Départ demain de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère

© Christophe Breschi

C’est demain, samedi 2 novembre à 15h08 (heure française), que sera donné le départ de la deuxième étape de la Mini-Transat La Boulangère, entre Las Palmas de Gran Canaria et Le Marin (Martinique). Suite au forfait d’Hendrik Witzmann sur blessure, ce sont 82 femmes et hommes qui s’élanceront sur cette traversée de 2 700 milles qui devrait s’effectuer dans de très belles conditions avec des alizés établis et soutenus. Entre excitation et appréhension, les marins n’ont qu’une hâte : partir ! En proto comme en série, les matchs restent très ouverts.

Hendrik Witzmann forfait, 82 marins au départ

Hendrik Witzmann a bouclé la première étape entre La Rochelle et Las Palmas de Gran Canaria à la 16e place en série. Malheureusement, l’Allemand (résidant des Emirats Arabes Unis) souffre d’une blessure au genou (ménisque cassé) ne lui permettant pas de s’élancer raisonnablement sur la grande traversée vers la Martinique. Ce sont donc 82 marins qui partiront demain à 15h08 (heure française) de Las Palmas de Gran Canaria, 21 en proto et 61 en série.

Vers une deuxième étape rapide

Les conditions au moment du départ s’annoncent très bonnes. « L’alizé se remet en place aux Canaries », explique Christian Dumard, météorologue de la Mini-Transat La Boulangère. « Pour le départ, il y aura une dizaine de nœuds de vent à la côte, puis 15 nœuds quand les concurrents s’écarteront. Le premier enjeu sera de bien négocier le contournement des dévents des îles. Il y aura des options à prendre. L’alizé sera bien établi (15 à 25 nœuds) pour la première semaine avec de bonnes conditions de navigation même s’il faudra gérer les grains. Les premiers protos pourraient mettre entre 11 et 12 jours pour traverser. »

« La situation est plutôt bien en place et c’est génial pour les concurrents. J’aimerais bien partir dans de telles conditions », sourit Denis Hugues, directeur de course.

Proto : « Se battre comme des acharnés »

En proto, le match pour la victoire reste très ouvert et on peut considérer que les trois premiers remettent les compteurs à zéro. Axel Tréhin vainqueur de la première étape, n’a que 6 minutes d’avance sur François Jambou et 56 minutes sur Tanguy Bouroullec. Ce dernier a écopé d’une pénalité de 30 minutes pour avoir perdu un bidon embarqué. « Quand on voit la faiblesse des écarts, je considère qu’on est à égalité », explique Axel. « Le match reste grand ouvert, il va falloir se battre comme des acharnés », indique pour sa part Tanguy. Quant à François, il rappelle que d’autres concurrents peuvent se mêler à la bagarre pour le podium à commencer par Marie Gendron (4e), Fabio Muzzolini (5e) et Erwan Le Méné (6e).

Série : « L’équivalent d’un centième sur un 100 mètres »

En série, Ambrogio Beccaria dispose de 1h43 d’avance sur Félix de Navacelle et 2h40 sur Matthieu Vincent. « Si on fait un rapport, cela correspond à un centième sur un 100 mètres », considère Ambrogio. « On va vite se lâcher et chacun va faire sa course. Tenter de défendre 1h40 n’aurait pas de sens. Tout le monde aura ses problèmes à gérer et 1h peut très vite se perdre. » Matthieu Vincent souligne que de nombreux paramètres vont entrer en jeu : « Parmi les premiers, nous avons tous les mêmes bateaux (des Pogo 3) et quasiment les mêmes vitesses. La course va se jouer sur les trajectoires, sur le fait d’avoir moins de problèmes que les autres, de tenir de bonnes moyennes, de garder un rythme constant sur la durée. » En série, les sept premiers se tiennent en moins de 4h et le 10e (Florian Quenot) est à 6h du premier.

Réactions des marins à la veille du départ de la deuxième étape :

Guillaume L’Hostis (12e en série) :

« J’ai envie d’y aller, je suis confiant. Sportivement, je suis en embuscade et c’est une position qui me va bien. La pression n’est pas sur moi. Je compte prendre du plaisir, profiter un maximum et tout donner. Il va falloir envoyer, pas de secret ! Clairement, il y a du stress, principalement de casser et de se mettre en danger. Ca met un peu d’adrénaline mais c’est ce que nous venons chercher. La météo s’annonce bonne avec du vent, des vagues, tout ce qu’il faut pour bien profiter des alizés. »

Antoine Perrin (14e en proto) :

« La première étape a été dure mais je suis d’attaque pour repartir et profiter de la solitude. Je me prépare pour ce moment depuis deux ans. Les derniers routages donnent une course assez rapide. Il faudra jouer les bascules de vent et faire attention aux grains. Dès le départ il y aura des coups à jouer. Des options pourront se dessiner dans le tour de Gran Canaria, avec des oscillations de vent à exploiter. »

Thomas Gaschignard (35e en série) :

« La pression monte mais je suis dans un bon état d’esprit car des super conditions s’annoncent. Ce sera du portant et du kif jusqu’au bout. On a signé pour ça ! La première étape a été assez compliquée sur certains aspects. Cette fois, les alizés vont s’établir sur toute la course, ça va être magique. Avec mon Pogo 2, je pense mettre 16-17 jours. »

Sébastien Liagre (36e en série) :

« Plein de choses se passent dans la tête, de l’excitation, de l’appréhension, de l’impatience… On se prépare pour ce moment depuis longtemps. J’ai hâte de partir, de me retrouver seul face à l’océan. L’an dernier j’ai mis 13 jours pour aller aux Açores avec mon Mini et cela s’était très bien passé. Cette fois, ce sera encore plus long. »

Source

Aurélie Bargat / Effets Mer

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