Changement d’ambiance pour la deuxième étape !

© Christophe Breschi

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« Après un Warm-up qui a très bien porté son nom, cette deuxième étape s’annonce engagée, on savait que ça allait venir, on y est ! » Au moment de quitter mardi en début d’après-midi le ponton n°8 de Saint-Gilles Croix-de-Vie où sont alignés les 34 Figaro Bénéteau 3 inscrits sur la Sardinha Cup, Yann Eliès, le skipper de Saint-Michel, résumait on ne peut mieux le contexte de la deuxième étape de cette course inaugurale du Championnat de France Elite de course au large.

Après les conditions estivales du Vendée Warm-up, remporté dimanche par le duo Alexis Loison-Frédric Duthil (Région Normandie), la Grande Course n°1, d’une longueur de 408 milles, devrait majoritairement se courir dans du vent fort et de la mer formée, avec une alternance de bords de près et de portant, des transitions à gérer, des heures à la barre sous les gerbes d’eau et pas mal de réglages sur le pont pour s’adapter aux variations prévues du vent, en force et en direction.

« On rentre dans un format de large plus proche d’une étape de Solitaire du Figaro, avec des conditions musclées pour lesquelles ces bateaux sont faits. Il y aura des bascules à jouer, la vie à bord à organiser, je pense que ça va être un exercice complet et qu’on pourra tirer des enseignements à l’arrivée. Les conditions sont en tout cas idéales pour s’étalonner par rapport aux autres bateaux », confie de son côté Fabien Delahaye, co-skipper de Charles Caudrelier sur Le Hub by OC Sport.

Quant à Thomas Rouxel, qui seconde Loïs Berrehar sur Bretagne CMB Performance, il ajoute : « On va commencer au louvoyage dans du vent de nord-ouest et un ciel de traîne, avec des grains probablement assez forts, je pense qu’on va se faire un peu cueillir. Derrière, nous attend une descente de nuit jusqu’à l’estuaire de la Gironde, là encore dans du vent fort et dans de la mer. Il y a un peu d’appréhension parce qu’on n’a jamais rencontré de telles conditions, mais les Figaro Bénéteau 3 sont des bateaux marins et ces conditions ne sont pas non plus exceptionnelles.»

Pas exceptionnelles certes, mais sans doute suffisantes pour effectuer des premiers tris parmi la flotte des 33 Figaro Bénéteau 3 qui se sont élancés mardi à 16h dans une grosse quinzaine de nœuds de nord-ouest et une mer hachée – Hive Energy de Will Harris et Eric Péron n’a pas pris le départ (ce dernier a changé de bateau, remplaçant au pied levé de Cédric Pouligny, victime d’une infection au coude, sur Action contre la Faim). « Ça sera à celui qui ne lâche pas et arrive à imprimer du rythme jusqu’au bout. On va avoir le droit à notre chemin de Compostelle sur le bord entre BXA (la bouée à l’entrée de l’estuaire de la Gironde) et les Glénan dans 25 nœuds au près, chacun aura sa petite croix sur le dos, je pense qu’aux Glénan, le tri sera fait, il restera le haut du panier pour se tirer la bourre sur le retour », poursuit Yann Eliès.

Une chose est certaine : tous avaient visiblement une forte envie d’en découdre dans ces conditions musclées, puisqu’ils en ont été quittes pour un rappel général, une grande partie de la flotte ayant franchi la ligne avant le coup de canon. Le second départ, tribord amure pour les 33 bateaux, a été le bon, avec une lutte entre un gros paquet à gauche de la ligne, emmené par Smurfit Kappa (Tom Dolan-Damian Foxall), Région Normandie (Alexis Loison-Frédéric Duthil), Groupe Royer-Secours Populaire (Anthony Marchand-Paul Meilhat), Hawapi (Benoît Mariette-Clément Bouyssou), Skipper Macif 2019 (Pierre Quiroga-Yoann Richomme), Leyton (Arthur Le Vaillant-Pascal Bidégorry) ou Charal (Jérémie Beyou-Alan Roberts), et les centristes Breizh Cola Equi’Thé (Gildas Mahé-Morgan Lagravière), Bretagne CMB Performance (Loïs Berrehar-Thomas Rouxel) et Espoir (Tom Laperche-Ronan Treussart). Le match était lancé, résultat des courses jeudi…

Paroles de marins :

Alexis Loison (skipper de Région Normandie) :

« Changement de décor, d’ambiance et de format, ça va être sympa, on va avoir de l’eau sur le pont et dans nos cirés, avec un premier bord vers Saint-Nazaire puis un long run sous spi qui va être très rapide. Il y aura moins d’aléatoire que sur le Warm-up couru dans des conditions plus faibles, mais la course au large est un sport complet où il faut être capable d’aller dans toutes les conditions. Là, on va pouvoir voir d’autres voiles que nous n’avons pas utilisées sur la première étape, les bateaux vont planer au portant, ce qui n’était pas le cas sur l’étape d’avant, on va apprendre des choses en vue de la suite du programme. »

Loïck Peyron (skipper de Action Enfance) :

« Le Warm-up portait très bien son nom : conditions estivales et idéales. La deuxième étape va être bien différente, dans du vent, c’est bien aussi. On sera encore en mode découverte, nous sommes encore loin d’être opérationnels, ça demande du travail, je vois bien que cette forme de régate est une vraie spécialité qui n’est pas la mienne. Cette Sardinha Cup est vraiment intéressante, le niveau est exceptionnel et il y a de tout. »

Damian Foxall (co-skipper de Smurfit Kappa) :

« On a le droit à toutes les conditions sur cette Sardinha Cup, avec des petits airs sur la première étape, et là, deux grandes manches qui se préparent. Cette deuxième étape promet de bonnes conditions pour les Figaro Bénéteau 3, on repart à zéro, on va pouvoir décoller avec les foils sous spi, on va voir pour la première fois la flotte en régate dans du vent, ça va être sympa. J’aime bien le format de cette Sardinha, c’est comme une Solitaire du Figaro, mais avec le même port à chaque escale. C’est fun d’être là avec un bateau irlandais, en plus, on n’est pas les seuls étrangers (13 sur 68 marins au départ), la classe s’internationalise. »

Corentin Douguet (skipper de NF Habitat) :

« Cette étape s’annonce beaucoup plus musclée, c’est un bon test en course grandeur nature pour les bateaux, c’est bien de faire ce test en double, ça permettra de pallier plus facilement d’éventuels soucis. De notre côté, on va essayer de corriger le tir après notre première étape ratée en termes de score, on a commencé par une 26e place, on ne peut quasiment faire que mieux. L’étape va être assez sélective, avec des choix de voiles importants, notamment entre grand et petit spi quand on va descendre de Saint-Nazaire vers l’entrée de la Gironde, ça va être riche d’enseignements ».

Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) :

« Il va y avoir encore du match. En termes de conditions, on va avoir du vent relativement fort, changeant en direction et en force, il va falloir s’adapter et ne rien casser, être très vigilant et réactif, mais aussi rester lucide. Personnellement, j’ai un nouvel équipier sur cette course (Thierry Chabagny remplace Charlie Dalin sur la deuxième étape), on va tout découvrir ensemble, c’est un challenge de plus. Mais Thierry a montré en Figaro Bénéteau 2 qu’il était capable de gagner des étapes dans du vent, je pense avoir le bon cheval pour cette étape, je suis content de repartir après un Warm-up en demi-teinte. »

Alberto Bona (skipper de Sebago) :

« Cette étape va changer la donne, ça s’annonce beaucoup plus musclé, il va faire froid, ce sont des conditions dans lesquelles nous n’avons jamais navigué avec Ian (Lipinski, son co-skipper). Nous n’avons pas vraiment de repères, nous avons hâte de voir comment le bateau va se comporter, la course est aussi faite pour ça. Je pense que nous allons avoir des bords de portant amusants, il va y avoir du jeu dans les rotations de vent, ça va être une étape physique et complète. »

Louis Duc (co-skipper de Ma Chance et Moi) :

« Une belle régate nous attend, il va y avoir beaucoup de changements avec pas mal de passages à niveau et une météo assez complexe, parce que ça ne sera pas tout droit tout le temps. Il y aura beaucoup de petits coups à jouer, il faudra être dessus, comme d’habitude sur le circuit Figaro Bénéteau. »

Tanguy Le Turquais (skipper de Quéguiner) :

« Nous nous sommes clairement ratés sur le Warm-Up avec Armand (de Jacquelot, le co-skipper), nous ne nous l’expliquons pas. Là, nous n’avons pas envie de nous louper, si on se loupe encore une fois, ça na va pas être cool du tout. On a envie de montrer ce qu’on est capables de faire sur cette deuxième étape, parce qu’on sait que nous pouvons faire de belles choses. Nous sommes vraiment très motivés et concentrés pour cette fois éviter les erreurs. Avec les conditions musclées attendues, il y aura sans doute moins d’aléatoire, la gestion et la vitesse du bateau vont être plus importantes, ça nous va bien, car avec Armand, on aime bien ça ».

Source

Aline Bourgeois

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 3 avril 2019

Matossé sous: Figaro 3, Monotypie, Sardinha Cup

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