage, dit équipiers. Or, afin de rester dans l’esprit de la Whitbread 1973, les instructions de course de l’OGR imposent d’avoir 70% d’amateurs à bord.

« J’ai ouvert une candidature sur Internet, un peu à la Ernest Shackleton : ‘’si vous voulez partir sur un voyage un peu hasardeux et n’être pas sûr de revenir, c’est par ici ! ‘’», plaisante Marie.

« Je demandais CV, lettre de motivation, vidéo de présentation et un projet sur l’héritage : de quelle planète avons-nous hérité et quel monde allons-nous léguer ? »

J’ai beaucoup regardé la faculté à progresser

Les 38 candidats qui ont embarqué à bord de Pen Duick VI cette saison ont participé soit à l’Armen Race, au convoyage en Ecosse pour assister à la Fife Regata, au Tour d’Irlande, à la Drheam Cup ou au Tour des Iles Britanniques. A l’issue de ces navigations, Marie a sélectionné 8 femmes et 10 hommes, leur moyenne d’âge est de 27 ans.

« La parité s’est faite naturellement. Ce qui m’intéressait dans cette sélection, hormis le feeling que tu as avec la personne, c’est la faculté à progresser. Certains ont été bluffants. L’entraide au sein de l’équipage, la capacité à rester en sécurité, à respecter des ordres, notamment sur la sécurité ont aussi énormément compté. Au final, il y a beaucoup de bienveillance au sein de ce groupe. »

Marie Tabarly doit encore recruter les marins professionnels qui l’épauleront au fil des 4 étapes de l’Ocean Globe Race, mais les 18 aventuriers sélectionnés se retrouveront dès la mi-décembre : la saison anniversaire de Pen Duick VI débutera en effet le 8 janvier 2023 avec la Transat du RORC, au départ des Canaries.

Gagner, c’était magique !

Qu’attends-tu de ce tour du monde ? …Que redoutes-tu ?

Marie Tabarly : « J’essaie de ne jamais avoir trop d’attentes et la liste pour faire des insomnies est longue… Je sais que l’on va vivre des trucs de fous. Je sais aussi que ça va être dur. Le côté maritime ne m’inquiète pas, ce qui va être difficile, c’est de tenir un groupe si conséquent, pendant 8 mois. »

Pen Duick VI a-t-il bénéficié d’une préparation spécifique ?

Marie Tabarly : « Le bateau est resté le même. C’est un très bon bateau et il l’a encore prouvé cette saison. A nous de bien le comprendre et de l’exploiter au maximum. On a bien progressé et on découvre encore de nouvelles combinaisons de voiles. J’échange régulièrement avec Olivier de Kersauson, on compare ce qu’ils faisaient à l’époque et ce que l’on fait aujourd’hui. On a aussi pas mal tiré dessus pour casser ce qu’il y avait à casser.

Pen Duick VI n’est techniquement pas compliqué, mais c’est un bateau très puissant. Les règles de sécurité à bord seront omniprésentes. »

Vos deux victoires de cet été (Drheam Cup et Tour des îles Britanniques) viennent conforter le projet…

Marie Tabarly : « Je voulais juste finir mes courses avec un équipage et un bateau en bon état : gagner, c’était magique !

Le bateau va vite. Sur la Drheam Cup, nous terminons à 3h seulement du VOR « Challenge Ocean », un bateau conçu lui aussi pour la Whitbread, mais de 30 ans plus jeune que Pen Duick VI ! (Il aurait fallu 18h d’écart entre les deux bateaux pour que le VOR l’emporte, ndlr).

Sur le Tour des Îles, ça n’a pas été facile de faire avancer 34 tonnes dans la pétole… Alexia a fait un super job (Alexia Barrier, embarquée comme tacticienne, ndlr). Tout le monde était sur le pont tout le temps, à fond sur les réglages. Et ça a payé. »

Les partenaires complémentaires sont invités à la fête !

Le projet est lancé, il vit, mais il manque 200 000 euros par an pendant 3 ans pour propulser ses valeurs auprès d’un large public.

Marie Tabarly : « J’ai des voiles à commander, du monde à recruter et besoin de passer du temps à travailler ma vie de marin, à préparer mon tour du monde. Tant que le budget ne sera pas bouclé, ce sera compliqué… mais nous serons au départ, ça c’est certain ! »

Programme sportif

  • Automne 2022 : chantier technique à Lorient
  • Décembre 2022 : mise à l’eau de Pen Duick VI puis convoyage vers Lanzarote
  • 8 Janvier 2023 : départ de la RORC Transatlantic Race
  • 20 Février 2023 : départ de la RORC Caribbean 600
  • Convoyage d’entrainement vers New York avec l’Esprit d’Équipe (à confirmer)
  • Mars : Transat retour
  • Printemps – Été : préparation technique, entrainements, sorties partenaires
  • Septembre : départ de l’Ocean Globe Race

Source

Kaori

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 2 octobre 2022

Matossé sous: Course au Large, Ocean Global Race

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