Le Pot-au-Noir dans le rétroviseur, cap au Nord !

© Ugo Fonolla/Volvo Ocean Race

L’hémisphère Nord a réservé un accueil très/trop calme à l’ensemble de la flotte, qui semble à présent sortie du Pot-au-Noir, avec Team Brunel qui en a profité pour s’emparer de la première place au classement.

“C’est officiel, on fonce dans les Alizés, l’eau est de retour sur le pont. 15 à 20 noeuds de vitesse dans 15 à 17 de vent. Il est temps de nous réhabituer à la vie penchée. Nous avons maintenant tout à perdre, avec le reste de la flotte dans notre sillage, tandis qu’on s’élance sur le tapis roulant vers le Nord,” nous écrivait cette nuit Sam Greenfield, Onboard Reporter de Team Brunel.

À 11h00 (heure française) ce matin, Brunel comptait 11 milles d’avance sur Dongfeng Race Team et Turn the Tide on Plastic, qui s’échangent la deuxième place. Les caps sont sensiblement les mêmes, et vont de 302 à 306 degrés NO.

Pour son quatrième passage, la flotte aura eu à faire à un Pot-au-Noir plutôt conciliant, qui l’aura quasi épargné dans sa remontée de l’Atlantique vers Newport. Ce n’est qu’en fin de journée hier, aux alentours de 17h00 que le vent commencait à se faire désirer… puisque pendant quelques heures, les vitesses tombaient à moins d’un noeud.

Ce n’est qu’à la nuit tombée que les vitesses des sept équipages ont repris du poil de la bête ! Elles flirtaient avec les 20 noeuds ce matin… Merci les Alizés du Nord-Est !

Mais maintenant que le Pot-au-Noir est derrière, et que les marins sont de retour dans des contrées plus familières… ces derniers font face à un nouvel élément, lui aussi issu de mère nature, mais se trouvant cette fois-ci à la surface de l’Océan.

“Dans le pot au noir! Il devait être facile à traverser mais ça c’était sur le papier. J’espère que c’est pareil pour le reste de la flotte ! Et puis autre nouveauté : les sargasses. Il y en a partout et c’est que le début” envoyait le navigateur Nicolas Lunven hier soir sur Twitter.

Les Sargasses, ces algues qui tapissent la surface de l’eau et ralentissent considérablement la course des sept Volvo Ocean 65. Elles se prennent en effet dans la quille, les dérives et safrans des bateaux, augmentant leur traînée de manière significative, ce qui impacte directement leurs vitesses. Ils peuvent alors difficilement s’en séparer – la meilleure option, selon Jules Salter, le navigateur de team AkzoNobel, est de s’arrêter et naviguer à reculons pour les libérer.

On imagine que les marins se seraient bien passés de cette nouveauté qui devrait les occuper pendant encore quelques jours…

Source

Volvo Ocean Race

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