Tous derrière et lui devant !

À 10h46 ce matin, APIVIA enroulait la première marque virtuelle, la plus occidentale du grand triangle de 550 milles. Son avance de 13 milles sur ses poursuivants n’a fait depuis qu’augmenter tout au long du bord de portant vers le Waypoint 2 que Charlie Dalin et Paul Meilhat ont doublé à 16 heures. Derrière, deux paquets de poursuivants se sont clairement constitués et la bataille d’empannages qui devrait durer jusqu’en début de nuit ne fait que commencer. Premières arrivées à Lorient prévues demain matin à l’heure des croissants.

Décidément, Charlie Dalin et Paul Meilhat font un sans-faute sur ce grand speed test océanique de 48 heures dont ils ont pris le commandement juste après le départ hier après-midi. Favorisé par sa position de leader lors des enchainements météo de la nuit dernière sur le premier bord vers l’Ouest, APIVIA creuse désormais son avance en vitesse pure, navigant sous spi toujours plus bas et plus vite avec une trajectoire parfaitement maîtrisée.

Plus bas, plus vite !

À l’heure où nous bouclons ces lignes, le plan Verdier jaune possédait plus de 20 milles d’avance sur son dauphin LinkedOut qui a fort à faire pour contenir les assauts d’ARKÉA PAPREC, Bureau Vallée et 11th Hour Racing – ALAKA’I. Cette bande des quatre a décroché CORUM L’Épargne qui avait bien résisté au près mais semble plus à la peine au portant. À cette allure où il faut glisser le plus bas possible, les IMOCA disposant d’un spi sont clairement avantagés par rapport à ceux navigant sous grand gennaker, ce qui explique parfois les importantes différences d’angle à chaque empannage.

Aux dires des marins, la première nuit de ces 48 heures n’aura pas été de tout repos. La multiplication des manœuvres et surtout la forte houle après le passage du front ont mis à rude épreuve les estomacs parfois et le matériel souvent. « La fin de nuit avec le front a été assez tonique avec pas mal de houle qui faisait sauter le bateau. Nous avons eu quelques petits dégâts avec une écoute de grand-voile, une poulie de chariot de grand-voile et un vérin de pilote cassés. Maintenant, nous sommes troisièmes, nous allons essayer de continuer sur notre lancée et la course n’est pas finie ! » racontait Sébastien Simon joint en début d’après-midi à bord d’ARKÉA PAPREC.

Des conditions tapageuses qui selon notre consultant météo Christian Dumard ont été plus sévères pour les retardataires, souvent des bateaux à dérives droites : « Ils se sont tous plaints de la houle, même si ce n’était pas un passage de front hivernal trop violent. En tous cas, les traces sont jusqu’ici en ligne avec les routages, mais le tempo devrait s’accélérer en début de nuit car le vent a l’air un peu plus fort que sur les fichiers ».

Avec 15 nœuds bien établis de Nord-Ouest et un dernier bord à 80° du vent réel, ça devrait fumer autour des foils des leaders. Les premiers pourraient arriver demain avant 7 heures devant l’île de Groix qu’ils doivent laisser à tribord, avant de passer la ligne d’arrivée de ces 48 heures à Lorient.

Rappel : Deux abandons

La nuit dernière, Groupe Sétin-4myPlanet et 11th Hour Racing – MĀLAMA ont tous deux abandonné et sont rentrés au port de Lorient. Manuel Cousin et Alexia Barrier ont brisé la chêvre qui permet de remonter leur dérive, ce qui les empêchait de manœuvrer leur quille en toute sécurité. Ils ne pourront pas réparer pour être au départ dimanche du Tour de l’île de Groix. En revanche, Pascal Bidégorry et Charlie Enright mettent tout en œuvre pour remplacer la barre de liaison de safrans cassée cette nuit sur leur tout nouveau plan Verdier. Ils pourraient faire partie de la fête de clôture dimanche, disputée en équipage.

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Défi Azimut

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