Miranda Merron sans langue de bois.

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A 51 ans, la navigatrice Britannico-Normande Miranda Merron aborde son premier Vendée Globe, riche de plus de 25 ans de navigation au large et au plus haut niveau sur tous les océans du monde. Sans l’avoir jamais totalement bouclé, le Tour de la planète en bateau à voile n’est pourtant pas un exercice nouveau pour cette citoyenne du monde qui a roulé sa bosse du Canada au Japon, avant de jeter l’ancre dans le jardin de son compagnon Halvard Mabire, à Barneville Carterêt dans la Manche. Miranda a en effet disputé deux étapes de la Volvo Ocean race dans le Grand Sud en 2002. Elle était préalablement et en 2000 équipière à bord du maxi catamaran Royal Sun Alliance de Tracy Edwards engagé dans le Trophée Jules Verne. Plus récemment et en compagnie d’Halvard, elle s’était élancée en 2011 dans le tour du monde en Class40 avec étapes, la Global Ocean race. Las! c’est deux expériences ne purent être menées à terme. Miranda n’en est que plus prête et déterminée à aller, seule cette fois et en Imoca, au bout de son cheminement maritime, fait de passion, d’envie de liberté et d’amour du large. En quelques mots et avant le tour du Monde, le tour de Miranda sans langue de bois…

Le temps :

« Le temps n’a pas la même valeur en mer qu’à terre. A dormir par petites tranches de 20 minutes grappillées ça et là, les journées sont plus longues, et le temps dure longtemps. »

La mer :

« Je ressens chaque jour un peu plus son appel. C’est une envie qui monte progressivement et qui revient après chaque course. J’aime ma maison, j’aime mon jardin, j’aime mes amis, j’aime ma famille… mais quand l’envie de mer me reprend, je sais que je dois partir. »

Routine…

« Je déteste la routine à terre. Mais en mer, c’est un luxe inouï que j’apprécie grandement. Il s’agit d’une routine structurée, qui a un but, celui de faire avancer le bateau. »

Musique :

« Pas de musique à bord, sauf celle de la mer et du vent, celle que fait le bateau en jouant avec l’eau. »

Le Sud

« Ce n’est pas un endroit pour l’humanité. L’homme n’est pas autorisé à y aller. Nous y allons par choix. C’est un grand privilège, expression d’une liberté absolue. »

Foilers :

« Je n’envie pas les foilers. Je me réjouis de passer plus de temps en mer, sans le stress de la survitesse. Je n’aimerai pas faire un tour du monde à 4 pattes, ou enfermée dans du carbone. »

Poppies

« En France, le coquelicot symbolise une agriculture propre, les valeurs de mon partenaire Campagne de France et des Maitres Laitiers du Cotentin. Pour les Britanniques, les Poppies sont un hommage aux soldats tués au combat, depuis la première guerre mondiale. Le 11 novembre, j’observerai 24 heures de silence en leur mémoire. »

Halvard :

« Je n’aurai jamais assez de toute ma vie pour apprendre tout ce qu’il sait… Il va falloir que j’apprenne en course à l’appeler pour autre chose que des mauvaises novelles (Rires) »

Source

Denis Van Den Brink

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 28 octobre 2020

Matossé sous: 2020-21, Course au Large, IMOCA, Vendée Globe

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