La saison est lancée pour les Minis 6.50

© Christophe Breschi

Avec plus de 300 adhérents à l’année, la Classe Mini est une des classes les plus actives et dynamiques du paysage de la course au large français. Cette année 2021, comme toutes les années impaires, porte la marque de l’aventure ultime, point d’orgue de la saison : la Mini-Transat. Une traversée de l’Atlantique en solitaire, 4.050 miles (soit 7.500 km) livré à soi-même sur un bateau de 6 mètres 50, sans routage météo ni communication avec la terre. Les 84 marins qui s’engageront le 26 septembre prochain sur cette épopée se doivent d’être prêts, responsables, polyvalents, complètement autonomes et faire preuve de sens marin.

Une Classe à part

Pour parvenir à cet objectif, la Classe accompagne, pendant toute la saison, adhérents et organisateurs. “Nous veillons à la cohérence du calendrier de courses, apportons un cadre et un support aux organisateurs, détaille Jean Lorre, Président de la Classe Mini. Côté course, notre rôle consiste à s’assurer du respect de la jauge et du règlement. Enfin, nous encadrons les coureurs et sommes garants des valeurs que la Classe incarne depuis 27 ans maintenant “.
Parce que oui, ce qui différencie fondamentalement la Classe Mini, c’est son Esprit ; un “Spirit” aussi singulier qu’inspirant, une joyeuse alchimie d’équité, de plaisir, de solidarité et d’aventure(s).

Ici les “anciens” citent spontanément leur année de promo ; chaque millésime évoquant à lui seul son lot son lot de tempêtes, de faits remarquables. Les nouveaux se présentent par leur prénom associé au numéro de leur bateau comme une sorte de pédigrée qui lèverait un peu le voile sur qui on est, ses ambitions, ses défis, sa philosophie. Car la Classe Mini compte au moins autant de bateaux ( plus de mille à ce jour) que d’individualités.

“Les profils des coureurs sont vraiment très variés : on trouve toutes les nationalités, une belle proportions de femmes, des compétiteurs acharnés pour qui le passage par la classe Mini s’apparente à la première marche d’une carrière professionnelle dans la course au large jusqu’à l’amateur confirmé en quête d’une challenge personnel.
Mais ce qui nous rassemble tous, c’est le partage de sensations : des surfs endiablés, des galères techniques ou budgétaires, des doutes, des moments de joie intense ou de solitude profonde. Ces instants nous forgent et nous lient de manière quasiment indéfectible. La connivence et la solidarité deviennent alors naturelles, à terre et en mer.

Pour renforcer cet esprit si particulier, la Classe a lancé le trophée “Good Perf” ; un trophée attribué à chaque course par les vainqueurs Série et Proto à l’un de leur coreligionnaire pour un fait ou un acte remarquable, sportif ou non. “Le Mini, c’est une grande communauté par delà les années, les genres. Quoique l’on soit venu chercher, on est au final, assuré de trouver un maximum de kif !” sourit Jean Lorre.

Du kif, ils vont en avoir puisque pas moins de 16 courses sont programmées pour cette saison 2021 tant en méditerranée (3 courses déjà courues) que sur la façade Atlantique où la Plastimo Lorient Mini a ouvert le bal il y a une dizaine de jours.

Un programme copieux et complet

La diversité des lieux de départ, des courses et des formats, (certaines se courent en double) permet à tous de trouver de quoi non seulement rassasier sa soif de compétition mais surtout de compléter, pour ceux qui en ont encore besoin, leur qualification à la Mini-Transat (à ce jour, 126 marins sont préinscrits pour 84 places). Le process de qualification est l’un des plus exigeants qui soit sur le circuit de course au large. “On attend d’eux des aptitudes professionnelles. Multiplier les navigations dans des conditions très différentes, c’est aussi s’assurer de leur marinité.”

En plus des traditionnelles Archipelago, Mini Fastnet ou autre trophée Marie-Agnès Peron, trois nouvelles organisations ont vu le jour cette année :

La Mini Calvados Cup avec une première étape entre Douarnenez et Deauville – puis une seconde manche au départ et à l’arrivée de Deauville avec une boucle autour de l’île de Wight – entre le 27 juin et le 3 juillet.

La Mini Gascogna – ex transgascogne- s’élancera du Verdon sur mer le 28 juillet pour rallier Gexto en Espagne, et retour : cette traversée du golfe de Gascogne a déjà prouvé par le passé combien elle pouvait être piégeuse.

La Mini-Transat change également d’équipe d’organisation et de port de départ. Les 84 ministes heureux élus auront alors la chance de remonter le mythique chenal des Sables d’Olonne, comme un symbole quand on sait que 18 des 33 concurrents au dernier Vendée globe ont fourbi leurs armes en Mini 6.50 .

“C’est important de proposer de nouvelles courses. Ça permet de changer de terrain de jeu, d’attirer de nouveaux coureurs, d’insuffler fraîcheur et nouveauté. La Mini Calvados Cup en est un très bel exemple : Nous n’allions pas souvent dans cette partie de la Manche en course. Le format original propose 2 courses distinctes dont un retour comprenant un contournement de l’île de Wight. Les marins peuvent choisir de courir un manche au choix ou d’enchaîner les 2 parcours. En variant les propositions, on multiplie les situations et conditions de navigation, éprouvant en même temps marins et matériel.

Au total, ce sont 5.000 milles de navigation *qui sont proposés aux ministes, dont 1.962 en Méditerranée et un peu plus de 3.000 en Atlantique, largement de quoi confirmer les talents émergeants, affûter son sens marin, vivre de belles aventures et satisfaire “la brigade du kif” !

*hors Mini-transat

Source

Annabelle Moreau

Liens

Informations diverses

Sous le vent

Les vidéos associées : Mini Transat