Plus fiable, plus performant, le trimaran MACIF est remis à l’eau !

© Alexis Courcoux

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Quelques jours à peine après avoir été débarqué du cargo qui le ramenait de Pointe-à-Pitre, mi-janvier, le trimaran MACIF est entré en chantier, où il aura finalement passé près de quatre mois entre les mains expertes de l’équipe technique MACIF. Objectifs : fiabiliser les systèmes qui ont connu des défaillances lors de la Route du Rhum, et optimiser encore les performances du trimaran, qui a retrouvé l’eau ce mercredi.

Fiabiliser, la recette du succès

La fiabilité était donc la priorité du chantier hivernal et, si les résultats des travaux ne sont pas visibles à l’œil nu, ils ont permis de gommer les incertitudes. « Après la Route du Rhum, explique François Gabart, les teams de la classe Ultim’ 32/23 ont partagé les conclusions tirées des diverses avaries rencontrées par chacun. Comme certains avaient connu des casses structurelles, nous avons décidé par exemple de renforcer les bras avants du trimaran MACIF. Et puis, nous avons aussi remplacé les systèmes des appendices, qui ne s’étaient pas révélés suffisamment bons, puisque j’ai perdu un foil sur la Route du Rhum dans des conditions de mer particulièrement éprouvantes pour le bateau. Les systèmes de montée et descente des foils sont désormais plus fiables ».

Considéré comme un des plus solides de la flotte – le trimaran MACIF n’a jamais connu d’avarie majeure depuis sa mise à l’eau en 2013 –, le bateau a encore passé un cap en termes de fiabilité. « Est-ce que nous avons le bateau le plus fiable de la flotte ? Je ne me permettrais pas de juger les autres. En revanche, nous pensons vraiment avoir gagné sur ce point-là, par rapport à la version du trimaran MACIF qui était au départ de la Route du Rhum ».

Optimiser l’assiette

Et puis, il y a ce qui se remarquera au ponton. En tout cas en partie. Pour gagner en performance, le trimaran MACIF a été l’objet de calculs et de retouches assez lourdes, qui ont permis d’optimiser l’assiette du bateau. « On s’est rendu compte, prolonge François Gabart, que c’est très intéressant de pousser le bateau à être un peu plus « sur le nez » ou à plat en mode vol. Pour cela, on a déplacé le centre de gravité du bateau en décalant des éléments de masse non négligeables, comme le moteur par exemple, mais aussi en coupant un bout de l’arrière de la coque centrale. Ça, c’est assez visible et je pense que ça va nous faire gagner en performance de vol ».

Et puisqu’il s’agit de voler, l’équipe technique s’est également penchée sur l’aérodynamisme. Un chantier qui va s’étendre jusqu’aux abords du départ de Brest Atlantiques, le 3 novembre prochain, et qui consistera entre autres à ajouter une bâche aérodynamique à l’avant de MACIF, sur la coque centrale. « Cela doit permettre de limiter les effets de la traînée et de renforcer les effets de plaques sur les voiles d’avant ».

Encore du foil sur la planche

Le trimaran MACIF est encore privé de foil à son tribord pour quelques semaines. En cours de construction, le nouvel appendice sera livré mi-juillet, ce qui n’empêchera pas François Gabart de s’entraîner. « Nous allons entamer deux mois de navigation avec un seul foil, ce qui ne nous empêchera pas de travailler sur divers points. Je vais poursuivre mon aventure en Flying Phantom et courir une ou deux régates en Italie, notamment les championnats d’Europe. Et, une fois que le foil aura été mis à poste, je me concentrerai sur la préparation de Brest Atlantiques avec des navigations en double et notamment la Rolex Fastnet Race, pour un premier rendez-vous en course le 3 août. En parallèle, nous avons également pas mal de rendez-vous de relations publiques avec le groupe Macif », précise le skipper.

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WindReport'

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