1ère journée de rêve pour les Dames de Saint-Tropez

  • © Jean-Louis Chaix
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Sous la houlette de Michèle Urando, le comité de course de la Société Nautique de Saint-Tropez a lancé dès midi ce samedi 4 mai 2019 la première course de la 8ème édition des Dames de Saint-Tropez. Accompagné par un bon vent thermique de sud Est se renforçant dans l’après-midi avec un vent de sud-ouest de plus de 20 nœuds, les douze voiliers en lice et la centaine de femmes à bord de ces voiliers de tradition, ont pu effectuer un parcours au large de Saint-Tropez de 20.4 miles nautiques. Des conditions bien sportives pour ce premier jour de régate avant de se retrouver par la suite lors de la soirée des équipages au Club-House de la SNST. Pour l’heure, c’est l’équipage du plan Fife de 1903 MOONBEAM III barré par Charlotte Franquet qui devance ses adversaires dans le groupe des grands yachts classiques devant l’équipage espagnol sur Yanira de 1954, l’équipage anglais sur Skylark of 1937 et l’équipage d’Hygie de 1930.

Chez les plus petites unités, le voilier Palynodie II de barré par Laurence Desmasures prend la tête du classement provisoire devant Lulu de 1897 et Ratafia de 1962.

Mais rien n’est gagné d’avance car demain, si les conditions demeurent favorables, les voiliers prendront le départ dès 11h devant la Tour du Portalet de Saint-Tropez.

La belle Hygie, ketch de 1930

Première participation pour le voilier Hygie, un voilier Classique restauré dans sa plus pure tradition, et a été construit dans l’Ille-et-Vilaine en 1929 et lancé en 1930. Son nom provient de la déesse de l’antiquité grecque, fille du dieu de la médecine, Asclépios. Correspondant à Salus, de la mythologie romaine, c’était la déesse de la santé, de la propreté et de l’hygiène (mot dérivé de Hygie) et il faut dire que le bateau est entretenu avec soin dans la pure tradition de ces yachts d’exception !

Pour les Dames de Saint-Tropez, le skipper du bateau, Joël Laïd, a laissé la barre à Florence Migraine, une femme aussi zen que téméraire qui a participé par le passé au Paris-Dakar en équipe féminine et qui a également plusieurs expériences en régate. « Du moment qu’il y a un départ et une arrivée, c’est le principal !!! » affirme cette quadragénaire résumant ainsi son état d’esprit ! A bord, quinze femmes et trois hommes ont œuvré sur ce magnifique voilier de plus de 65 tonnes et de 24m hors-tout. Un bateau certes moins taillé pour la régate que son adversaire le plan Fife Moonbeam III mais qui offre une stabilité et un confort extrême et c’est à peine si l’on ressent la houle à bord !

Source

Chloé DE BROUWER

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