Le panthéon de la Course au Large

© Protected by Copyright

Après la vente expresse des 340 places disponibles dans la flotte IRC en seulement 4 minutes et 37 secondes à l’ouverture des inscriptions le 7 janvier, le Royal Ocean Racing Club, organisateur de la plus grande course au large au monde, présente un avant-goût de la concurrence 2019.

Même si la plus grande majorité de la flotte reste constituée d’inscrits en IRC, essayant aussi bien d’accrocher le titre dans leurs catégories que le classement général de la Fastnet Challenge Cup, l’édition 2019 est marquée par la venue d’un nombre impressionnants de bateaux ‘non IRC’, principalement français. A date, 25 Class40 sont inscrits (plus deux autres en IRC). A noter également la présence de quelques Ultimes, ces maxis trimarans de 100 pieds, les plus grands et plus rapides bateaux de course au large au monde. Le record actuel de la Rolex Fastnet Race a été établi en 2011 par le trimaran de 130 pieds, Banque Populaire V, skippé par Loïck Peyron, en 32 heures et 48 minutes à une vitesse moyenne de 18,5 nœuds. Bien que moins longs, tous les Ultimes de la nouvelle génération sont capables d’améliorer ce temps de référence.

Le nombre d’IMOCA60 inscrits est le plus impressionnant ! Pas moins de 27 d’entre eux seront au départ, ce qui en fait l’un des plus grands rassemblements de ces coureurs au large en dehors de la course pour laquelle ils sont principalement construits : le Vendée Globe, course autour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. De plus, ces IMOCA 60 font l’actualité ces derniers mois, étant retenus comme support pour la prochaine édition de The Ocean Race (ex-Volvo Ocean Race) en 2021-2022. La liste des inscrits compte d’ailleurs un nombre exceptionnellement élevé de navigatrices britanniques, dont Sam Davies sur Initiatives Cœur et Pip Hare, navigatrice passée par le Mini et Class40.

En termes de chiffres incroyables, la flotte IRC devrait à nouveau briller ! À date, le nombre maximal d’inscriptions a été largement dépassé, bien que le nombre exact de concurrents au départ soit dépendant d’autres facteurs, notamment de la nécessité de bien respecter les exigences de qualification à cette épreuve du RORC.

Dans la lutte pour les honneurs en monocoque, le Scallywag 100, skippé par David Witt (de l’équipe ayant participé à la dernière Volvo Ocean Race) devrait rapidement allonger la foulée. Mais il devra faire face à la concurrence du très raffiné Rambler 88 de l’Américain George David, vainqueur en monocoque de la Rolex Fastnet Race 2017, et du CQS de Ludde Ingvall.

De nombreux anciens vainqueurs composeront également la flotte. Le champion en titre de la Rolex Fastnet Race, Didier Gaudoux, sera de retour avec son fidèle JND 39 Lann Ael 2. A l’inverse, Géry Trentesaux, vainqueur en 2015 et vétéran de l’épreuve, revient cette fois avec une plus grande version de son victorieux Courrier Du Leon, le JPK 11.80 Courrier Recommandé. Sachant que les bateaux français ont remporté les trois dernières éditions de la Rolex Fastnet Race, il n’est pas surprenant qu’après le Royaume-Uni, la France occupe la deuxième place des nations les plus représentées au départ : 58 en IRC, plus environ 35 autres en catégories non-IRC.

Les répartitions de classes sont loin d’être décidées pour le moment, mais ce sont bien à l’intérieur de ces classes elles-mêmes que la compétition sera la plus intense, et non pour le classement général. Des groupes de bateaux similaires sont cependant déjà identifiables, prêts à un affrontement exceptionnel sur la course biennale de 605 miles de Cowes à Plymouth via le Phare du Fastnet.

Avant cette domination française, la course avait été remportée à deux reprises (en 2009 et 2011) par Rán II de Niklas Zennström. Les Mini Maxis et les Maxi 72 sont bien représentés cette année encore avec le retour de Rán II, tout comme le Sorcha de Peter Harrison. Ils feront face au Lucky de Bryon Ehrhart (anciennement Bella Mente, le Maxi 72 Champion du Monde Rolex) et l’ancien Maxi 72 Jethou, rallongé, de Sir Peter Ogden.

Les anciens bateaux de la Volvo Ocean Race répondent également présents avec six VO70 attendus au départ, dont le Wizard de David et Peter Askew, vainqueur cette année du RORC Caribbean 600, et les Green Dragon et E1 de Johannes Schwarz, ainsi que deux VO65, dont Team Brunel. Hans Bouscholte, ancien skipper de Brunel Synergy en 1996-1997, sera à bord de Boudragon, anciennement Silk Cut de Lawrie Smith – l’un des cinq VO60 participants.

La bataille la plus intense en IRC aura probablement lieu entre les sept Cookson 50, y compris le plus rapide, l’Américain Ron O’Hanley’s Privateer. Pour exemple, le Chieftain de Ger O’Rourke, a remporté la Rolex Fastnet Race en 2007. Dans cette catégorie, il faudra également surveiller les TP52 – Outsider, Tala et Rockall V ainsi que Teasing Machine, le 54 pieds de Nivelt-Muratet appartenant au Français Eric de Turckheim, vainqueur de la RORC Transatlantic 2017. L’ancien Teasing Machine de de Turckheim, l’A13 vainqueur de la Commodores Cup, est également en lice sous le nom de Phosphorus II de Mark Emerson.

Dans la gamme des 40 pieds, il y a cinq bateaux de type FAST40+ – le Ker 40 Keronimo et Hooligan d’Ed Broadway, plus le HH42 Ino XXX de James Neville, le GP42 Redshift de Ed Fishwick et enfin Rebellion, le Carkeek 40 Mk2 le plus contemporain de Stewart Whitehead.

Le regretté Paul Heys serait fier de la quantité incroyable de J/Boats inscrits. Cela comprend les J/133, le Jivaro d’Yves Grosjean et le Pintia de Corinne Migraine et Gilles Fournier ; les quatre J/105 et quinze J/109, englobant le Red Arrow de la RAF Sailing Association (avec un coefficient IRC de 1.025), au Ju Kyu de Peter Rowe (1.003), via les J/112, J/120 et une flotte majeure de J/122.

Bénéteau est également bien représenté avec treize First 40s sur la ligne de départ et huit autres First 40.7. Cependant, tous les regards seront tournés vers le dernier né de St Gilles Croix de Vie: les Figaro Bénéteau 3, livrés avec leurs foils, aux allures d’IMOCA60. Trois unités sont inscrites, notamment Hive Energy, skippé par Will Harris, et Raw de l’irlandais Conor Fogerty.

De même, après leurs victoires en 2013 et 2015, il y aura une forte participation de JPK, dont neuf 10.10 (identiques au bateau vainqueur en 2013 de Pascal et Alexis Loison) et cinq 10.80 (comme le Courrier Du Leon de Trentesaux ).

Les plus petits bateaux engagés cette année sont les trois Contessa 32, dont Assent, mené par Simon Rogers du clan Rogers basé à Lymington et qui a donné naissance à la gamme.

Jamais, nulle part, vous ne trouverez un tel panthéon de bateaux de course au large rassemblés sur la même épreuve !

Source

Royal Ocean Racing Club

Liens

Informations diverses

Sous le vent