Un parcours complet autant que complexe

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    © Christophe Breschi
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    © Christophe Breschi

Ce lundi, à 14h02, la flotte des 14 Class40 de la première édition des 1000 Milles des Sables s’est élancée au large de Port-Olona, suivie, trente minutes plus tard, par les deux Multi50 en lice. Propulsés mollement par un flux de nord nord-ouest soufflant à 6-8 nœuds, tous ont alors mis le cap en direction de Gijón, premier point de passage obligatoire du parcours de 930 milles que leur a réservé la direction de course, avant une remontée sur Wolf Rock puis un retour aux Sables d’Olonne. D’emblée, les favoris ont répondu présent puisqu’à la sortie de la baie, on retrouvait, dans l’ordre, Sam Goodchild (All in for the Rhum), Phil Sharp (Imerys Clean Energy) et Louis Duc (Carac) aux avant-postes. Reste que le jeu ne fait que commencer et que les pièges s’annoncent nombreux sur la route, à commencer par une bascule du vent à négocier au mieux la nuit prochaine, une approche des côtes Asturiennes toujours délicate et une dorsale à traverser lors de la remontée vers les côtes anglaises.

« Les conditions sur l’ensemble du parcours s’annoncent très variées. Voilà qui promet une course intéressante », note Denis Hugues, le Directeur de course de la 1000 Milles des Sables. De fait, le scénario qui se dessine (et se confirme pour les premiers milles de course) devrait laisser peu de répit aux 16 solitaires en lice, chose que confirme Christian Dumard, le météorologue de la course : « Les marins vont conserver du vent de secteur nord-ouest d’une douzaine de nœuds tout l’après-midi avant de le voir mollir dans la soirée à mesure qu’ils vont se rapprocher de la dorsale qui s’étend dans le golfe de Gascogne. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ne vont, a priori, pas être tellement ralentis puisqu’ils vont contourner cette fameuse zone anticyclonique, mais ils vont toutefois devoir d’adapter à la bascule progressive du vent au nord-est ».

Gijón, point clé ?
Si cette première portion du parcours devrait se passer sans trop d’encombre, malgré les petits airs qui obligent les marins à passer du temps à la barre et à rester concentrés sur les réglages, la suivante risque bien d’être un peu plus complexe. En premier lieu, parce que l’atterrissage sur Gijón réserve quasi systématiquement des surprises. « Je me souviens d’une édition de la Transgascogne en Mini 6.50 où je suis resté planté pendant quatre heures, dans la molle, juste devant l’entrée du port », a relaté Aymeric Chappellier, le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui sait que même une confortable avance au large des Asturies peut fondre comme neige au soleil. « Il est très possible qu’à ce stade de la course, on assiste à un nouveau départ », a mentionné Sébastien Marsset (Campings Tohapi). C’est d’autant plus vrai qu’ensuite la fameuse dorsale qui s’étire dans le golfe et leur barre la route vers Wolf Rock risque, elle aussi, de jouer les trouble-fêtes.

Une fin de parcours incertaine
« En remontant vers la Grande-Bretagne, les marins n’auront pas d’autre choix que de la traverser. Dès lors, ils vont devoir composer avec des vents très faibles », note Christian Dumard qui voit là l’une des principales difficultés de la course avant un changement radical de situation. Et pour cause, une fois cet axe de hautes pressions dans les sillages, à mesure qu’ils vont remonter vers le nord, les solitaires vont voir le vent se renforcer considérablement (jusqu’à 30 nœuds dans les rafales) et sans doute rendre un peu rock and roll la fin de la remontée au près vers Land’s End. « L’avantage, c’est que les vitesses vont augmenter. La suite, en revanche, demeure très incertaine », ajoute Christian Dumard qui préfère ne pas faire de plan sur la comète pour les derniers milles, mais qui estime néanmoins l’arrivée des Multi50 dans la nuit de jeudi à vendredi, et celle des premiers Class40 dans la journée de samedi.

Source

Laure Lunven

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Informations diverses

Mis à l'eau le: 23 avril 2018

Matossé sous: 1000 milles des Sables, Class40, Course au Large, Multi50

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