Un trio de tête très éclectique …

© François van Malleghemn

Les trois premiers solos se sont amusés à refaire la course. A la terrasse du Mayday, au Marin, tout semble être plus facile. Philippe Vicariot, cagnard 3 « Swinhoé », Jean-François Hamon, 15 « Festa » et Alexandre Peraud 29 « Sport adapté 40 ans de défis » refont la match et examinent les points forts ou faibles de leur course et de leur préparation. En fait la recette du succès est simple. Une bonne préparation, un bon bateau et un bon marin et sans doute un zeste de chance.

Sur le plateau : Un JPK 10.10 pour Vicariot, un SunFast 3200 pour Hamon et un bateau plus ancien un Jod 35 pour Peraud…. Preuve éclatante que la course à la nouveauté dans la sophistication des solutions technologiques embarquées ne fait par forcément la victoire. Il y d’abord le bonhomme et sa monture face à l’océan.

Météo/route/manœuvres/préparation

Dès le départ Jean-Francois Hamon décide de plonger plein Sud en analysant les fichiers météo. Il veut éviter une bulle sans vent qui l’inquiète dans le Nord. Cette option sera sa ligne de conduite jusqu’à l’arrivée. Jamais en dessous de 12 à 13° «mais je me demandais vraiment ce qu’ils allait faire plus au Nord !» Un sud tout relatif, l’écart latéral n’a jamais excédé dans les premiers jours 120 à 130 milles entre Festa et Swinhoe au centre, et 160 milles entre Festa et Sport Adapté, le plus nordique. Beaucoup de manœuvres, ”j’affalais lors des empannages de spi ensuite vers l’arrivée j’ai laissé courir. Pour cette course, avec cette mer croisée, il m’a fallu des bras ». Jean-François Hamon a multiplié les footings intensifs fait de la muscu&r squo; et s’est mis à la diète et à l’eau un mois avant le départ. A bord, toujours un plat chaud le soir et un bon casse-dalle le matin.

Alex Peraud lui, six mois avant la course avait pris pour habitude de consulter les cartes météo et d’observer les masses d’air et le comportement des bulles. « Je suis parti au Nord j’avais l’impression que la molle devant n’allait pas tenir longtemps. Pari tenu, j’occupe un moment la première place. Le JOD est costaud j’allais dormir sous spi lourd c’est une bonne bête. Mais je ne lui laissais pas trop de répits. j’aime la vitesse et la voile physique. J’ai pas mal barré finalement pour envoyer toujours plus. Pour la préparation physique, je suis éducateur sportif ça baigne. Mais j’ai arrêté de fumer en septembre et l’alcool pendant un an malgré les sollicitations de mes proches lors de fêtes ou d’anniversaire j’ai tenu bon. Je ne voulais pas craquer avec l’objectif que je m’étais fixé. Aujourd’hui je peux boire un ti-punch avec plai sir ».

« Moi, je n’avais pas envie de faire les frais du marquage sur JF Hamon », renchérit Philippe Vicariot, Il était hors de question de me laisser embarquer dans une route que je n’avais pas choisie ». Fais ta route et ta course se persuade Philippe et ne te laisse pas attirer par les extrémistes du Sud. « J’ai pris une route se rapprochant de la ligne directe en faisant, chaque fois que je le pouvais un peu de Sud, je suis descendu par petits à coups, j’ai empanné la plupart du temps spi en l’air à j’ai sûrement beaucoup moins barré qu’Alex. Quant à la préparation, elle a été courte. J’ai eu le bateau assez tard, mais j’avais à bord l’essentiel: un bon pilote et un mât et un gréement au top! »

Source

Agence Gwénola Gallois

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