Corentin Horeau, équipier de choix pour Élodie Bonafous

© Jean-Marie Liot

Alors que la première épreuve du Championnat de France Elite de Course au Large 2021 arrive à grands pas pour les Figaristes, Élodie Bonafous est pleinement focalisée sur le premier objectif majeur de sa saison : la Transat Concarneau – Saint-Barth. La skipper Océane de la Filière d’excellence Bretagne – CMB réalisera alors sa toute première traversée de l’Atlantique. Un exercice qui promet d’être extrêmement enrichissant, à la fois sur le plan sportif et sur le plan humain. Afin de vivre le plus intensément possible cette expérience et d’en tirer tout le meilleur, la Locquirécoise a choisi de s’élancer en binôme avec Corentin Horeau, un « ancien » du team qui avait marqué les esprits par sa personnalité et ses performances, avec en particulier sa remarquable 2e place sur la Solitaire du Figaro 2014 à la barre du bateau Performance.

Cette année, le calendrier de la classe Figaro Bénéteau compte 6 courses dont 3 en double, parmi lesquelles la Transat Concarneau – Saint-Barth programmée du 9 au 28 mai, puis la Solitaire du Figaro prévue du 24 août au 27 septembre, deux objectifs importants pour Élodie Bonafous qui entame sa deuxième et dernière saison à la barre du bateau Bretagne – CMB Océane avec de nouvelles ambitions. « Traverser l’Atlantique est une chance extraordinaire. Ce sera une expérience qui va m’apporter énormément pour la suite, à commencer sur la Solitaire du Figaro, car le fait de débuter la saison par une grosse phase de travail va apporter pas mal de points dans ma besace », assure la navigatrice qui a donc choisi Corentin Horeau pour l’épauler et l’accompagner sur les épreuves en duo. « Le Pôle Finistère Course au Large m’a aidée à définir les bons critères pour mon binôme mais m’a laissée libre de mon choix. Un choix qui s’est naturellement porté sur Corentin car je souhaitais avoir à mes côtés quelqu’un d’expérimenté au large, qui connaissait le circuit des Figaro Bénéteau et, surtout, qui me permettait de me sentir à l’aise pour m’exprimer. Corentin coche toutes ces cases et il est aussi ultra motivé, très investi dans le projet, rigoureux et efficace », détaille Élodie qui s’entraîne avec son équipier depuis la fin du mois de janvier. « On a déjà réussi à bien évoluer ensemble. On met en place tous nos petits pions respectifs sans penser à un objectif de résultat précis mais en ayant chacun dans un coin de notre tête conscience que l’on a moyen de faire de belles choses… », avance la skipper qui aura l’opportunité d’engranger de nombreux milles en double avec Corentin d’ici au mois de mai, à l’entraînement, mais aussi en course lors de la Sardinha Cup, qui se jouera du 5 au 17 avril prochain.

Des objectifs communs

« Depuis le début de notre collaboration, nous affichons une belle progression et une belle entente entre nous. On travaille dans la sérénité et on partage le même objectif : aller le plus haut possible », commente de son côté Corentin Horeau, fier et heureux de faire son retour au sein du team, sept ans après avoir lâché la barre du Figaro Bretagne – CMB Performance. « Ça me fait évidemment très plaisir de revenir dans la « famille », et comme on a pu commencer à travailler dès fin janvier, cela va nous permettre d’arriver au départ de la Transat dans les meilleures dispositions possibles », relate le Trinitain qui a multiplié les navigations ces dernières années, qu’elles soient sur une ou plusieurs coques. « Cette année, ça m’intéressait de naviguer en double avec Élodie car je trouve qu’elle a une belle niaque. Elle ne s’énerve jamais et navigue vraiment bien. À chaque sortie en mer, on avance, on découvre des choses et on débriefe de manière constructive », note Corentin qui s’alignera, pour sa part, pour la deuxième fois au départ de la Transat en double, après une première participation avec Michel Desjoyeaux en 2014. « Avec Élodie, notre avantage sera peut-être de ne pas être favori », termine Corentin Horeau.

Source

Rivacom

Liens

Informations diverses

Sous le vent

Au vent