Le premier dans quelques heures ….

© François Van Mallenghem

Les estimations se précisent. On ne parle plus en jours… On compte les heures !

L’organisation est en place, les Rouges à leurs postes. Les familles et amis affluent de métropole vers le Marin. Tous s’apprêtent à passer une nuit blanche pour accueillir en héros les premiers quadras au milieu de la nuit : à 2H le premier double, et 7 h plus tard, vers 9 h demain matin, le premier solitaire … (+ 6 H pour la France)

Le premier double semble indétrônable. La flotte se déploie en V dans le sillage de « Thinkanalytic », le A.35 mené train d’enfer par l’équipage franco-suisse, Hervé Chanu et Christophe Peclard, qui est attendu cette nuit à 2 H du matin heure locale (dimanche matin à 8h en France). Il est poursuivi par trois chasseurs qui se relaient à ses trousses depuis des jours, « Nautistock » 239, Victoria 233 et Crew’s Control 226. Tous trois se tiennent en respect à 32 / 38 milles derrière le leader.

L’écart entre les premiers solitaires est encore plus restreint. Moins d’un mille sépare les deux premiers à cette heure, « Swinhoe » -3, le JPK 10.10 de Philippe Vicariot et Festa-15, le SunFast 3200 de J-François Hamon.
Qui franchira la ligne le premier vers 9h heure locale (15 h en France) ? à moins que « Sport Adapté » – 29 d’Alex Peraud, à 15 milles derrière ne vienne leur brûler la politesse .

Pendant ce temps là, un peu en retrait, un solitaire nous propose un cours magistral que nous intitulerons « Aquaculture et Ecologie ».

Laurent Bénibri, solitaire sur Colibri – 21, dont nous connaissions l’humour et les facéties, est aussi (et surtout )pilote d’avion. Il dirige une petite compagnie aérienne de taxi-brousse dans la forêt amazonienne.

Il nous avait passionné par une de ses missions : le dénombrement et l’évolution de la faune marine, dauphins, baleines, requins, près des côtes guyannaises… études qu’il effectue avec des scientifiques en survolant une zone déterminée, pendant 6 heures, toutes les 3 semaines depuis des mois . Passionnant !

Aujourd’hui, il nous révèle une autre facette de ses connaissances et nous ecrit ce mail :

Comme vous l’avez remarqué, nous naviguons depuis quelques jours au milieu d’algues, et plus nous avançons plus la densité de celles-ci augmente. Ce phénomène est observé depuis avril 2011. Ces algues qui sont des Sargasses, vivent habituellement au fond de l’océan et par grande profondeur. Et elles ne se détachent que par petites quantités pour leur reproduction par essaimage. Or, pour la première fois il a été observé par satellite et par avion des “nappes” de Sargasses de plusieurs kilomètres carrées, et celles-ci dérivent depuis dans le courant subéquatorial, en se fractionnant au gré des vents et des tempêtes.

Il n’y a pas d’explications à ce nouveau phénomène, mais les chercheurs …. cherchent!!!

Ecologiquement, elles ne posent pas de problèmes, et ce serait même un bonus environnemental, puisqu’il se crée avec ces algues des minis chaînes alimentaires complètes, comme les DCP, bien connus dans les Caraibes, qui abritent des planctons, petits poissons et mêmes des bébés tortues.

A priori, ces algues ont l’élégance de ne pas se coincer dans nos safrans et dérives, alors pas de soucis.

Bon vent, et bon rush final aux premiers, gardez nous de la bière, on arrive!!!!

C’est cela les Transquadras : Des marins très sérieux qui ne se prennent pas au sérieux !

Source

Agence Gwénola Gallois

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