Eclatement des troupes

© Christophe Breschi

Partis lundi en début d’après-midi de Laredo, les 68 Ministes toujours en course dans la 17e édition de la Transgascogne ont profité d’une petite brise thermique soufflant entre 9 et 11 nœuds pour laisser Laredo dans leur sillage, et entamer tranquillement la manche retour de l’épreuve.

Reste que comme attendu, dans la soirée, le vent a déserté leur zone de course. C’est ainsi dans de tout petits airs erratiques qu’ils ont bataillé la nuit dernière, avant qu’un flux de sud-ouest leur permette de retrouver des couleurs au cours de la matinée. Mais plus que l’accélération des uns et des autres, ce que l’on retiendra surtout de ce mercredi, c’est l’éclatement général de la flotte. Car si cette dernière a navigué en rangs serrés jusqu’au lever du soleil, elle s’est littéralement éparpillée ensuite. « Désormais, elle s’étale sur près de 50 milles en latéral, un peu façon puzzle », note Denis Hugues, le Directeur de course. « Ceux qui sont partis le plus à l’ouest n’ont, pour l’heure, pas plus de vent que les autres. Ils vont, certes, profiter, à un moment, d’un angle plus intéressant que les autres mais leur gain n’est pas forcément évident car le front qui arrive va balayer l’ensemble de la flotte en moins d’une heure. Dès lors, tous les coureurs vont composer avec des vents d’une vingtaine de nœuds. Peut-être plus s’il s’agit d’un front orageux, mais ça, les fichiers ne sont pas capables de le voir », détaille Denis qui prédit donc quelques heures un peu toniques pour les marins, sur la route de la bouée SN-1, la prochaine marque de parcours que les premiers devraient déborder aux alentours de 2 heures, avant de faire route vers les Sables d’Olonne en laissant de l’île d’Yeu dans leur Est. « Ça va aller assez vite pour rejoindre la ligne d’arrivée puisqu’à l’arrière du front, les coureurs vont récupérer un flux de secteur nord-ouest soufflant entre 15 et 20 nœuds, qui va leur permettre de cavaler au portant jusqu’au bout, à de vitesses moyennes à deux chiffres. Dans ce contexte, on peut s’attendre à voir les premiers arriver entre 9 et 11 heures demain matin », a commenté le Directeur de course.

Côté classement, pour l’heure, pas de grosses surprises chez les Proto. Les trois leaders au classement après la première manche, Erwan Le Mené (800 – Rousseau Clôtures), Axel Trehin (945 – Cherche Partenaire) et Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance), bataillent de nouveau pour le podium. C’est, en revanche, un peu différent chez les bateaux de Série où l’avantage est aujourd’hui donné à Hugo Dhallenne (979 – Jade), 3e de la manche aller, devant Félix de Navacelle (916 – Youkounkoun) et Guillaume L’Hostis (868 – Alternative Sailing / Constructions du Belon). Si Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence), le vainqueur du premier acte, est parfaitement dans le match, en 5e position à seulement 2,1 milles du leader, c’est, en revanche, un peu plus compliqué pour Ambrogio Beccaria (943 – Geomag). Deuxième au classement provisoire à moins de sept minutes du premier, l’Italien occupe en ce moment la 32e position, à plus de 25 milles de la tête de meute. Si la route est encore longue avec plus de 170 milles restant à parcourir, cela rajoute forcément un peu de piment à l’ensemble…

Source

Les Sables d'Olonne Vendée Course au Large

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